10e régiment de chasseurs à cheval Bretagne

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Le 10ème régiment de chasseurs à cheval ci-devant Bretagne :

 

Historique :

1792 :

Deux escadrons partirent d’Orange le 18 février, pour rejoindre les deux escadrons présents à Lyon. Arrivé le 26, le régiment au complet se mit en route pour Besançon qu’il atteignit le 7 mars. Il comprenait alors un effectif de 611 hommes pour 77 manquants. Il quitta cette position quelques jours après pour se rendre à Brumpt. Un détachement était à l’armée du Rhin.

1793 :

Ce détachement participa à l’héroïque défense de la ville de Mayence et il fut englobé lors de la capitulation dans la promesse de ne pas servir contre les coalisés avant une année. Il fut envoyé en Vendée. Le 30 octobre, le régiment se trouvait à l’armée du Rhin, avant-garde, division du général Loubat[1]. Le 17 décembre, le régiment se trouvait toujours dans cette armée, division du général Michaud[2].

1795 :

Il fut formé deux colonnes de renforts pour l’armée d’Italie fin juillet, la première constituée de la 170e demi-brigade de bataille (1 204 hommes), de la 152e demi-brigade de bataille et du 10e régiment de chasseurs à cheval[3]. Le 31 juillet, elle prit la route des Alpes avec les renforts et arriva le 7 août à Belfort passant sous les ordres du général Jaucourt envoyé par le ministre de la Guerre. Le 10 août, elle se trouvait à Besançon, puis passa à Bourg-en-Bresse avant de se trouver stoppée par un contrordre des représentants du Peuple Rivaud, Rewebel et Merlin les Coalisés menaçant dangereusement de vouloir forcer le passage du Rhin. Des protestations énergiques du général Kellermann et une lettre au Comité de Salut Public décidèrent finalement la remise en marche de la première colonne où se trouvait la 152e de bataille. Le 29 août, la brigade Jaucourt arriva à Grenoble sur les arrières immédiats de l’armée des Alpes et fut passée en revue par le général Pellapra. La marche avait fatiguée les troupes notamment en cause des chaleurs excessives et les hommes étaient dans un dénuement profond, sans chaussure, l’habillement déficient ou en lambeaux, l’armement seul étant en bon état. Ils furent pourvus de ce qui était disponible dans les entrepôts notamment du matériel de campement et des mulets de bât, indispensables dans les Alpes. Les renforts furent ensuite dirigés vers le camp de Tournoux[4].

1796 : [5]

Le 10ème de chasseurs à cheval servit ensuite à l’armée d’Italie et entra en campagne le 23 avril. Il était à Ceva le 26 avril, passa le Tanaro, gagna Bra, Alba, Nizza, Basco, Tortone, Voghera, Castel-San-Giovanni et arriva le 7 mai sous les murs de Plaisance. Le jour même une reconnaissance s’empara d’une flottille autrichienne constituée par ses ambulances et toute sa pharmacie. Le 8 mai, le 1er escadron du capitaine Guiller chargea les Autrichiens à Pizzighetone et les mit en désordre. Le 10 mai, une partie du régiment servit à la bataille de Lodi où s’illustra le capitaine Jacquain et le chef d’escadron Ordener. Ce dernier avec 300 chevaux se jeta dans Lodi, prit un canon, passa l’Adda à gué, l’infanterie traversant le pont, il tomba sur les Autrichiens à revers, enleva un autre canon, poursuivit les Autrichiens et atteignit Crema le lendemain. Il força les redoutes défendant la position et fit prisonnière la garnison. Le 4ème escadron du capitaine Flamman avait chassé l’ennemi de Crémone avant de revenir à Pizzighitone et de rejoindre le régiment.

