32e régiment d’infanterie Bassigny

32e-dinfanterie

Le 32ème régiment d’infanterie ci-devant Bassigny :

 

Historique :

 1er bataillon :

 Au 1er juillet 1790, le 1er bataillon était en garnison à Port-Louis.

 1792 :

 Il était au 1er janvier en garnison à Tours. Il comprenait un effectif de 512 hommes et 251 manquants.

 1793 :

 Un faible détachement de quelques hommes assemblés à d’autres du 51ème d’infanterie et fort de 27 hommes, se trouvait dans les rangs de la division des Sables d’Olonnes, le 4 avril. Il s’agit probablement d’hommes du dépôt du 32ème d’infanterie ou du 1er bataillon.

 Le 1er bataillon semble avoir été englouti dans les guerres de Vendée.

2ème bataillon :

 1790-1791 :

 Au 1er juillet 1790, le 2ème bataillon était en garnison à Lorient. En 1791, le 2ème bataillon fut envoyé dans l’île de la Martinique. Il fut embarqué à Brest au mois de janvier 1791. Le 2ème bataillon était en garnison à la Martinique lorsqu’il se révolta durant l’été 1791. Il fut embarqué pour la France et débarqua à Nantes, le 12 août 1791.

 1792-1794 :

 Toutefois, Belhomme situe un deuxième débarquement en France, à Dieppe le 1er septembre 1794. Entre temps, il se trouvait à l’armée de Mayence sur le Rhin puis avec elle à l’armée de l’Ouest, il fut signalé par Kléber comme arrivé en renfort, à son avant-garde entre le 27 et le 30 septembre 1793. Il était commandé à cette date par :

 Saint-Sauveur, commandant du 2ème bataillon du 32ème régiment d’infanterie, ci-devant de Bassigny, il servit au siège de Mayence où avec son bataillon il sauva une partie de l’armée à Guntersblum, dans la tentative faite de Blou sur Worms pour rejoindre Custine. Il fut ensuite nommé commandant du poste avancée de Kostheim, à moins de 800 mètres du camp prussien. Beaupuy le signala comme excellent officier. Au commencement du mois d’octobre, il était à la tête d’une brigade formant sous les ordres de Scherb, la 2ème division de l’armée de Mayence[1].

Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 Néant.

 2ème formation :

 D’après Belhomme, la 81ème demi-brigade de ligne fut formée, le 21 novembre 1796 à Auray, avec la 12ème demi-brigade de bataille, le 1er bataillon de la 63ème de bataille, le 1er bataillon de la 151ème de bataille, le 2ème bataillon du 32ème régiment d’infanterie, le 2ème bataillon du 37ème régiment d’infanterie et le 1er bataillon de la Seine-Inférieure.

Portraits :

 Michel-Armand de Bacharetie de Beaupuy de Chalaud, né à Mussidan en Dordogne en 1755. Volontaire au régiment d’Aunis (1771), sous-lieutenant (1773), lieutenant au régiment de Bassigny (1775), fit campagne contre les Anglais sur mer (1780). Capitaine au 32ème régiment d’infanterie (septembre 1791). Capitaine des grenadiers (1792), il servit dans l’armée de Custine et il fut à la prise de Spire (30 septembre). Lieutenant-colonel du 4ème régiment, 2ème brigade de grenadiers (grenadiers réunis) (21 octobre), il servit dans la division Neuwinger. Il combattit à Weiler (26 mars 1793), à Bingen (27 mars). Il ne put rejoindre Custine le 30 mars et dut s’enfermer avec la garnison de Mayence où il soutint le siège. Il fit partie des sorties effectuées les 11, 21, 27 et 29 avril puis le 2 mai. Entra à Kostheim, il fut nommé chef de brigade et repoussa l’ennemi (8 mai). Contusionné au pied droit d’un éclat de pierre (25 mai), il commanda en 2ème la légion d’Outre-Rhin ou troupes d’Outre-Rhin ou légion de Kastel, sous Aubert-Dubayet. Il fut envoyé en Vendée et devint général de brigade, commandant la 2ème brigade de l’armée de Mayence (31 août). Battit les Vendéens au combat de Saint-Christophe (15 octobre), entra à Cholet (16 octobre). Il eut deux chevaux tués sous lui à la bataille de Cholet (17 octobre). Il fut nommé sur le champ de bataille général de division mais ne fut pas confirmé dans ce grade. S’empara de Beaupréau (18 octobre) et reçut au combat d’Entrammes une balle qui lui traversa la poitrine (27 octobre). Transporté à Angers et non rétabli, il dirigea victorieusement la défense de la ville (3 et 4 décembre) contre les restes de l’armée Catholique Royale, puis se reposa à Mussidan jusqu’en janvier 1794. A son retour en Vendée, il fut nommé chef d’Etat-major de l’armée de l’Ouest (13 mai). Confirmé général de division (1795) par le Comité de Salut Public, il commanda la division des Sables d’Olonnes. Il fut ensuite envoyé à l’armée de Rhin-et-Moselle et décida du succès à Frankental (14 novembre 1795). A l’avant-garde sous Desaix, il fut blessé de sept ou huit coups de sabre à Kork (26 juin 1796). En convalescence à Strasbourg, il reprit son poste et assista au combat de Neresheim (les 10, 11 et 12 août). Il décida encore du succès au combat de Geisenfeld (1er septembre) et contribua à la victoire de Biberach (2 octobre). Il fut enlevé par un boulet, général intrépide, au combat d’Emmendingen, le 19 octobre 1796. Un monument lui fut élevé par l’armée de Rhin-et-Moselle à l’angle formé près de Biesheim par les routes du Rhin et du Fort Mortier.

Article de Laurent B.

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[1] Baguenier-Desormeaux, notes dans Kléber et la Vendée, p. 174.