Le baron Lacoste, un vieux soldat drômois de la Révolution

Clément-Jean-Étienne baron de Lacoste, naquit à Romans dans la Drôme en 1773. Volontaire au 9ème bataillon de la Drôme (12 août 1792), ce qui ne correspond en réalité qu’à sa date d’engagement comme volontaire et non pas à son entrée dans le bataillon formé plus tard après réunion des compagnies. Il servit avec le bataillon à l’Armée des Alpes et fut élu lieutenant (17 novembre). Il servit au siège de Toulon (décembre 1793), et fut blessé d’un coup de feu à la mâchoire à l’assaut de la redoute du Petit-Gibraltar (17 décembre). Adjudant-major (février 1794), il passa avec la 1ère demi-brigade provisoire autre à l’Armée des Pyrénées-Orientales. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe au combat de Saint-Laurent de la Mouga (13 août). Il passa ensuite à la 84ème demi-brigade provisoire de ligne (février 1796), devenue par tirage au sort 25ème demi-brigade de ligne. Il servit à l’Armée d’Italie (1795-1798), capitaine à la 2ème demi-brigade légère (octobre 1797), puis en Suisse, en Égypte, Armée de Syrie (1799). Il fut blessé à l’assaut de Saint-Jean d’Acre (28 mars), d’un coup de feu. Nommé chef de bataillon (2 octobre), il eut la jambe droite fracturée par un boulet à la bataille de Canope (21 mars 1801). Rentré en France, il tint garnison à Genève (1801 à 1803). Colonel du 27ème régiment léger (30 mars 1807), il servit dans la 3ème division Vialatte 1er corps d’armée en Pologne. Combattit à Spanden (5 juin), passa en Espagne (1808), brigade Pacthod, division Vialatte, il se signala à Valmaceda (5 novembre), à Espinosa (10 novembre), et à Uclès (13 janvier 1809). Baron de l’Empire (1809), commandant de la Légion d’honneur (1811), général de brigade (30 mai 1813), adjudant-général de la garde impériale (4 septembre), il commanda une brigade de la 1ère division de la Jeune Garde (décembre), puis la levée en masse du département de la Marne. Il fut fait prisonnier à Reims (12 mars 1814). Il mourut à Paris le 27 avril 1814.

général Lacoste

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Le général Bon,de l’obscurité à la gloire de l’armée d’Italie

général Bon 2Louis-André Bon né à Romans dans la Drôme le 25 octobre 1758. Soldat au régiment ci-devant Bourbon (1776), obtînt son congé (1784) et rentra chez lui. Élu lieutenant-colonel du 1er bataillon de grenadiers de la Drôme (12 août 1792), il servit à l’Armée des Alpes. Lieutenant-colonel commandant le 9ème bataillon de la Drôme (janvier 1793), il servit ensuite au siège de Toulon (décembre). Envoyé à l’Armée des Pyrénées-Orientales avec Dugommier (1794-1795). Commandant le 4ème bataillon de chasseurs de l’Armée des Pyrénées-Orientales (23 mars 1794), chef de brigade (avril), et il servit au combat de la fonderie de Saint-Laurent de la Mouga, et s’empara de Campredon (6 juin). Il servit sous Augereau à la bataille de Saint-Laurent de la Mouga, où il fut blessé (13 août). Blessé à nouveau à la bataille de la Montagne noire (20 novembre). Nommé quatre jours plus tard général de brigade, il fut employé à la division Augereau et combattit à Sistella (5 mai 1795). Il décida par ses bonnes dispositions de la victoire de Schérer sur la Fluvia (15 juin) et passa en Italie avec la division Augereau (juillet). Il prit part à la bataille de Saint-Georges (15 septembre 1796), fut blessé en entraînant ses hommes pour passer le petit pont d’Arcole (16 novembre). Il servit ensuite àgénéral Bon Anghiari (14 janvier 1797), à la Favorite (16 janvier), et commanda l’arrière-garde de la division Guieu (14 mars). Il servit au Tagliamento (16 mars), et la prise du fort de Chiusa di Pletz (22 mars). Il remplaça Guieu à la tête de la 2ème division (juin). Commandant la 8ème division militaire de Marseille (octobre), il fit cesser les désordres, dissipa à Tarascon une bande d’insurgés (décembre). Employé à l’Armée d’Angleterre (janvier 1798), il fut envoyé à Marseille puis à l’Armée d’Orient (mars). Il commanda une brigade formée des 9ème et 85ème demi-brigades de ligne, division Reynier. Nommé général de division (mai), il se distingua à la prise d’Alexandrie (2 juillet), à la bataille des Pyramides (21 juillet), s’empara du camp des Turcs à Embabeh et devint commandant au Caire (21 octobre). Il partit pour occuper Suez (2 novembre), y entra (8 novembre), et prit part à l’expédition de Syrie (1799). Il servit à la prise du fort d’El-Arisch (9 février), puis au siège de Saint-Jean d’Acre. Il quitta le camp (14 avril), et prit sa part dans la victoire du Mont-Thabor (16 avril). Revenu au siège de Saint-Jean d’Acre, il entraîna ses soldats aux assauts sanglants des 7 et 10 mai. Dans l’assaut du 10 mai, il fut atteint d’une balle dans le ventre et mourut des suites de ses blessures à Attit près de Caïffa en Syrie, le 19 mai 1799.