Le 24 mai, le régiment constitua l’avant-garde de la cavalerie commandée par le général Kilmaine. Il atteignit Sorezino, Brescia par le pont de Saint-Marc et s’avança le 28 mai sur Desenzano. Le 30 mai, 90 chasseurs à cheval marchèrent sur Borghetto. Le régiment fut félicité par le général en chef pour sa conduite. Le 31 mai, le 10ème de chasseurs se lança à la poursuite de l’ennemi en direction de Rivoli, lui enlevant encore une quarantaine de prisonniers. Le 2 juin, il se dirigea sur Goïto, le 3 un détachement de 150 hommes entra dans Vérone et le 4 juin, le régiment se réunit à Roverbella et se porta sur Mantoue. Il enleva le faubourg de Saint-Georges et fit 30 nouveaux prisonniers. Le 5, il revint à Roverbella, où il resta au repos jusqu’au 15 juin.

Il se mit en route pour Rivalta, puis San-Benedetto, La Mirandole et arriva à Bologne le 19 juin. Il repartit de cette ville, le 29, se rendit à Faenza, Forli où il séjourna un moment. Le 10 juillet, le régiment fut appelé sur l’Adige, il quitta la Romagne, se dirigea sur Porto-Legnago où il séjourna jusqu’au 30 juillet. Le 31, le 10ème de chasseurs à cheval se porta à Lonato puis marcha le 1er août sur Brescia. Il servit ensuite à la bataille de Castiglione. Il chargea, culbuta les Autrichiens et les poursuivit une heure durant, le régiment n’eut à souffrir que quelques blessés (3 officiers et 12 chasseurs), puis garda le champ de bataille le 4 et assista à l’affaire de Solferino le 5 août. Il se rendit ensuite à Vérone, où il resta en garnison jusqu’au 4 septembre. Il se mit en marche pour Roveredo où il prit part à la bataille qui fut livrée devant la ville, gagna Trente, Borgo et arriva le 7 septembre devant Primolano. Là encore les Autrichiens furent battus et s’enfuirent, le 10ème de chasseurs se jeta sur eux, les enfonça et fit de nombreux prisonniers.

Le 8 septembre, les Autrichiens furent de nouveau vaincus à Carponeto et poursuivis par le régiment jusqu’à Citadella. Le 9, il marcha sur Vicence, chassa les Autrichiens de cette ville, puis revint sur Mantoue. Le 11 septembre, le 10ème de chasseurs à cheval, passa l’Adige à Ronco, joignit les Autrichiens à Roveredo où il les enfonça à nouveau. Le 15, il servit à la bataille de Saint-Georges où il fit prisonniers 30 hussards montés. Après quelque repos, il fut envoyé à Roverbella, gagna ensuite Vérone, Montebello, Vicence, Bassano, Castelfranco et déboucha le 4 novembre sur la Brenta. Il arriva au moment où les Autrichiens venaient de s’emparer de deux canons. Les canons furent repris par une charge du régiment où il perdit deux tués et huit blessés.

Le 6 novembre, le 10ème de chasseurs à cheval se mit en retraite, se replia sur Vicence, Villanova, Vérone où il entra le 14 novembre. Il en repartit le 16 à dix heures du soir, et s’établit au passage de Ronco le 17 novembre. Il y fut rejoint le lendemain par la division Masséna, et assista à l’affaire du 19. Lors de ces journées, qui couronnèrent la victoire d’Arcole, le régiment fit de nombreux prisonniers puis entra à Vérone où il se reposa jusqu’au 13 décembre. Il se déplaça à Povigiano et cantonna jusqu’au 10 janvier 1797 dans ce lieu.

1797 : [6]

A la suite de l’offensive autrichienne, le régiment rentra dans Vérone le 11 janvier, et rencontra les Autrichiens le lendemain. Il les battit, leur enleva 700 prisonniers et trois canons. Il continua sa marche en avant, arriva à Porto-Legnago puis San-Bartholomeo, Anghiari, Castellar, Villafranca et Roverbella qu’il atteignit le 15 janvier. Le lendemain, il contribua à la victoire finale sur la colonne de Provera sous les murs de Mantoue, ne perdant aucun homme, puis regagna Roverbella, pour rejoindre ensuite Povigiano, Vérone, Vicence et Bassano. Le 27 janvier, un détachement de 50 hommes, s’engagea en reconnaissance dans les gorges de la Brenta et rafla encore 800 prisonniers. Il prit ensuite ses quartiers d’hiver et l’armée attendit la fonte des neiges.

