Vaisseau de ligne le Marseillais ou Vengeur du Peuple

Marseillais, (1767-1794), vaisseau de ligne de 74 canons, il fut lancé par l’arsenal de Toulon en 1767. Il fut rebaptisé le Vengeur du Peuple (1794). Il servait dans l’escadre française au combat de Prairial, (28 mai, 1er juin 1794). Il était commandé par le capitaine de vaisseau Renaudin, et finit par se rendre et fut coulé par le vaisseau anglais le Brunswick. Durant la bataille, il essuya le feu de trois vaisseaux anglais et fut littéralement criblé de boulets, faisant eau de toute part et s’enfonçant. S’étant rendu, les embarcations qui furent envoyées à son secours ne purent procéder à l’évacuation des survivants suffisamment rapidement. Il coula avec une partie de son équipage à bord, c’est cet épisode qui donna naissance à la légende des marins du Vengeur refusant de se rendre et sombrant dans l’Océan en chantant La Marseillaise. Il perdit 356 hommes sur 723 hommes d’équipage et 7 membres de son État-major sur 22.

Jean-François RenaudinJean-François Renaudin, né en 1750, au Gua en Charente-Inférieure, il s’enrôla dans la marine marchande, puis dans la Royale, lieutenant (1779), il servit sur la flûte la Dorade et fit 4 campagnes militaires en mer pendant la Guerre d’indépendance d’Amérique (1778-1783), lieutenant en second de vaisseau (1786), lieutenant de vaisseau (1er janvier 1792), capitaine de vaisseau (1er janvier 1793), commandant de la corvette de 20 canons la Perdrix, puis la frégate l’Andromaque, il s’illustra dans un combat contre un vaisseau de ligne et 4 frégates espagnols. Commandant du célèbre vaisseau de ligne Vengeur du Peuple, notamment à la bataille du 13 prairial an II (28 mai-1er juin 1794), bataille navale dont l’enjeu stratégique était le passage d’un grand convoi de blé américain alors que la France révolutionnaire était en partie affamée et dans les difficultés de la guerre sur toutes ses frontières. Le navire livra un combat désespéré contre trois vaisseaux de ligne anglais, puis réussit à se mettre bord à bord avec le Brunswick, les deux vaisseaux se pulvérisant à bout portant de tous leurs canons. Le navire est coulé, il n’y aura que 260 survivants, dont le capitaine Renaudin et son fils de 12 ans, fait prisonniers par les Anglais. La propagande s’empara de ce combat, pour imaginer la fin du navire, l’équipage refusant de se rendre et chantant la Marseillaise en sombrant, aux cris de Vive la Nation et Vive la République. Il fut nommé contre-amiral (octobre), commandant une escadre dans l’Atlantique (octobre 1794-mars 1799), commandant la 3e escadre, sous l’amiral Martin, ses couleurs sur le Jemmapes, il transféra sa division de Brest à Toulon (1795), commandant la 2e escadre de Brest, puis les forces navales de Naples suite à la formation d’une république sœur, la République parthénopéenne (mars-mai 1799), commandant d’armes à Toulon (mai-septembre), inspecteur-général des ports de l’Atlantique (septembre 1799-février 1801). Déjà âgé, il préféra prendre sa retraite et mourut sous l’Empire dans son village natal, le 29 avril 1809.

sehri

Une réflexion sur “Vaisseau de ligne le Marseillais ou Vengeur du Peuple

  1. Ping : Mon Rêve américain – Passadoc

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s