Compagnies d’ouvriers de l’artillerie

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Nous ne savons pas grand-chose de ces compagnies d’ouvriers, quant à leur rôle, de leur utilité et encore moins de leur parcours militaire durant la période révolutionnaire. Néanmoins nous espérons rassembler quelques informations sur ces unités totalement méconnues.

 

1er compagnie d’ouvriers ci-devant de Neyremand
2e compagnie d’ouvriers ci-devant de Guérin
3e compagnie d’ouvriers ci-devant de Rostang
4e compagnie d’ouvriers ci-devant du Cheval Guérin
5e compagnie d’ouvriers ci-devant de Croyé
6e compagnie d’ouvriers ci-devant du Puyveran
7e compagnie d’ouvriers ci-devant Dubuisson
8e compagnie d’ouvriers ci-devant de Guériot de Rué
9e compagnie d’ouvriers ci-devant de Dufort
10e compagnie d’ouvriers ci-devant de Coulongues

 

1ère compagnie d’ouvriers ci-devant de Neyremand :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Strasbourg.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait encore à Strasbourg.

1793 :

En janvier, 22 hommes étaient à Chambéry, quatre à Carouges, 16 à Strasbourg, sept à Huningue, trois à l’armée du Bas-Rhin.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Montlezun et capitaine en second Haen.

 

 2ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Guérin :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Nantes.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait encore à Nantes.

1793 :

 En janvier, 22 hommes étaient à Nantes, quatre à Brest, deux à Lyon, cinq à Grenoble, neuf à Montmélian et 11 à Nice.

Le 1er septembre, elle se trouvait à l’armée des Pyrénées-Orientales, dans Perpignan[1].

État-major :

En 1793, capitaine en premier Faultrier et capitaine en second Petit.

Portrait :

François-Claude-Joachim Faultrier de l’Orme, frère de Simon Faultrier et fils d’un général d’artillerie. Né à Metz le 15 août 1760. Entra au service comme volontaire au 2ème régiment d’artillerie à pied ci-devant Metz (août 1777). Lieutenant en second (mai 1778), lieutenant en 1er (juillet 1784), capitaine (5 avril 1787), capitaine à la 10ème compagnie d’ouvriers (1er avril 1791). Il passa à la 2ème compagnie d’ouvriers (1er juin 1793). Chef de bataillon attaché à l’État-major du général Bonaparte (25 février 1794). Chef de brigade (16 janvier 1797) et directeur du parc d’artillerie à l’armée d’Italie (depuis la fin de mars 1796). Directeur du parc d’artillerie à Douai (1798), employé à l’armée d’Angleterre (12 janvier), puis à l’armée d’Orient (avril). Il servit à Aboukir (25 juillet 1799) et dirigea le siège du fort d’Aboukir dès le lendemain. Commandant en second à Alexandrie (2 août), nommé général de brigade (14 mars 1800), il défendit la place d’Alexandrie (d’avril au 31 août 1801). Revenu en France à la capitulation, nommé inspecteur général d’artillerie (30 novembre), puis inspecteur général d’artillerie (21 janvier 1802). Directeur des parcs des six camps de l’armée des Côtes de l’Océan (juin 1803), nommé commandant de la Légion d’Honneur  (14 juin 1804). Général de division d’artillerie (1er février 1805), directeur général des parcs de la Grande Armée (août), il mourut à Nordlingen, le 7 novembre 1805.

 

3ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Rostang :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Metz.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait encore en garnison à Metz.

1793 :

En janvier, 29 hommes étaient à l’armée de Belgique, quatre à celle des Ardennes, un à celle de la Moselle et 20 à Metz.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Saint-Vincent et capitaine en second Devrez.


4ème compagnie d’ouvriers ci-devant du Cheval Guérin :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Strasbourg.

1792 :

 Le 1er janvier, elle se trouvait encore à Strasbourg.

1793 :

En janvier, 32 hommes étaient à Strasbourg, 12 à l’armée du Bas-Rhin, sept au Fort-Louis, trois à l’armée du Haut-Rhin, deux à Metz.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Duchenoy et capitaine en second Leroy.