C’est le 2 mars, que les opérations reprirent, trois escadrons sous les ordres d’Ordener, se dirigèrent sur la route de Feltre, le 4ème sur Borgo. Les deux détachements atteignirent l’ennemi, le 1er ne put entamer la colonne autrichienne, mais le 4ème escadron eut plus de succès, il s’empara d’un convoi de vivres et de deux canons munis de leurs attelages, puis resta à nouveau paisible au cantonnement. Il se remit en marche et attaqua le village de Mean, puis arriva le 13 mars sur la Piave. Masséna dirigea le passage du fleuve, et Ordener à la tête de 100 hommes se mit en marche suivit en 2ème ligne du reste du régiment. Le 10ème de chasseurs contribua à la victoire, ayant passé le fleuve, chargea à revers les Autrichiens lui faisant de nombreuses pertes et lui prenant beaucoup de prisonniers.

Le 14 mars, il arriva à Bellune, puis traversa Serravale, Pordenone, Spillemberg et passa le Tagliamento le 18 à Osopo, où il découvrit d’importants magasins de vivres et de fourrages. Le 19 mars, l’avant-garde formée de deux demi-brigades et d’une centaine de chasseurs du régiment, marcha au pont de Peraria qui fut occupé en force par les Autrichiens. Les tirailleurs français abordèrent la position de plusieurs endroits, les Autrichiens après une belle résistance fléchirent et les chasseurs à cheval s’élancèrent à leur poursuite, passèrent sur le pont, tombèrent sur les Autrichiens dont ils traversèrent de part en part la colonne, en les sabrant jusqu’à la reddition. Le 23 mars, toutefois, les Autrichiens tentèrent une action, se portèrent en avant et surprirent les Français à Tarvis et Pontefella où se trouvèrent des avant-postes du 10ème régiment de chasseurs. Les chasseurs se défendirent, mais le nombre était contre eux, un détachement dut mettre bas les armes, les autres s’échappèrent et rejoignirent le gros de l’armée. Le régiment perdit 57 hommes hors de combat, trois officiers prisonniers et une centaine de chevaux avec leurs hommes.

Les Français ne tardèrent pas à réagir, Masséna et Brune ordonnèrent une attaque, un détachement du 10ème de chasseurs attaqua Saunitz où les Autrichiens gardaient une position. Le combat fut chaud, chasseurs furent d’abord repoussés, la 1ère ligne française céda, mais la 2ème ligne emporta la décision. Le 10ème de chasseurs à cheval chargea et acheva la victoire en semant le désordre dans les rangs ennemis. Le 29 mars, le régiment servit encore à Klagenfurt, les Autrichiens envoyèrent un parlementaire que Masséna renvoya sans l’avoir écouté. L’infanterie commença de se déployer pour l’attaque, le 10ème de chasseurs déploya une cinquantaine d’hommes. Les Autrichiens ne demandèrent par leur reste, ils commencèrent leur repli, bientôt poursuivis par le régiment. Mais le détachement tomba nez-à-nez avec 200 hussards de Toscane qui les attendaient en bataille. Le renfort d’un piquet du 3ème régiment de dragons permit d’enfoncer cette arrière-garde, mais l’infanterie autrichienne s’avança, contraignant les chasseurs et les dragons à se replier. Le général Leclerc, les rallia en arrière, les reforma et conduisit une nouvelle charge. L’ennemi n’insista pas, laissa sur le terrain deux canons avec leurs attelages et beaucoup de prisonniers. Le reste de la colonne autrichienne fut prise de flanc par le chef de brigade Ordener et complètement faite prisonnière. Klagenfurt ouvrit ses portes, à la nuit, une pluie battante terminant le combat. Les Autrichiens se replièrent sur Saint-Weit.

