Divisions de gendarmerie à cheval aux armées

Historique :

 Les divisions de gendarmerie à cheval étaient composées de quatre ou cinq escadrons et formées de différentes unités rassemblées pour être envoyées en renfort aux armées.

 Elles furent supprimées par la loi du 28 germinal an 3. Une partie d’entre elles furent organisées à Versailles, d’autres à Fontainebleau, Châlons, Tours et Lunéville :

 

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 Formation de Versailles :

 Un total de 1 940 hommes servit à former ses deux divisions.

 La 1ère division de gendarmerie nationale à cheval :

 Formation : novembre 1792 ?

 Chef de brigade Gouguet depuis le 1er novembre 1792.

 Historique

 1792 :

 Elle était en partance pour Phalsbourg (10 novembre) et l’armée du Rhin.

 1793 :

 En janvier, un escadron se trouvait à Wissembourg, un à Lauterbourg, deux à Strasbourg le reste dans divers endroits.

Gouguet fut nommé général de brigade en octobre 1793. Elle servit à l’armée du Rhin puis de Mayence entre 1793 et 1794. .

 La 2ème division de gendarmerie nationale à cheval :

 Formation : Elle fut formée en novembre 1792.

 Chef de brigade Dugua.

 Historique :

 1793 :

 Elle servit à l’armée des Pyrénées-Orientales où elle se trouvait en mai. Elle combattit à Truillas (17 Juillet). Dugua fut nommé général un mois plus tard.

 Portrait :

 Pierre-Antoine Vacquier ou Vaquier, né à Sarlat en Dordogne le 22 mars 1757, fils de Pierre, marchand et de Françoise Lagrange. S’engagea volontaire et entra au service (26 novembre 1776) comme dragon au régiment de dragons du Roi. Brigadier (15 juillet 1779), fourrier (21 juin 1782), maréchal des logis-chef (11 septembre 1784). Il fut congédié (26 janvier 1788). Commandant la Garde nationale de Sarlat (21 août 1789), il fut incorporé (19 mai 1791) en qualité de maréchal des logis dans la gendarmerie nationale à la résidence de Belvès en Dordogne. Passa à la 2ème division de gendarmerie à cheval organisée à Versailles pour servir aux armées, il fut élu lieutenant-colonel (25 novembre 1792). Il fit la campagne de 1793 à l’armée des Pyrénées-occidentales. Chef de brigade de cette division (4 novembre 1793), il servit dans cette armée en 1794 jusqu’au 17 avril 1795. Nommé chef de brigade, commandant la 8ème division de gendarmerie de Périgueux (17 février 1798). Nommé chef d’escadron au 10ème escadron de la 5ème légion de gendarmerie (5 septembre 1801), résidence à Fontenay-le-Peuple (Fontenay-le-Comte). Il fut admis à la retraite (5 février 1803). Il mourut à Sarlat le 7 ou 8 mai 1819.

Formation de Fontainebleau :

 Un total de 2 128 gendarmes servit à former ces deux divisions.

La 1ère division de gendarmerie, armée du Rhin et de Moselle :

 Formation : novembre 1792 ?

 Chef de Brigade Jacquet.

 Historique :

 1792 :
La 1ère division était partie pour Verdun (10 novembre). Elle se trouva aux armées du Rhin puis de Moselle.

 La 2ème division de gendarmerie, armée de Moselle et du Rhin :

 Formation : Novembre 1792.

 Chef de brigade Leroux.

 Historique :

 1792 :

 La 2ème  division était partie pour Metz (30 novembre). Elle servit aux armées de la Moselle puis du Rhin.

 1794 :

 Au 3 février 1794, l’armée de Moselle étant commandée par le général Hoche, cette division fit partie du détachement du général Paillard.

 Accompagnée de détachement du 7ème régiment de hussards et 9ème régiment de chasseurs à cheval, elle cantonna à Reling[1].

Formation de Châlons :

 Deux divisions furent formées à Châlons et réorganisées au début de 1793, l’une d’entre-elles fut probablement sous le commandement de Verrières.

 Toutefois le journal militaire de 1793, précise à ce sujet que 2 108 hommes avaient été employés à l’armée avec

« une organisation vicieuse qu’ils avoient reçues à Châlons ont de retour au quartier d’hiver, réclamé pour avoir une organisation régulière qui a dû ou va avoir lieu ».

Formation de Tours :

 Les divisions de Tours furent formées en 1794. Leur nombre est inconnu.

Formation de Lunéville :

 Les divisions de Lunéville furent formées en octobre 1792. Leur nombre est inconnu.

 Denayer qui était chef d’escadron en octobre 92. Il devint chef de brigade le 1er novembre suivant.

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[1] E. Desbrières, déjà cité, tome 1, page 400.