8e régiment d’infanterie Austrasie

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Le 8ème régiment d’infanterie ci-devant Austrasie :

 

Historique :

 1790-1791 :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison à Briançon. En octobre, le régiment fut placé momentanément dans le département de l’Ain à Trévoux et Montluel. Le 1er bataillon arriva à Besançon en novembre. Bientôt rejoint par le 2ème bataillon le 2 mars 1791. Au mois de septembre, il rejoignit la place de Thionville.

 1792 :

 Le 1er janvier, le régiment était en garnison à Sarrelouis. Il comprenait un effectif de 1 305 hommes et 210 manquants. Le 15 mars, le régiment était à l’armée du Centre de La Fayette. Deux bataillons comptant 1 258 hommes pour un complet de 1261 étaient en garnison à Sarrelouis sous le commandement du maréchal De Wurmser[1].

 Le 1er bataillon rejoignit l’armée des Ardennes et contribua à la défense des défilés de l’Argonne. Il fut effectivement à l’armée de Dumouriez dans la division commandée par le général Dillon. Il prit position au milieu de la forêt de l’Argonne pour défendre la côte de Biesme et le défilé des Islettes[2]. Le 2ème bataillon fut placé en garnison dans la place de Longwy lors de sa reprise par les Français.

Historique du 1er bataillon :

 1792 :

 Le 1er bataillon était à l’armée des Ardennes du général Valence lors de l’invasion de la Belgique par l’armée française au mois de novembre[3]. Au mois de décembre, le 1er bataillon du régiment cantonna près de Namur à Moret, Lunnoy et dans les fermes de Biali et Bossimay[4].

 1793 :

 Le 14 janvier, le 1er bataillon se trouvait à l’armée des Ardennes du général Valence, avant-garde du général Lamarche.

 Il cantonna à Herve. Il fit partie de l’avant-garde du général Lamarche, de l’armée des Ardennes du général Valence. Il se trouvait encore en ce lieu au 1er mars avec un effectif de 640 hommes[5]. Le 16 mars, il se couvrit de gloire à la reprise de Tirlemont en repoussant à la baïonnette une charge des dragons de Cobourg. Après la bataille de Neerwinden auquel il participa, le bataillon se replia sur la frontière. Il fit partie des 10 000 hommes de troupes choisies par le haut commandement pour être conduit en Vendée par le général Cordellier[6]. Il demeura ainsi dans l’Ouest jusqu’à la fin de la guerre civile.

Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 Il devait être embrigadé dans la 15ème demi-brigade de bataille qui ne devait jamais être formée.

 2ème formation :

 Le 17 octobre 1796, le bataillon fut amalgamé en seconde formation dans la 27ème demi-brigade de ligne (avec la 40ème demi-brigade de bataille, la demi-brigade de l’Allier, le 3ème de l’Allier, le 1er de la Gironde et le 4ème d’Indre et Loire.

Historique du 2ème bataillon :

 1792 :

 Tandis que nous avons vu le 1er bataillon à l’armée des Ardennes puis de l’Ouest, le 2ème après avoir tenu sa garnison à Longwy passa à l’armée du Rhin de Custine.

 1793 :

 En garnison à Mayence, il défendit la place lors du fameux siège du printemps et de l’été 93. Inclus dans la capitulation avec les honneurs du corps de Mayence, il passa lui aussi en Vendée dans les troupes de renfort appelées armée de Mayence. Le 19 septembre, il combattit avec valeur lors de la bataille de Torfou, où les Vendéens infligèrent une sévère défaite aux républicains.

 1794 :

 Début 1794, ces débris furent retirés de la Vendée, et le 2ème bataillon passa à l’armée des Alpes.

Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 Lors du premier amalgame, le 2ème bataillon du régiment fut assemblé pour former la 16ème demi-brigade de bataille[7]. La 16ème demi-brigade de bataille fut formée le 30 juin 1795 à Monbach selon Belhomme. Le 29 juin 1794, si nous en croyons Louis Susanne, 21 juin 1794 selon d’autres sources. Elle se composait du 2ème bataillon du 8ème, du 2ème de la Haute-Marne et du 3ème du Cantal.

 2ème formation :

 Le 11 mars 1796, la 16ème demi-brigade de bataille fut versée en second amalgame dans la 26ème demi-brigade de ligne (composée également du 1er bataillon de la 170ème).

Officiers supérieurs du régiment :

 Colonel Jean-Marc Chevalier de Chalup, 25 juillet 1791-1er juillet 1792.

Colonel Robert-Antoine-Marie Le Couturier d’Armenonville, 1er juillet 1792-8 mars 1793.

Colonel Jean-Henri Tugnot, 8 mars 1793.

 

 

                                               État-major du régiment en 1792[8] :

 

Noms Grades
D’Armenonville, d’Albert Lieutenant-colonel
Léthier Quartier-maître trésorier
 Chamisot et ? Adjudant-major
Daiglepierre, de Quémigny, Vergès, du Fayel, de Beaudot, de Rouot, Rozet, de Serocourt, Destoquois, de Lorry, Richoufftz, Duval, Bancenel, Chatillon, la Bretonnière Capitaine
De Léglise, de Vallette, de Guillin, de Roux, de la Pessade, Chaney, de Blémont, Cornity, Conrard, de Malroy, de Rouvray, Condé, le Seigneur Lieutenant
Hyacinthe, de Petit, Byans, Biencourt, Malroy, Prontricourt, Simonot, Varescon, Gromard, Legualès, Compas, Edequel, Marc, Razaud, Fouquet, Vinceneux Sous-lieutenant

Article de Laurent B.

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[1] E. Desbrières, déjà cité, tome 1, page 106.

[2] Idem, page 316.

[3] Idem, page 330.

[4] Idem page 340.

[5] Idem, pages 346 et 353.

[6] Etienne-Jean-François Cordellier-Delanoüe, (1767-1845). Volontaire (1785), congé (1788), capitaine Garde nationale de Faremoutiers (Seine-et-Marne), capitaine 2ème de Seine-et-Marne, lieutenant-colonel en second du bataillon (30 avril 1792), puis en premier (15 mai 1793). Servit à la bataille d’Arlon, général de brigade à l’armée des Ardennes (septembre). Commanda la division Carrion de Loscondes (14 octobre) et servit à Wattignies (15 et 16 octobre). Envoyé à l’armée de l’Ouest, battu à Trémentines (4 mars 1794), mais reprit Cholet. Suspendu de ses fonctions (13 mai 1794), emprisonné et amnistié. Relevé de sa suspension (février 1795), en retraite (novembre 1797). Conduit un détachement de conscrits à l’armée du Rhin (juin 1799). Général de division à l’armée d’Helvétie (juillet), réformé (mai 1800) et admis à la retraite avec une solde (1812). Chargé d’organiser la levée en masse dans l’arrondissement d’Epernay (fin 1813), commandant le dépôt d’officiers espagnols assermentés de Sézanne (janvier 1814). Il cessa ses fonctions, le 5 février 1814.

[7] Louis Susane, déjà cité, tome 1, page 338.

[8] Roussel, déjà cité, pages 83 et 84.