40e régiment d’infanterie Soissonnais

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Le 40ème régiment d’infanterie ci-devant Soissonnais :

 

Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, le régiment en entier était en garnison à Montélimar.

 1791 :

 En décembre, tous les officiers du régiment sauf cinq, émigrèrent et s’enfuirent de Grenoble où cantonnait le régiment pour se rendre en Savoie.

 1792 :

 Le régiment était en garnison à Grenoble en janvier, effectif de 1 083 hommes[1]. En mars, il s’y trouvait encore ainsi qu’au Fort-Barraux.

Historique du 1er bataillon :

 1793 :

 Le 30 octobre, le 1er bataillon se trouvait à l’armée du Rhin, aile droite, division du général Michaud[2]. Le bataillon fut fait prisonnier lors de la capitulation du fort Vauban, le 16 novembre.

 Historique du 2ème bataillon :

 1792 :

 En 1792, le 2ème bataillon était à Longwy.

 1793-1794 :

 Il servit ensuite dans l’armée de Moselle sous Hoche de 1793 à 1794. Il se distingua au combat de la rivière Lauter.

Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 80ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme[3] à Longwy, le 2 mai 1794. Sa formation comprenait le 2ème bataillon du 40ème, le 1er de la Haute-Saône et le 3ème du Haut-Rhin.

 2ème formation :

 Le 5 avril 1796, la 80ème de bataille devint en seconde formation la 83ème demi-brigade de ligne de l’armée de Sambre et Meuse. Sa 3ème compagnie de grenadiers fut incorporée à l’armée d’Italie, dans la 32ème demi-brigade de ligne.

Colonels :

Jean-Jacques-François-Barthélémy De Lafont, en mars 1792.

Jacques-Grégoire-Louis Brobecque, en mai 1792.

Felix-Antoine Duportal, en mars 1793.

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Brevet du sergent-major Terrier du 40ème régiment d’infanterie en 1791, transmis par Jérôme Croyet

 

Portraits :

 

Christophe Hervé, né à Fouilletourte, commune de Cérans dans la Sarthe le 15 avril 1768. Soldat au 79ème d’infanterie (17 octobre 1785), soldat au 40ème d’infanterie (9 octobre 1786). Caporal (février 1788), fourrier (1er mai 1789), congédié (11 janvier 1791). Volontaire au 5ème bataillon de l’Yonne (8 septembre 1792). Sous-lieutenant (25 octobre), lieutenant (25 septembre 1793), capitaine (1er ventôse An III). Passa aux dragons à pied de la Garde impériale (5 novembre 1806). Chef de bataillon au 108ème de ligne (22 janvier 1807). Major en second du 30ème de ligne (22 juin 1811). Major en premier au 110ème d’infanterie (10 avril 1813), colonel du 69ème régiment d’infanterie de ligne (22 décembre). Retraité (20 mars 1815). Armée de réserve et armée du Nord en 1792 et 1793. Armée du Nord et de Sambre et Meuse entre 1794 et 1797. Armée d’Allemagne puis de Mayence (1798), armée du Danube puis d’Helvétie (1799). Armée d’Helvétie puis d’Italie (1800 et 1801). Servit sur le Scipion en 1804 et 1805. A la Grande-Armée en 1806 et 1807 puis en 1809. Fit la campagne de Russie (1812) et la campagne de France (1814). Blessé d’un coup de feu au flanc et au bras gauche au combat d’Audeffingen. Chevalier de la Légion d’honneur (1804) et officier de l’Ordre le 12 octobre 1812 à Moscou.

Article de Laurent B.

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[1] Journal Militaire de 1792.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafziger, 30 octobre 1793.

[3] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.