Le 1er avril, le 10ème de chasseurs à cheval, continua son avance, atteignit Freisack où il attaqua les avant-postes ennemis sous les murs de la ville. L’ennemi fut poussé jusqu’à l’entrée d’une gorge étroite défendue par huit bataillons de grenadiers arrivés de l’armée autrichienne du Rhin. Accueilli par une terrible fusillade, le régiment fut rejeté dans un chemin creux. La fusillade s’intensifia, le régiment menaçant de se disloquer, Ordener lui-même, se porta en avant, fit halte à l’entrée du pont et soutenu par quelques chasseurs arrêta assez longtemps l’ennemi pour permettre à l’infanterie d’arriver. Le régiment perdit 13 hommes hors de combat, 10 chevaux tués et 15 blessés. La campagne touchant toutefois à sa fin, les autrichiens étant aux abois, le 2 avril, le régiment se mit en marche pour Neumarkt, chassa l’ennemi de cette ville, fit des prisonniers, enleva huit chevaux, perdant lui-même quatre hommes et cinq chevaux tués ou blessés. Le 3, il était à Undsmark, le 5, il entra dans Judenbourg, puis le 18 à Bruch où il reçut la nouvelle des préliminaires de Leoben qui mirent fin à la campagne.

Chefs de brigade[7] :

Au 9 novembre 1799 : chef de brigade Michel Ordener,

En juillet 1800 : chef de brigade Auguste Colbert

Notes sur les officiers et faits d’armes :

 

Chef de brigade Leclerc se distingua le 30 mai 1796 à la bataille de Borghetto où avec 90 chasseurs :

« il aperçoit une longue ligne de cavalerie. Quoique monté sur un cheval déjà atteint d’une balle, il la charge et la met en déroute. Vainement elle veut faire halte, vainement elle cherche à se rallier. Leclerc ne lui donne pas le temps de revenir de son effroi. Il la presse, il lui prend une pièce attelée de 6 chevaux, et la refoule en désordre de l’autre côté du Mincio. Il ne s’en tient pas là : après avoir chassé l’ennemi de Vallegio, il dispose une embuscade à l’entrée du village, et ne jette en avant qu’un petit nombre d’hommes. Les autrichiens donnent dans le piège. L’action recommence, et leur est encore fatale. Rompus comme la première fois, ils vont se réunir à une masse de 3 000 chevaux qui avait le parc derrière elle. Leclerc continue l’attaque. Des piquets de dragons et de hussards qui viennent de le joindre portent ses forces à 800 hommes. Il aborde l’ennemi, lui enlève 500 chevaux, s’empare même du parc, et, chose singulière, il n’a dans cette belle rencontre que 9 morts, 7 blessés et 5 prisonniers. Officiers et soldats chargeaient d’élan, les maréchaux des Logis Lemaire et Colin enlevèrent une pièce de canon sur les hauteurs de Borghetto. Le sous-officier Dumai traversa une peloton ennemi, et enlevait un officier, lorsque qu’il fut lui-même obligé de rendre les armes ».

 

Chef d’escadron Ordener, s’illustra à la bataille de Lodi, le 10 mai 1796. Il fut nommé chef de brigade début janvier 1797, et commanda dès lors le régiment. Il s’illustra en de nombreuses autres occasions, notamment au combat de Freisack, le 1er avril 1797, puis à celui de Judenbourg, le 5 avril où :

« un détachement de 50 hommes pénètrent dans la ville, mais il est vivement ramené, le chef de brigade Ordener survient, avec un trompette, un ordonnance et un adjudant. Il se range sur le pont avec ses trois hommes, en rallie encore trois autres, et contient l’ennemi, le régiment dont la marche avait été ralentie pour une suite d’abattis et de défilés débouche, joint les Autrichiens, les bat, et leur prend 30 hussards montés ».

 

Chef d’escadron Lagenière, il entra dans Vérone, le 3 juin 1796, à la tête d’un détachement de 150 Chasseurs à cheval du régiment. Il fut blessé le 3 août, à la bataille de Castiglione.

Chef d’escadron Depré, il commanda la 2ème ligne au combat du passage de la Piave.