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Les frégates de la Marine française sous la Révolution et l’Empire, 1789-1815

FrégateDans nos travaux modestes pour la SEHRI, voici plusieurs années que nous accumulons des notes sur les navires des flottes de la Révolution et l’Empire pour la période de 1789 à 1815. Voici donc une liste, qui demande à être corrigée, augmentée, simplement un outil de travail instantané de ce que nous savons à l’heure actuelle. Les listes de vaisseaux de ligne ont attiré l’attention des auteurs, prestigieux navires, les plus grosses unités de la flotte. Les frégates sont moins connues, bien que les livres d’histoire de la Marine citent beaucoup d’anecdotes et d’exploits des frégates de la Marine française. C’est avec plaisir que nous accepterons aides et modifications de ce petit travail incomplet et imparfait. Parmi d’autres auteurs, Rouyer dans ses travaux sur le blocus de Brest par les Anglais indique que la flotte française se composait au début de la guerre par 75 navires de ligne, dont 55 perdus (durant les premières années), 34 capturés, et 102 frégates, dont 82 capturées par les britanniques durant la même période1.

Active (?-?),

Africaine (?-1800-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Africaine (?-1814-?),

Aigrette (1776-?),

Alceste (1780-1802), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793), servit dans la Marine de Piémont-Sardaigne (1794), reprise par les Français (1794), à nouveau prise par les Anglais (1799), démantelée (1802),

Alerte (?-1799-?),

Amazone (1780-?),

Amphitrite (1766-?),

Amphitrite (1808-1809), elle fut sabordée par les Français dans le port de Fort-de-France (1809),

Amphitrite (-1814-1815-?),

Andromaque (1778-1796), elle fut détruite sur une côte,

Aréthuse (?-1792-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon,

Aréthuse (?-1812-1813-?),

Ariel (?-?),

Artémise (?-1798), elle brûla durant la bataille d’Aboukir,

Astrée (1780-1810-?),

Atalante (1768-1794-?), elle fut prise par un vaisseau de ligne ennemi en 1794,

Atalante (?-1803-1805-?),

Aurore (1781-1793), elle fut brûlée par les Anglais à Toulon,

Babet (?-1794-?),

Badine (1779-1803-?),

Barboude (?-?),

Belle-Poule (1802-1806-1816), elle fut capturée par les Anglais (1806), démantelée (1816),

Bellone (1779-1793), elle fit naufrage au large de Quiberon (1793),

Bellone (?-1794-1798-?), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Bellone (?-1801-1806-?), elle fut capturée par les Anglais (1806),

Bellone (?-1810-?), probablement capturée par les Anglais (île de France, 1810),

Belette (1780-?),

Bienvenue (?-1794-?), elle fut prise par les Anglais (1794),

Blonde (1781-?),

Boudeuse (1766-1800), elle fut démantelée au siège de Malte (1800),

Bravoure (?-1796-1801), elle fut détruite sur une côte,

Brune (1781-1794-?),

Calliope (?-1797-?),

Calypso (?-1806-1809-?),

Carmagnole (?-1794-1800), elle fit naufrage à Flessingue,

Caroline (?-1801-1802-?),

Carrère (?-1799-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Castor (?-1794-?), elle fut prise par les Anglais (1794),

Ceréa (1779-?),

Charente (?-1799), elle fit naufrage sur les côtes françaises,

Chiffonne (?-1801-?), elle fut capturée par les Anglais (1801),

Cigogne (?-1802-?),

Cléopâtre (1781-1793-1816), capturée au large de Guernesey par les Anglais (1793), elle servit dans la Royal Navy sous le nom d’HMS Oiseau.

