50e régiment d’infanterie Hainaut

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Le 50ème régiment d’infanterie ci-devant Hainaut :

 

Historique :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison à Metz.

 1792 :

 Le 1er janvier, il était en garnison à Belfort. Il comprenait un effectif de 969 hommes et  546 manquants. Il se trouvait ensuite à Bourg qu’il quitta au mois d’avril pour se rendre à Arles. Le 1er novembre, le 1er bataillon se trouvait à l’armée d’Italie, dans les rangs de la 2ème division du maréchal de camp Dumerbion, 4ème Brigade[1]

 1793 :

 Le 5 mars, le 1er bataillon du régiment était à l’armée d’Italie dans les troupes de réserve, et se trouvait fort de 735 hommes[2].

Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 La 99ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme[3] à Sospello, le 25 novembre 1793, selon Louis Susanne[4] seulement le 24 novembre 1793. Elle se composait du 1er bataillon du 50ème, 1er et 4ème des Bouches-du-Rhône (d’après Bertaud et Roucaud, 4ème et 9ème des Bouches-du-Rhône dit aussi 1er du Luberon).

 2ème formation :

 Le 30 mai 1796, la 99ème de bataille devint à l’armée d’Italie, la 51ème demi-brigade de ligne.

Historique du 2ème bataillon :

 1793 :

 Le 5 mars, le 2ème bataillon se trouvait à l’armée d’Italie dans les troupes des camps de la Vallée de la Vésubie, en cantonnement à Saint-Arnould. Il était alors fort de 670 hommes[5].

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 100ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme, le 24 novembre 1793, à Lovenza mais selon Susanne, le 4 décembre 1793. Elle se composait du 2ème bataillon du 50ème, 7ème des Bouches-du-Rhône, bataillon de Tarascon (1er bataillon de Tarascon d’après Bertaud et Roucaud).

 2ème formation :

 Le 21 mars 1796, la 100ème de bataille devint à l’armée d’Italie, la 45ème demi-brigade de ligne.

Portraits :

 Armand-Charles Filleul, né à Passy vers 1771, grenadier dans le 1er bataillon de Paris, il obtint un brevet de sous-lieutenant au 50ème régiment d’infanterie (13 mars 1793). Adjoint aux Etats-majors (1795), capitaine au 19ème régiment de chasseurs à cheval (1800), aide de camp du général Ferrand à Saint-Domingue de 1802 à 1809. Il passa chef d’escadron au 4ème régiment de chasseurs (1811) et il fut fait prisonnier au passage de la Bérézina (1812). Il rentra en France et devint lieutenant-colonel (1830), aide-major de la place de Paris de 1815 à 1832, retraité (1834), il était chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’honneur.

Louis Partouneaux, originaire de Romilly-sur-Seine, Aube, enrôlé à 21 ans, comme grenadier au 1er bataillon de Paris (21 juillet 1791), sous-lieutenant au 50e régiment d’infanterie (12 janvier 1792), lieutenant (septembre), capitaine (avril 1793), il commanda les éclaireurs de l’aile gauche de l’armée d’Italie au siège de Toulon, il fut blessé d’un coup de feu au genou droit dont il demeura estropié, en montant à l’assaut de la redoute anglaise et fut nommé adjudant-général par les Représentants du Peuple (20 décembre), chef de brigade (1795), employé en Italie, général de brigade pour sa conduite à la bataille de Vérone (1799), blessé et fait prisonnier à Novi (15 août), rentré en France (1800) et employé à l’Armée de l’Intérieur. Général de division, attaché au camp de Montreuil (1803), employé à l’Armée d’Italie (1805), se distingua à Caldiero (1805), s’empara de Naples, pacifia les Abruzzes et la Calabre et força les Anglais à lever le siège de Scilla en abandonnant leur artillerie, leurs munitions et un grand nombre de prisonniers (1811). Employé à la Grande Armée (février 1812), fut fait prisonnier de guerre au passage de la Bérézina, rentra en France (1814), commandant la 10e division militaire (1815), puis la 1ère division d’infanterie de la garde royale (1820), la 8e division militaire (1829), retraité (1832), décédé à Menton, le 14 janvier 1835. Il était grand-croix de la Légion d’honneur, grand-croix de Saint-Louis et grand dignitaire de l’Ordre des Deux-Siciles, comte en 1816, son nom est inscrit au côté Sud de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, à Paris.

Article de Laurent B.

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[1] Chuquet, Dagobert, p. 438 à 440.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, armée française d’Italie, le 5 mars 1793.

[3] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[4] Louis Susanne, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[5] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, armée française d’Italie, le 5 mars 1793.