Capitaine Dupré, il commanda le régiment en l’absence du chef de brigade au moment de la bataille d’Arcole et du combat du passage de Ronco, le 19 novembre 1796. Il fut nommé suite à ces combats, chef de brigade.

Capitaine Guiller, commandant du 1er escadron du régiment, il s’illustra le 7 mai 1796, lors d’une reconnaissance où  :

« chargé de reconnaître les abords du fleuve, ne tarda pas à apercevoir une flottille qui descendait le Pô sous l’escorte de 5 à 600 hommes. Il s’avança à sa rencontre, et la somma d’amener. N’obtenant qu’une réponse évasive, il laisse une partie de son détachement en observation, jette l’autre sur des bateaux qui se trouvent sur le rivage, aborde le convoi et l’enlève, c’était l’ambulance de l’armée autrichienne et toute sa pharmacie ».

Il s’illustra le lendemain, avec son escadron où il attaqua les Autrichiens à Pizzighitone et les mit en désordre.

Capitaine Jacquain, il s’illustra à la bataille de Lodi, le 10 mai 1796 où :

« à son tour la capitaine Jacquain joint les ennemis le 10 à Lodi, il les aborde, et les bat après une action des plus vives qui lui coûte quatre morts et trois blessés, l’un de ceux-ci, le chasseur Geoffroy est chargé à lui seul de sept coups de sabre, dont un à la main droite qui lui a emporté deux doigts ».

 

Capitaine Flamman, commandant le 4ème escadron.

Capitaine Rappin, il s’illustra le 1er août 1796 à Montechiaro où : « 175 hommes sous son commandement, s’avancent sur Montechiaro, rencontrent les Autrichiens et les mettent en fuite ».

Capitaine Coussaud, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où :

« il s’élance sur Saunitz, et le trouvant plein d’infanterie, il le tourne. Un escadron de cavalerie ennemie plie à son approche, et les troupes qui occupent le village sont obligées de mettre bas les armes, le reste de la première ligne vivement pressés par les colonnes qu’il a en tête, se retire avec ordre de se reformer en avant de Tarvis, mais le feu s’ouvre à nouveau, et devient terrible. Le détachement du 10ème de chasseurs à cheval charge en fourrageurs, mais vivement attaqué lui-même, il est obligé de plier. Le centre s’ébranle alors, la 2ème ligne, appuyée par le régiment s’avance au pas de charge, la droite et la gauche emportées par ce mouvement, essuient comme elle, un feu terrible sans tirer. Les troupes autrichiennes déconcertées, fléchissent et n’en sont que plus vivement pressés, le 10ème se répand comme un torrent au milieu de leurs colonnes, il les sabre, les désorganise, en un instant le champ de bataille est couvert de morts et de blessés. Tous les chasseurs font preuve de fermeté et d’audace dans cette action mémorable, mais le sous-lieutenant Wenibourg, le brigadier Guepe, le maréchal des logis Dumai, les chasseurs Wolfer, Simon, Peigne, Guenot, Camet se signalent entre tous ».

 

Sous-lieutenant Falguère, il s’illustra le 4 juillet 1796 à la tête d’un détachement de 25 hommes où :

« il marche sur Lugo, où il va arrêter un imprimeur qui a publié des écrits séditieux. Les paysans viennent à sa rencontre : le tocsin sonne, en un instant tout le pays est sous les armes. Les chasseurs n’en poussent pas moins en avant, ils s’avancent à travers la fusillade, et se trouvent bientôt dans un réseau de feux. L’insurrection est réprimée, toute rentre dans l’ordre ».

 

Sous-lieutenant Clerger, il s’illustra le 31 juillet 1796, à l’attaque de Lonato, où « à la tête de 20 hommes, il prend une compagnie de grenadiers autrichiens retranchée dans une grange ».

Sous-lieutenant Sorguès, il fut blessé le 3 août à la bataille de Castiglione.

Sous-lieutenant Wenbourg, il fut blessé le 3 août à la bataille de Castiglione. Il s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où « il rallie un peloton en désordre, et lui imprime un élan que les dragons blancs ne peuvent soutenir ».

