27e régiment de cavalerie

cavalerie
27ème régiment de cavalerie puis 26ème régiment de cavalerie :

 

Date de formation : mars 1793 ?

 

Historique :

1792 :

Les volontaires nationaux à cheval réunis au camp sous Paris en juillet vinrent s’organiser à l’Ecole Militaire. Ils prirent alors tout à fait illégalement le titre de dragons de la République. En décembre, la Convention décida d’en former trois régiments de chasseurs à cheval.

1793 :

Un mois plus tard le 18 janvier, ils furent transformés en trois régiments de cavalerie ce qui était plus logique .Les numéros 25, 26 et 27 avancèrent d’un rang et ils finirent par former les 24e, 25e et 26e régiments de cavalerie. Tout ceci se fit dans une totale désorganisation d’autant plus que les escadrons de chaque unité à peine formés furent dispersés dans différents théâtres d’opération[1]. Après avoir pris le numéro 26, en juin 1793, le régiment eut une courte carrière.

1794 :

Quoi qu’il en soit le 26ème de cavalerie fut licencié en fructidor an 2 (août 1794), ses hommes à Albi ayant crié « Vive le Roi d’Espagne et point de République » en mars.
Les officiers et hommes furent versés par le représentant en mission Mallarmé dans les 1er et 7ème régiments d’artillerie légère et les six régiments de cavalerie des deux armées des Pyrénées[2].

Portrait :

 

Antoine Geny né le 25 janvier 1771 à Argentant, Orne. Volontaire au 1er bataillon de l’Orne (20 septembre 1791). Cavalier au 27ème régiment de cavalerie (20 mars 1793). Chasseur au 19ème régiment de chasseurs à cheval (12 septembre), brigadier (21 mars 1795), maréchal des logis (2 août 1798), maréchal des logis chef (26 juillet 1803), sous-lieutenant (6 juin 1807). Il fut blessé d’un coup de feu à la poitrine (22 mai 1809) à Essling. Lieutenant (31 août 1810), capitaine (30 septembre 1812). Officier servant au 4ème escadron du 19ème régiment de chasseurs à cheval (février 1813). Il fut blessé d’un coup de sabre au bras droit à Freiberg (29 août). Il fut grièvement blessé de six coups de lance (19 septembre 1813) à l’affaire de Borach, en Saxe. Il passa au 10ème régiment de chasseurs à cheval (1er septembre 1814). Il demanda à toucher sa retraite à Versailles le 25 novembre 1815. Chevalier de la Légion d’honneur le 25 janvier 1816.

Article de Didier Davin et Laurent B.

 sehri

[1] Desbrières, La cavalerie pendant la Révolution, 1907, Editions Berger-Levrault.

[2] Desbrières, déjà cité.