4e régiment de dragons Conti

4e-de-dragons

Le 4ème régiment de dragons ci-devant Conti :

 

Historique :

 

1792 :

Il était en garnison à Pont-à-Mousson le 1er janvier et comprenait un effectif de 384 hommes et 135 manquants. Il quitta cette position en mars  pour se rendre à Neufchâteau. Il se trouvait dans les rangs de l’armée du Centre au mois de mai[1]. Le régiment servit au combat de Fontoy le 19 août, puis défendit le défilé de Somme-Bionne durant la bataille des défilés de l’Argonne.

 

1793 :

Le 30 octobre, le régiment se trouvait à l’armée du Rhin, aile droite, division Legrand[2]. Le 17 décembre, le bataillon se trouvait toujours dans cette armée, division du général Michaud[3].

 

1794 :

Au moins un escadron du régiment servit à la bataille d’Aldenhoven.

 

Chefs de brigade[4] :

Au 9 novembre 1799 jusqu’en 1804 : chef de brigade Watier de Saint-Alphonse.

 

Portraits :

 

Aimé, cavalier au 4ème régiment de dragons le 2 pluviôse an VIII. Sous-lieutenant au 1er régiment de cuirassiers (8 février 1813), retraité (1er octobre 1814).

Jean-Laurent-Justin baron de La Coste-Duvivier, né à Montélimar dans la Drôme en 1747. Mousquetaire gris avec rang de lieutenant (1766), capitaine (1773), régiment de Belzunce-Dragons (1779), devenu Ségur-Dragons (1782). Il servit au 5ème régiment de chasseurs à cheval ci-devant de Hainaut (1788). Chevalier de Saint-Louis (6 octobre 1791), lieutenant-colonel du 4ème régiment de dragons (novembre). Il servit à l’armée du Centre avec le régiment et se distingua au combat de Fontoy (19 août 1792). Servit à la bataille des défilés de l’Argonne au défilé de Somme-Bionne. Nommé colonel du régiment (21 novembre), employé à l’armée de Moselle de 1792 à 1794. Il servit à Trèves et il fut blessé de deux coups de baïonnette dans le bois de Schleithal (13 octobre 1793). Suspendu de ses fonctions par le représentant du Peuple Hentz (juin 1794), il fut réintégré (mai 1795). Il fut nommé colonel du 20ème régiment de chasseurs et servit à l’armée de Rhin-et-Moselle. Il reçut neuf coups de sabre dans un combat (24 septembre). Il se signala également au combat du 7 août 1796. Servit aux armées d’Allemagne et de Mayence de 1797 à 1798 avec son régiment. Nommé général de brigade (1799), mais il refusa cette nomination qui fut annulée. Employé à la 2ème division Legrand, armée du Rhin (novembre). A nouveau nommé général de brigade (décembre), il servit à la division Colaud, armée du Rhin (1800). Division de cavalerie du général d’Hautpoul, il fut mis en non activité (1801). Commandant de la Légion d’honneur (1804), général de Division (1805), commandant la division de cavalerie du 2ème corps de Marmont puis d’Eugène. Chargé de diverses inspections des corps de cavalerie et de divers commandements à l’intérieur de 1807 à 1814. Il commanda Nancy (1811), qu’il évacua lors de l’invasion coalisée (17 janvier 1814). Il fut mis à la retraite à la fin de l’année et se retira à Pont-à-Mousson, il mourut à Montélimar en août 1829.

Charles-Joseph Herbut, maréchal des logis au régiment des dragons de la Gironde à la Seconde Restauration (4ème régiment de dragons). Né le 11 janvier 1798 à Valenciennes, dans le département du Nord. Entra au service le 1er novembre 1798 (probablement un conscrit). Maréchal des logis (16 mai 1811), ayant fait les campagnes d’Allemagne, de Prusse et de Pologne de 1805 à 1808, d’Espagne entre 1809 et 1811. Avait été blessé à la bataille d’Eylau, puis au siège de Badajoz. Le 25 mai 1811, à Usagre, à deux toises de l’ennemi, il mit pied à terre pour débarrasser son colonel engagé sous son cheval qui venait d’être tué sous lui, donna le sien et victime de son dévouement fut fait prisonnier[5].

 4e-de-dragons-2

Trompettes du 4ème de dragons, Premier Empire

Article de Laurent B. et iconographie de Jérôme Croyet

 sehri

[1] Journal Militaire de 1792, p. 394.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafziger, 30 octobre 1793.

[3] Ordre de bataille de la collection Nafziger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[4] Danielle et Bernard Quintin, Dictionnaires des chefs de brigade et des capitaines de vaisseau du Premier Consul Bonaparte, p. 41 et 42.

[5] Charles-Théodore Beauvais, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des français, 1792-1815.