60e régiment d’infanterie Royal-Marine

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Le 60ème régiment d’infanterie ci-devant Royal-Marine :

 

Historique :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison dans l’île d’Oléron[1].

 1792 :

 En janvier, le régiment comptait un effectif de 739 hommes. En mars et avril, il se trouvait à La Rochelle[2].

Historique du 1er bataillon :

 1792 :

 Le 1er bataillon était en garnison le 1er janvier, dans l’Ile de Ré.

 1793 :

 Il est probable qu’une partie du bataillon se trouvait à la bataille de Saint-Vincent Sterlange, le 19 mars (Vendée).

 Un détachement qui semble être du 1er bataillon, se trouvait dans la division des Sables d’Olonnes, le 4 avril. Il était fort de 2 officiers et 40 hommes[3].

 Le 9 juillet, ce même détachement fort de 46 hommes, était toujours dans la division des Sables, sous le commandement du général Boulard, armée des Côtes de la Rochelle.

Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 Il ne semble pas y avoir eu d’embrigadement et d’amalgame pour le 1er bataillon du 60ème d’infanterie, il fut pour ainsi dire anéanti durant les campagnes de l’Ouest.

2ème bataillon :

 1792 :

 Le 2ème bataillon était en garnison le 1er janvier, aux Sables d’Olonne[4]. Le 2ème bataillon fut embarqué au mois de juillet, à la Rochelle, pour rejoindre l’armée de Saint-Domingue.

 1794 :

 Il revint en France et débarqua à Lorient, le 22 septembre 1794.

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 Néant.

 2ème formation :

 Le 18 août 1797, à Coblentz, les restes du 2ème bataillon du 60ème régiment furent versés dans les rangs de la 23ème demi-brigade de ligne avec le 3ème bataillon de la 176ème demi-brigade de bataille.

Portraits :

 Boulard, fils d’un banquier de la capitale né en 1746. Il commença une carrière militaire comme enseigne au régiment d’infanterie de Périgord (1762). Sous-lieutenant la même année, chargé de la caisse du régiment (1766), sous-aide-major (1768), aide-major (1775) et capitaine la même année. Major du régiment ci-devant Royal-Marine (1782), chevalier de Saint-Louis (1783). Son ascension fut très lente, mais la révolution lui donna sa chance. Colonel (novembre 1791). Il arriva en Vendée avec le général Marcé comme colonel du 60ème régiment d’infanterie et assista à la déroute de Saint-Vincent Sterlange. Les soldats l’élurent général à la place de Marcé bientôt mis en accusation. Nommé général de brigade par les représentants du Peuple, il commanda la division des Sables d’Olonne. Il s’empara de la Mothe-Achard et battit Charette (22 avril 1793) à Challans où il entra le jour même. Il battit encore Joly au combat de Beaulieu (29 avril) et mena une chasse active des révoltés du Marais. Dégoutté par les manœuvres politiques des généraux patriotes et de leur incompétence, il donna sa démission le 30 juillet, elle fut acceptée. Il cessa ses fonctions le 14 août. Il mourut à La Rochelle, le 29 novembre 1793. Excellent officier, il avait déclaré, qu’il ne faudrait pas moins de 30 000 hommes de bonnes troupes pour avoir raison de la rébellion.

Jean-Isaïe Ribeyre, né à Sedan le 25 juin 1735, il entra au service comme soldat (25 juin 1751) dans le régiment ci-devant Royal-Marine, 60ème d’infanterie en 1791. Il se trouva au 1er siège de Mahon à Minorque (1756) et passa sergent (29 mai). Il passa en Amérique de 1763 à 1768 et il fut nommé fourrier (1er septembre 1765) puis porte-drapeau (19 septembre 1768). Il passa en Corse et au mois de novembre poursuivit avec 45 soldats une bande de brigands qui avait attaqué un convoi du trésor, mit hors de combat un homme et en fit prisonnier un autre. Passé quartier-maître (1er décembre 1770), puis sous-lieutenant de grenadiers (30 avril 1773), lieutenant en second (18 décembre 1777), lieutenant en 1er (13 septembre 1785), il fut fait chevalier de Saint-Louis (17 février 1788). Il se trouvait à Grenoble le 7 juin, lorsque le poste à la porte des Trois-Cloîtres qu’il commandait fut attaqué par des émeutiers. Il parvînt à maîtriser la foule et à l’empêcher de mettre le feu au magasin aux poudres et sauva également la femme du commissaire des guerres Teyssère que la populace dans sa fureur voulait tuer. Il fut nommé capitaine (15 septembre 1791) et demanda le 12 juillet 1792 à partir pour l’armée du Rhin. Le 9 septembre suivant, il organisa le 2ème bataillon du 1er régiment de grenadiers à l’armée du Bas-Rhin et le commanda sans recevoir d’appointements jusqu’au 4 janvier 1793. A cette date, il fut contraint de rentrer en France suite à une chute qu’il fît en plaçant des grand’gardes la nuit. Quoique boiteux, il reprit son service et devînt chef de bataillon (25 octobre), puis chef de la 119ème demi-brigade de bataille (21 mars 1795), et chef de brigade à la 28ème demi-brigade de ligne (23 août 1797). Il fut mis à la retraite le 12 septembre suivant.

 

Document : transmis par Jérôme Croyet

 

Militaires décédés à l’hôpital militaire des Sables d’Olonnes, Vendée :

18 novembre 1791, LABARTHE Jean dit sans-chagrin, décédé à l’hôpital étant appointé au 60ème régiment, compagnie de Saint-Hilaire, natif de BIGNETTE, juridiction de PAU province de Béarn, âgé de 36 ans.

3 pluviôse An II, BARBE Jean, caporal au 60ème régiment, compagnie Mondins, natif de Mazel-d’Azil dans le comté de Foix, est décédé le 1er pluviôse.

Article de Laurent B. et Jérôme Croyet

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[1] Journal Militaire de 1790.

[2] Journal Militaire de 1792.

[3] Chassin, Etudes documentaires sur la Révolution Française, La Vendée Patriote, tome 1.

[4] Journal Militaire de 1792.