Portraits :

Henri Beaufranchet, né à Paris le 24 décembre 1769, rue Saint-Nicolas du Chardonnay, fils de Gilbert écuyer et de Marie-Henriette-Barbe De Longpré. Son parrain est Henry Barriliad fils mineur d’Ignace écuyer et la marraine Angélique Verel fille majeure. Entra au service comme élève sous-lieutenant d’artillerie (1er septembre 1786). Lieutenant en second à la suite du 5ème régiment d’artillerie à pied (1er septembre 1789). Nommé 1er lieutenant (6 février 1792), puis capitaine (26 juillet). Il servit au camp de Wissembourg, armée du Rhin. Il passa comme capitaine à la 4ème compagnie d’ouvriers, et servit au siège de Mayence. Envoyé en Vendée (1794). Il servit en 1795 et 1796 dans l’île de Noirmoutier et dans l’île d’Aix. Il fut chargé en 1797, de l’inspection des côtes du Morbihan pour leur défense et leur armement et fut attaché à l’arsenal de Nantes durant l’année 1798. En 1799, il fut envoyé en Hollande pour l’armement des places puis à l’armée d’Italie où il fait les campagnes de 1800 et 1801. Il était au corps d’observation du Midi en 1801 et rentra en France (1802). Il commanda encore la 4ème compagnie d’ouvriers à Boulogne (16 thermidor An 13). Il se trouva assez déçu de ne pas avoir reçu la croix de Légion d’Honneur et écrivit à la Chancellerie :

« j’ai l’honneur de vous observer que lors de la distribution des croix ne voyant pas que la modestie me permit comme Commandant de Corps de me porter moi-même sur la liste des militaires de ma Compagnie qui méritaient cette faveur, je me suis abstenu d’en faire la demande, persuadé qu’elle devait être faite par d’autres que par moi et j’ai attendu sans la solliciter, une distinction que je croyais due à mes services et mon ancienneté, étant entré dans l’artillerie comme élève en 1786 et ayant fait 9 campagnes, nonobstant les droits que je pourrais y avoir personne n’a pensé à moi, et j’ai été oublié. Le 1er inspecteur de l’artillerie, le général Pouget auquel j’ai fait mes réclamations a cherché à réparer cet oubli en me portant de suite sur un nouveau tableau qui a dû vous être présenté dans le temps mais comme je ne doute pas que le nombre des prétendants à la nouvelle distribution ne soit bien supérieur à celui que Sa Majesté a bien voulu fixer, je m’adresse directement à vous pour vous prier d’avoir égard à ma juste réclamation… ».

L’orgueilleux Beaufranchet devait attendre encore six ans la croix… Il servit à la Grande Armée de 1805 à 1807, en Autriche, Prusse et Pologne. Chef de Bataillon (12 janvier 1807). Il fut envoyé en Espagne où il servit jusqu’au 20 juillet 1810. Major au 9ème régiment d’artillerie à Pied (23 juin 1811), il servit dans l’Ouest et en Hollande. Chevalier de la Légion d’Honneur (3 octobre), puis chevalier de Saint-Louis (5 novembre 1814) et admis à la retraite. Promu au grade honorifique de colonel (16 février 1815), mais entra à nouveau au service comme lieutenant-colonel (5 octobre). Employé à l’école d’artillerie de Douai (15 février 1816), puis comme colonel. Il fut nommé colonel commandant au régiment à pied de Toulouse. Officier de la Légion d’Honneur (18 mai 1820). Il mourut le 31 mai 1832. Il laissa une veuve, Agathe Rousseau de Pantigny, habitant à Paris rue Saint-Dominique au numéro 28.