Sous-lieutenant Sidor, s’illustra au combat de Ronco, passage de l’Adige, le 19 novembre 1796, où « un détachement de 50 hommes, sous son commandement, contribue à faire à l’ennemi près de 900 prisonniers ».

 

Sous-lieutenant Sedot, il fut fait prisonnier le 23 mars sur le Tarvis où :

« il commandait un avant-poste, et fit de vains efforts pour échapper à sa destinée. Il fut accablé par le nombre, obligé de se rendre et reçut plusieurs coups de sabre même après s’être constitué prisonnier, exaspéré par ce traitement cruel, il recueillit ses forces et s’échappa ».

 

Maréchal des logis Lemaire, s’illustra lors d’une reconnaissance sur la route de Desenzano, le 28 mai où « son détachement de 25 hommes se trouva tout-à-coup en face de 200 hussards autrichiens. Il les attaqua sans compter, leur tua 9 hommes, et les poussa de Lonato à Desenzano, enleva ce poste et le défendit jusqu’à l’arrivée du régiment ». Il s’illustra encore le 30 mai 1796, à la bataille de Borghetto.

Maréchal des logis Colin, s’illustre à la bataille de Borghetto, le 30 mai 1796.

Maréchal des logis Goujard, s’illustra le 7 septembre 1796, à la bataille de Primolano où :

« le maréchal des logis Goujard, le chasseurs Leblanc, le trompette Rousseau, gagnant la tête de la colonne, se précipitent sur l’officier qui commandait la colonne autrichienne et le forcent à mettre bas les armes ».

 

Maréchal des logis Klaine, s’illustra le 4 novembre sur la Brenta où :

« le régiment charge les Autrichiens, et donne à l’infanterie le temps de se rallier, le maréchal des logis Klaine imprime l’impulsion, une foule de braves, rivalisant de courage avec lui, tombent sur l’artillerie enlevée et la reprennent ».

 

Brigadier Corbier, s’illustra le 19 mars 1797, au combat du pont de Peraria où :

« Les chasseurs Hebedinger, Legros, Furemann, le trompette Fargues, le brigadier Corbier, traversent la colonne autrichienne, se jettent sur l’officier qui la commande, et le forcent à faire mettre bas les armes à sa troupe. Apercevant alors le général ennemi qui s’éloigne en toute hâte, ils s’élancent sur sa trace, son escorte est ferme, nombreuse, il leur échappe, mais, tout effrayé de la tentative, il presse la retraite, et n’arrête pas qu’il ne soit à Villach ».

 

Brigadier Guepe, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où :

« démonté par un coup de feu, il saisit un fusil d’infanterie, abat un cavalier autrichien, se jette sur son cheval et continue de combattre ».

 

Sous-officier Dumai, fut fait prisonnier à la bataille de Borghetto, le 30 mai 1796. Il fut libéré et passa maréchal des logis. Il s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où :

« Le détachement du capitaine Coussaud s’élance sur Saunitz, et le trouvant plein d’infanterie, il le tourne. Un escadron de cavalerie ennemie plie à son approche, et les troupes qui occupent le village sont obligées de mettre bas les armes, le reste de la première ligne vivement pressés par les colonnes qu’il a en tête, se retire avec ordre de se reformer en avant de Tarvis, mais le feu s’ouvre à nouveau, et devient terrible. Le détachement du 10ème de chasseurs à cheval charge en fourrageurs, mais vivement attaqué lui-même, il est obligé de plier. Le centre s’ébranle alors, la 2ème ligne, appuyée par le régiment s’avance au pas de charge, la droite et la gauche emportées par ce mouvement, essuient comme elle, un feu terrible sans tirer. Les troupes autrichiennes déconcertées, fléchissent et n’en sont que plus vivement pressés, le 10ème se répand comme un torrent au milieu de leurs colonnes, il les sabre, les désorganise, en un instant le champ de bataille est couvert de morts et de blessés. Tous les chasseurs font preuve de fermeté et d’audace dans cette action mémorable, mais le sous-lieutenant Wenibourg, le brigadier Guepe, le maréchal des logis Dumai, les chasseurs Wolfer, Simon, Peigne, Guenot, Camet se signalent entre tous ».

