59e régiment d’infanterie Bourgogne

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Le 59ème régiment d’infanterie ci-devant Bourgogne :

 

Historique :

 1790-1791 :

 Le 1er juillet 1790, le 1er bataillon était en garnison à Draguignan et le 2ème bataillon à Uzès.

 1793 :

 Deux détachements du régiment se trouvaient le 11 décembre, à l’armée du Siège de Toulon. Ils étaient tous les deux à Saint-Nazaire et Aubagne et se trouvaient fort de 32 hommes et un officier et de 21 hommes.

 Historique du 1er bataillon :

 1792 :

 Le 1er janvier, le 1er bataillon se trouvait en garnison à Alais et Sommières.

 1793 :

 Au 11 décembre, un détachement du 1er bataillon se trouvait à l’armée de Toulon, aile gauche. Il était fort de 102 hommes et 6 officiers.

 Embrigadement/amalgame :

 1ère formation :

 La 117ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme[1], le 16 avril 1794, à Toulon. Le 5 avril, si nous en croyons Louis Susanne[2].

Sa formation comprenait le 1er bataillon du 59ème,  le 2ème de la Côte d’Or et le 1er de la Haute-Loire.

 2ème formation :

 Le 16 mars 1796, la 117ème de bataille devint à l’armée d’Italie, la 75ème demi-brigade de ligne.

Historique du 2ème bataillon :

 1792 :

 Le 1er janvier, le 2ème bataillon se trouvait en garnison à Carpentras. Il était censé en partir en mars pour se rendre à Montpellier[3].

 1793 :

 Relevés de Frédéric Pradal, AD de l’Isère, L417, lettres du bureau militaire aux agents et officiers du département du 1er mars 1793 au 29 nivôse An 4 :

« N° 156 – Au citoyen d’Ornac commandant-en-chef l’Armée des Alpes et aux Commissaires de la Convention près l’armée des Alpes. Du 25 may 1793 :


Nous avons reçu, Citoyen, l’état des troupes qui doivent marcher dans ce département qui nous a été adressé par l’adjudant général chef de brigade le 23 de ce mois, il en résulte que tous les régiments et les bataillons qui sont en garnison à Grenoble ou au camp du Rondeau, se mettre en route d’ici au 1er juin prochain pour se rendre à gap, et que la place de Grenoble restera cinq aucunes forces pour la défendre et garder les approvisionnements de l’armée qui sont rassemblés en tous genres. Il est dangereux, Citoyen, de laisser cette place sans troupe, les magasins de l’armée ne peuvent pas y être ainsi abandonnés, et la Garde nationale sédentaire ne pourroit suffire au service journalier qui est de 300 hommes, la seule maison de détention établie par ordre des Commissaires de la Convention près ce département exige une garde sûre de 50 hommes, les magasins de l’armée sont très dispersés, ceux des fourrages sont hors de la ville, ainsi que le parc d’artillerie, on ne laisse pas des objets de cette importance à la merci des malveillants, nous vous demandons en conséquence de pourvoir à la garde de la place, et des magasins et d’envoyer à Grenoble deux Bataillons pour qu’ils puissent faire leur service. […] nous vous requerrions de ne pas faire partir de Grenoble deux des bataillons de troupes qui sont mais nous espérons citoyen que vous donneriez les ordres nécessaires pour en faire rendre deux autres à Grenoble le 31 de ce mois jour fixé pour le départ du premier Bataillon du 59ème régiment qui y a été appelé du camp pour le service de la place 
».

Le 11 décembre, le 2ème bataillon était à l’aile gauche de la même armée, fort de 672 hommes et 22 officiers.

Embrigadement/amalgame :

 1ère formation :

 La 118ème demi-brigade de bataille fut formée le 22 octobre 1793, devant Toulon, d’après Belhomme, mais le 3 avril 1794, selon Louis Susane.

Elle se composait du 2ème bataillon du 59ème, 2ème de la Drôme et 3ème de l’Isère.

 2ème formation :

 Le 15 mars 1796, la 118ème de bataille devint la 32ème demi-brigade de ligne, de l’armée d’Italie.

Article de Laurent B. et Frédéric Pradal

sehri

[1] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[2] Louis Susanne, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[3] Journal militaire de 1792.