71e régiment d’infanterie Vivarais

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Le 71ème régiment d’infanterie ci-devant Vivarais :

 

Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison à Montmédy[1].

 1792 :

 Il était toujours dans cette place au 1er janvier. Le 5 janvier, il quitta cette position pour arriver à Metz le 8. Il comprenait un effectif de 775 hommes et 740 manquants.

En mars, il se trouvait à Montmédy. Il quitta cette position pour se rendre à Metz. Il était alors à l’armée du Centre[2].

Historique du 1er bataillon :

 1792 :

 Le 1er bataillon servit à Valmy le 20 septembre, puis poursuivit les Prussiens durant leur retraite du mois d’octobre.

 1793 :

 Il était au début du 1793 dans les rangs de l’armée du Nord.

 1794 :

 Il était à la prise d’Ypres et servit également à la bataille de Fleurus.

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

La 131ème demi-brigade de bataille fut formée, le 22 septembre 1794, à Riel, selon Belhomme[3] et Susanne[4].

Elle se composait du 1er bataillon du 71ème, du 8ème de Paris, et du 17ème bataillon des volontaires nationaux ou des réserves.

D’après Bertaud et Roucaud[5] il ne s’agit pas de ce dernier bataillon mais du 1er bataillon des réserves. Mais le journal de l’An VII vient à l’appui de Belhomme et de Susanne. Le 1er bataillon du 71ème forma le 2ème bataillon de la nouvelle demi-brigade.

 2ème formation :

 La 131ème de bataille devint à l’armée du Nord, la 1ère demi-brigade de ligne.

Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 132ème demi-brigade de bataille fut formée, le 5 avril 1794, à Longwy.

Sa formation comprenait le  2ème bataillon du 71ème, le 2ème du Cher et le 5ème de la Meuse. Toutefois Louis Susanne et semble-t-il Bertaud et Roucaud indiquent qu’il ne s’agit pas du 5ème de la Meuse mais du 5ème de la Marne.

 2ème formation :

 La 132ème de bataille devint la 108ème demi-brigade de ligne, le 4 mai 1796.

Colonels :

Frédéric-Ferdinand-Charles Wittinghof, en février 1792.

Gratien Dumoulin de La Fontenelle, en mars 1793.

Portraits :

 

François Maillet, originaire de Paris, soldat au régiment ci-devant du Vivarais (1782-1790), s’enrôla à Paris à 26 ans comme sous-lieutenant et partit au camp de Chalons (11 septembre 1792), élu adjudant-major au 9e bis bataillon de Paris (23 septembre). Destitué par le conseil d’administration du bataillon, destitution confirmée par le Représentant du peuple Gillet (5 mai 1794). Remis toutefois en activité dans la 12e demi-brigade de ligne (décembre 1795), démissionnaire (août 1796), passa au service de la Suède, au régiment royal-suédois avec le grade de capitaine et nommé par Bernadotte (30 janvier 1814), démissionnaire (14 mars 1815).

 

Enrôlements dans le régiment, registre d’enrôlement pour les troupes de ligne, Dijon février 1792 – mai 1793, Archives municipales de Dijon, 1 H :

 

Gilles Mangeot, fils de Guy et de dame Marie-Madeleine Leyot, marchands de vins à Metz tous deux décédés, natif dudit Metz, âgé de 39 ans, exerçant l’état de tanneur et corroyeur et porteur de divers certificats de différents tanneurs chez lesquels il a travaillé, voyage pour trouver de l’ouvrage et actuellement à l’hôpital de Dijon pour cause d’une entorse dont il est presque entièrement guéri, 5 pieds et 2 pouces et demi, cheveux et sourcils châtains, front carré, nez long et aquilin, yeux gris, bouche moyenne, menton rond, cicatrice sur le côté gauche du front, les ongles imprégnés de tan et de couleur brun-jaunâtre, a déclaré vouloir servir aux termes de la loi dans le 71e régiment d’infanterie en garnison à Metz et a signé (février 1792).

Article de Laurent B.

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[1] Journal militaire de 1790.

[2] Journal militaire de 1792.

[3] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[4] Louis Susanne, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[5] Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de bataille, Série 17 YC, Archives de Vincennes.