 

Trompette Rousseau, s’illustra le 7 septembre 1796, à la bataille de Primolano où :

« le maréchal des logis Goujard, le chasseurs Leblanc, le trompette Rousseau, gagnant la tête de la colonne, se précipitent sur l’officier qui commandait la colonne autrichienne et le forcent à mettre bas les armes ».

 

Trompette Fargues, s’illustra le 19 mars 1797, au combat du pont de Peraria où :

« Les chasseurs Hebedinger, Legros, Furemann, le trompette Fargues, le brigadier Corbier, traversent la colonne autrichienne, se jettent sur l’officier qui la commande, et le forcent à faire mettre bas les armes à sa troupe. Apercevant alors le général ennemi qui s’éloigne en toute hâte, ils s’élancent sur sa trace, son escorte est ferme, nombreuse, il leur échappe, mais, tout effrayé de la tentative, il presse la retraite, et n’arrête pas qu’il ne soit à Villach ».

 

Chasseur Geoffroy, il fut blessé de sept coups de sabre à la bataille de Lodi, dont l’un lui emporta deux doigts.

Chasseur Leblanc, s’illustra le 7 septembre 1796, à la bataille de Primolano où :

« le maréchal des logis Goujard, le chasseurs Leblanc, le trompette Rousseau, gagnant la tête de la colonne, se précipitent sur l’officier qui commandait la colonne autrichienne et le forcent à mettre bas les armes ».

 

Chasseur Hebedinger, Legros, Furemann, s’illustrèrent le 19 mars 1797, au combat du pont de Peraria où :

« Les chasseurs Hebedinger, Legros, Furemann, le trompette Fargues, le brigadier Corbier, traversent la colonne autrichienne, se jettent sur l’officier qui la commande, et le forcent à faire mettre bas les armes à sa troupe. Apercevant alors le général ennemi qui s’éloigne en toute hâte, ils s’élancent sur sa trace, son escorte est ferme, nombreuse, il leur échappe, mais, tout effrayé de la tentative, il presse la retraite, et n’arrête pas qu’il ne soit à Villach ».

 

Chasseur Wolfer, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où « Wolfer, Guenot, Simon traversent les pelotons, enlèvent des chefs, prennent des chevaux et font des prisonniers ».

Chasseur Simon, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où « Wolfer, Guenot, Simon traversent les pelotons, enlèvent des chefs, prennent des chevaux et font des prisonniers ».

Chasseur Peigne, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où « fait prisonniers la veille, il échappe à la surveillance des autrichiens et reste caché jusqu’au moment où les Français entrent dans Tarvis, il tombe sur un fantassin, lui arrache son arme et tue 5 hommes et s’échappe ».

Chasseur Guenot, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797 où « Wolfer, Guenot, Simon traversent les pelotons, enlèvent des chefs, prennent des chevaux et font des prisonniers ».

Chasseur Camet, s’illustra au combat de Saunitz, 23 mars 1797.

Chasseur Martinel, s’illustra au combat de Freisack le 1er avril 1797.

Chasseur Viales, s’illustra au combat de Freisack le 1er avril 1797.

Chasseur Petit, s’illustra au combat de Freisack le 1er avril 1797.

Chasseur Mary, s’illustra au combat de Freisack le 1er avril 1797.