Jean-Barthélemot comte Sorbier, né à Paris le 17 novembre 1762, fils d’un chirurgien-major de la maison du Roi, noble. Elève au corps royal d’artillerie (1782). Reçu 23ème sur 33. Lieutenant en second (1783), il servit au régiment d’artillerie ci-devant de la Fère. Lieutenant en 1er à la 4ème compagnie d’ouvriers (octobre 1788). Capitaine en second de cette compagnie (avril 1791), il fut employé à l’instruction et l’organisation de la 7ème compagnie d’artillerie à cheval formée à Strasbourg (mai 1792). Il servit à l’armée du Centre puis de Moselle (1792 et 1793). Capitaine commandant la compagnie (28 août), il se signala et fut blessé d’un coup de mitraille au bras à l’affaire d’Arlon (9 juin 1793). Chef d’escadron à l’armée de Moselle (22 juin), suspendu en septembre de ses fonctions mais réintégré par le Comité de Salut Public et promu au grade de chef de brigade au 3ème régiment d’artillerie à cheval (1er avril 1795). Il servit à l’armée de Sambre-et-Meuse entre 1795 et 1797. Il fut au 1er passage du Rhin (6 septembre), et fut chargé d’organiser la place et le camp retranché de Düsseldorf. Commandant l’artillerie de l’aile gauche de l’armée, il se distingua à la bataille d’Altenkirchen (4 juin 1796). Il servit sous Kléber à Uckerath, puis à la bataille de Neuwied où il fut nommé par Hoche général de brigade sur le champ de bataille (18 avril 1797). Envoyé à l’armée d’Angleterre (1798), puis à l’armée de Mayence, il commanda l’artillerie de réserve de l’armée d’observation du Rhin (mars 1799). Général de division (6 janvier 1800), inspecteur général d’artillerie, commandant l’artillerie de l’aile gauche de l’armée du Rhin sous Sainte-Suzanne (mars). Il commanda ensuite l’artillerie de la 2ème armée de Réserve à Dijon (juillet), devenue armée des Grisons, sous Macdonald (novembre). Il servit au passage du Splügen (4 décembre). Commandant l’artillerie du camp de Bruges sous Davout (1803), Commandant en chef de l’artillerie du 3ème corps de la Grande Armée (août 1805). Il servit à Austerlitz. Commandant l’artillerie en chef de l’armée d’Italie (septembre 1806). Comte (1808), commandant l’artillerie de l’armée d’Italie sous Eugène (1809), il servit à la bataille de Raab (14 juin) et fut fait grand cordon de la Couronne de Fer (août). Commandant en chef l’artillerie de la Garde impériale à la place de Lariboissière (1811), puis la réserve d’artillerie de la garde de la Grande Armée en Russie (1812). Il servit à Smolensk (17 août), puis à la Moskova (7 septembre). Commandant l’artillerie de la Grande Armée sous le prince Eugène pendant la retraite sur l’Elbe (janvier 1813), puis en Allemagne, 1er inspecteur de l’artillerie (mars), il servit à Leipzig (16 au 18 octobre), commandant en chef de l’artillerie de la Grande Armée en Champagne entre janvier et avril 1814. Commandeur de Saint-Louis et grand cordon de la Légion d’Honneur (juillet 1814). Elu représentant de la Nièvre à la chambre des Cents-Jours (mai 1815), il fut mis en non-activité (août) et exilé à Cognac (1815 et 1816). Sous la Restauration, il devînt maire de Saint-Sulpice (Nièvre), il mourut dans cette ville, le 23 juillet 1827.

5ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Croyé :

 Historique :

1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Metz.

1792

Le 1er janvier, elle se trouvait encore à Metz.

1793 :

En janvier, 33 hommes étaient à l’armée de Belgique, cinq à celle des Ardennes, deux à celle de Moselle, 15 à Metz.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Sénarmont et capitaine en second Lefevre.


6ème compagnie d’ouvriers ci-devant du Puyveran :

 Historique :

 1790 :

Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Auxonne.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait encore à Auxonne.

1793 :

En janvier, 36 hommes étaient à Auxonne, 11 à Perpignan, quatre à Bayonne et quatre à Paris.

État-major :

 En 1793, capitaine en premier Darancey et capitaine en second Vernier.

Portrait :

Jacques-Alexandre-François comte de Freudenthal Allix de Vaux, né à Percy dans la Manche en 1768 selon Six, 1778 selon les mémoires de Griois. Elève d’artillerie (mars 1792). Lieutenant en second à la 6ème compagnie d’ouvriers d’artillerie. Il servit aux armées de Moselle et du Rhin de 1792 à 1794. Capitaine (octobre 1793), chef de bataillon (juin 1794). Il passa à l’armée de Sambre-et-Meuse, puis devint adjudant général chef de bataillon et chef d’Etat-major de l’artillerie de cette armée. Commandant l’artillerie au camp de Grenelle, promu chef de brigade (1796), armée d’Angleterre (1798). Il servit sous Dulauloy chef d’Etat-major de l’artillerie. Il servit à la défense d’Ancône (mai 1799), et il fut envoyé auprès du général russe Wöinowich mais fut retenu prisonnier (24 juillet). Chef de brigade du 1er régiment d’artillerie à pied du 13 mars 1800 jusqu’au 3 octobre 1801. Il servit à l’armée de Réserve, au passage du Grand Saint-Bernard, puis à Marengo (14 juin 1800). Il servit à l’attaque de Vérone (fin décembre). Il commandait le 1er régiment d’artillerie lors de la mutinerie de ce régiment (25 août 1801). Il occupa divers postes de directeur d’artillerie, à Perpignan et celui du parc de l’armée de Saint-Domingue (octobre). Il se démit de son commandement (22 octobre 1802) et fut accusé d’irrégularités et de malversations, de détournement de fonds de l’artillerie pour les constructions particulières. Il fut mis aux arrêts (29 octobre) mais sa comptabilité fut reconnue en ordre (décembre). Il s’embarqua sur la frégate La Cigogne (2 décembre 1802) pour la France, débarqua à Brest (30 mars) et reçut l’ordre de se retirer, admis au traitement de réforme puis de retraite (février 1804). Il passa au service du Roi de Wesphalie, Jérôme Bonaparte (juillet 1808). Nommé général de brigade westphalien, commandant l’artillerie du 10ème corps du roi Jérôme en Allemagne (1809). Commandant en chef de l’artillerie et du génie du 8ème corps de la Grande Armée en Russie (1812). Général de division westphalien (avril 1812), Légion d’Honneur (octobre). Il capitula à Cassel (septembre 1813). Général de brigade au service de la France, il commanda la ville de Sens et repoussa une attaque des coalisés (11 février 1814). Il évacua la ville, réoccupa Melun (16 février), chassa les Autrichiens et les Cosaques de la forêt de Fontainebleau (18 février), s’empara de Nemours (19 février). Fait général de division (26 février). Organisa la levée en masse à Sens, se replia sur Auxerre (7 mars). Commandant la 1ère division du corps de d’Erlon (avril 1815). Il ne put rejoindre l’armée du Nord étant président d’une commission de Haute-Police à Lille. Il fut chargé de défendre Saint-Denis (29 juin) et servit sur la Loire et fut ensuite rayé des cadres. Emprisonné dans la citadelle de Besançon (23 octobre), il fut autorisé à passer à l’étranger et se retira en Westphalie. Autorisé à rentrer en France (1818). Rétabli dans son grade (1819), retraité (1834). Il mourut à Bazarnes commune de Courcelles près de Varzy dans la Nièvre en janvier 1836.

7ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Dubuisson :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à La Fère.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait encore à La Fère.

1793 :

Le journal militaire de 1793, indique qu’elle se trouvait en janvier à l’armée de Moselle.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Pambourg et capitaine en second Gross.

8ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Guériot de Rué :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Douai.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait encore à Douai.

1793 :

En janvier, 18 hommes étaient à Douai, 16 à l’armée des Ardennes, 14 en route de Paris pour Auxonne, trois à Paris et trois à Cherbourg.

Une escouade de la compagnie passa par La Fère afin de se rendre à Douai au début de février.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Briche et capitaine en second Caillet.

9ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Dufort :

 Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, la compagnie se trouvait en garnison à Douai.

1792 :

Le 1er janvier, elle se trouvait à Cherbourg puis en mars à Douy.

1793 :

Le journal militaire de 1793, indique qu’elle se trouvait en janvier à l’armée de Moselle.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Heymez et capitaine en second Barthelemy.

10ème compagnie d’ouvriers ci-devant de Coulongues :

 Historique :

 1792 :

 Le 1er janvier, elle se trouvait en garnison à La Fère.

1793 :

En janvier, 19 hommes étaient à Douai, 10 à La Fère, 17 à l’armée de Belgique et cinq à l’armée du Nord.

Le 1er mars, cinq hommes de cette compagnie étaient à l’armée du Nord sous le commandement du général Miranda, division de droite des généraux Duval et Miaczinski.

En février, une escouade de la compagnie passa de Douai à La Fère.

État-major :

En 1793, capitaine en premier Deroche et capitaine en second Bourbon.

Portrait :

François-Claude-Joachim Faultrier de l’Orme, frère de Simon Faultrier et fils d’un général d’artillerie. Né à Metz le 15 août 1760. Entra au service comme volontaire au 2ème régiment d’artillerie à pied ci-devant Metz (août 1777). Lieutenant en second (mai 1778), lieutenant en 1er (juillet 1784), capitaine (5 avril 1787), capitaine à la 10ème compagnie d’ouvriers (1er avril 1791). Il passa à la 2ème compagnie d’ouvriers (1er juin 1793). Chef de bataillon attaché à l’État-major du général Bonaparte (25 février 1794). Chef de brigade (16 janvier 1797) et directeur du parc d’artillerie à l’armée d’Italie (depuis la fin de mars 1796). Directeur du parc d’artillerie à Douai (1798), employé à l’armée d’Angleterre (12 janvier), puis à l’armée d’Orient (avril). Il servit à Aboukir (25 juillet 1799) et dirigea le siège du fort d’Aboukir dès le lendemain. Commandant en second à Alexandrie (2 août), nommé général de brigade (14 mars 1800), il défendit la place d’Alexandrie (d’avril au 31 août 1801). Revenu en France à la capitulation, nommé inspecteur général d’artillerie (30 novembre), puis inspecteur général d’artillerie (21 janvier 1802). Directeur des parcs des six camps de l’armée des Côtes de l’Océan (juin 1803), nommé commandant de la Légion d’Honneur  (14 juin 1804). Général de division d’artillerie (1er février 1805), directeur général des parcs de la Grande Armée (août), il mourut à Nordlingen, le 7 novembre 1805.

Article de Laurent B. iconographie Jérôme Croyet

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[1] Ordre de bataille de la collection Nafziger, armée des Pyrénées-Orientales, 1er septembre 1793.