 

Portraits :

Antoine-Marguerite baron Clerc, né à Lyon le 21 juillet 1774. S’engagea au 10ème régiment de chasseurs à cheval en 1790. Maréchal des logis (1793), sous-lieutenant (16 nivôse an V) aux grenadiers à cheval de la garde consulaire. Lieutenant (29 messidor an VIII), capitaine adjudant-major aux chasseurs à cheval de la garde consulaire (9 vendémiaire an X). Chef d’Escadron (18 fructidor an XIII), colonel du 1er régiment de cuirassiers (16 juillet 1809). Chevalier de la Légion d’honneur (prairial en XII) et officier de l’Ordre (14 mars 1806). Blessé d’un coup de sabre au poignet devant Condé (17 mai 1793), puis d’un coup de feu au travers du corps et d’un coup de sabre à la main droite à l’affaire de la Rheutle, près de Mannheim (28 mai 1794), blessé d’un coup de feu (20 août 1794), blessé d’un coup de sabre (3 avril 1795), blessé aux parties d’un éclat d’obus à la bataille de Hanau (30 octobre 1813). Blessé d’un éclat d’obus à l’œil droit devant Paris (30 mars 1814), maréchal de camp le 23 août 1814[8].

 

Michel comte Ordener, né à L’Hôpital près de Saint-Avold dans la Moselle, le 2 septembre 1755. Soldat aux dragons de la légion de Condé (1773), brigadier (1776), il passa aux dragons de Boufflers, puis aux chasseurs de Condé (futur 4ème de chasseurs à cheval). Maréchal des logis (1785), adjudant (1787), sous-lieutenant au 10ème régiment de chasseurs à cheval (janvier 1792), lieutenant (mai), il servit aux armées du Rhin et de Moselle de 1792 à 1795. Capitaine (mai 1793), chef d’escadron (juillet 1794), il passa à l’armée d’Italie où il servit de 1796 à 1798. Il s’illustra à Lodi, passa chef de brigade du 10ème de chasseurs (16 septembre). Il servit ensuite à l’armée d’Helvétie (1799), recevant huit coups de sabre, trois coups de feu et un coup de canon (14 août 1799). Il servit sous Soult au passage de la Linth (25 septembre), puis à l’armée du Rhin sous Leclerc à la prise de Landshut (fin juin 1800). Commandant les grenadiers à cheval de la garde consulaire (18 juillet), il fut nommé général de brigade commandant les grenadiers à cheval (29 août 1803). Il fut chargé par Berthier, de se porter de Sélestat à Ettenheim pour arrêter le duc d’Enghien (1er mars 1804), mission dont il s’acquitta ramenant le prince prisonnier à Strasbourg. Commandant de la Légion d’honneur (juin), commandant la cavalerie de la garde à la Grande Armée (août 1805). Grièvement blessé à la bataille d’Austerlitz, il fut fait général de division (25 décembre) et quitta le service actif pour cause de ses nombreuses blessures. Nommé sénateur (1806), premier écuyer de l’Impératrice, comte de l’Empire (1808), gouverneur du palais de Compiègne (1809). Il mourut dans ce château, le 30 août 1811.

Claude-François Saint, né à Besançon vers 1778. S’enrôla le 24 mars 1793 probablement comme remplaçant dans le cadre de la levée des 300 000 hommes. Il fut chasseur à cheval dans le 10ème régiment (1799) et passa maréchal des logis chef aux chasseurs de la Garde Impériale (1805), lieutenant en second (1807), il reçut la Légion d’honneur (1808), retraité pour infirmités la même année.

 Article de Laurent B.

sehri

[1] Ordre de bataille de la collection Nafziger, 30 octobre 1793.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafziger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[3] Historique du 152e d’infanterie, 1893, p. 12.

[4] Historique du 152e d’infanterie, 1893, p. 13.

[5] Selon L’histoire régimentaire et divisionnaire de l’armée d’Italie en vertu des ordres du général en chef Bonaparte par les chefs de corps ou les conseils d’administration, 1844, p.292 à 302.

[6] Selon L’histoire régimentaire et divisionnaire de l’armée d’Italie en vertu des ordres du général en chef Bonaparte par les chefs de corps ou les conseils d’administration, 1844, p. 292 à 302.

[7] Danielle et Bernard Quintin, Dictionnaires des chefs de brigade et des capitaines de vaisseau du Premier Consul Bonaparte, p. 42.

[8] Dezaunay, Histoire du 1er régiment de cuirassiers, p. 283.