Clorinde (?-1800-1811-?),

Cocarde (?-1796-1802), rebaptisée la Vertu, elle fit naufrage,

Colombe (?-1795-?),

Concorde (?-1793-1800-?), elle fut prise par les Anglais (1800),

Consolante (1774-1802), elle fit naufrage aux Antilles,

Coquette (1779-?),

Coquille (?-1798-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Cornélie (?-1799-1805-?),

Courageuse (1778-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Créole (?-1800-1802-?),

Crescent (?-?),

Cybèle (?-1794-?),

Danaé (1782-?),

Daphné (?-1794-1797-?), prise sur les Anglais (1794), fut reprise (1797),

Décade (?-1798-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Dédaigneuse (?-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Désirée (1796-1800-1832), elle fut capturée par les Anglais lors du raid de Dunkerque (7 juillet 1800),

Diane (?-1798-1800-?), elle fut capturée par les Anglais à Malte (1800),

Diane (?-1807-?),

Didon (?-1800-?),

Diligente (?-1794-?),

Driade (1783-?),

Égyptienne (?-1801-?), elle fut capturée à Alexandrie (1801),

Embuscade (?-1793-1798-?), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Émeraude (1779-?),

Engageante (1766-1794-1811), elle fut capturée par une division navale anglaise (1794),

Fée (1782-?),

Félicité (?-1786-1795-?),

Fidèle (?-1795-1802-?),

Fine (1779-1793), elle fit naufrage au large de la Nouvelle-Angleterre,

Flèche (1780-?),

Fleur de Lys (1782-?),

Flore (1806-1811), elle fit naufrage,

Forte (1794-1799-1801), elle fut prise par les Anglais (1799), incorporée dans la Royal Navy, fit naufrage en mer Rouge en 1801.

Fortunée (?-1791-1794-?), elle fut prise par les Anglais à Saint-Florent,

Franchise (-1800-1801-?),

Fraternité (?-1794-1800-?),

Freedom (?-1797), navire anglais capturé, se fracassa sur une côte,

Friponne (1778-1795-?),

Furieuse (?-1800-?),

Galathée (1779-1795), elle fit naufrage,

Galathée (?-1815-1817-?),

Gentille (1778-1795-?), elle fut capturée par les Anglais (1795),

Gloire (1778-1795-?), elle fut capturée par les Anglais (1795),

Guadeloupe (?-?),

Harmonie (?-1797), elle fut détruite à la côte,

Hélène (?-1793-?), elle fut prise au large de la Sardaigne (1793),

Hermione (1778-1793), elle fit naufrage en 1793.

Hermione (1804-1808), elle fit naufrage à l’approche du port de Brest dans l’Iroise (1808),

Hortense (1803-1840), rebaptisée la Flore (1814),

Immortalité (1795-1798-1806), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Impatiente (?-1796), elle fit naufrage dans la baie de Bantry (Irlande),

Impérieuse (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais (1793),

Inconstante (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais (1793),

Incorruptible (?-1796-1807-?),

Indépendant (?-1798-1799-?),

Insurgente (?-1793-1799-?), elle fut capturée par les Anglais (1799),

Iphigénie (?-1793), elle fut prise à Toulon par les Anglais, et livrée aux flammes,

Iphigénie (1777-1818), elle fut capturée par les Espagnols (1795), incorporée dans leur marine,

Iris (1781-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon et livrée aux flammes,

Iris (1780-?),

Junon (1780-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Justice (1794-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Loire (?-1798-1800-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Lutine (1779-1793-?), elle fut capturée par les Anglais à Toulon (1793),

Manche (?-1807-1810-?),

Médée (1778-1800-?), elle fut capturée par les Anglais (1800),

Méduse (1783-1796), elle fut détruite en mer,

Méduse (?-1797), elle sombra en mer,

Melpomène (?-1792-1794-1815), elle fut capturée par les Anglais à Calvi (1794),

Melpomène (?-1815-?),

Mignonne (1767-1794-1797), elle fut capturée par les Anglais (1794), brûlée lors de l’évacuation de Porto Ferraio (1797)

Mignonne (?1794-1799-?),

Minerve (1782-1794-1837), elle fut capturée par les Anglais à Saint-Florent (1794), entra au service de la Royal Navy sous le nom d’HMS St Fiorenzo.

Minerve (1794-1814), prise par les Anglais (1795), servit dans la Royal Navy sous le nom d’HMS Minerve, reprise par les Français (1803), elle fut rebaptisée la Canonnière, puis la Confiance (1809), à nouveau capturée par les Anglais (1810), rayé des cadres et démantelée (1814),

Minerve (?-1810-?), elle fut capturée par les Anglais à l’île de France (1810),

Modeste (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais à Toulon (1793),

Montréal (?-1793), elle fut capturée et brûlée par les Anglais à Toulon (1793),

Muiron (1797-1850),

Narcisse (?-1791-?),

Nayade (1779-?),

Némésis (?-1796-?), elle fut prise à Tunis (1796),

Néréide (1779-1816), elle fut prise par les Anglais (1797), reprise par les Français (1810), reprise par les Anglais (1810), démantelée en 1816,

Nymphe (1782-1793), elle fit naufrage à Noirmoutier,

Pallas (?-1800-?), Elle fut prise par les Anglais (1800),

Perdrix (1784-1793-?),

Perle (?-1792-1793-?),

Piémontaise (?-1805-1806-?),

Pique (?-1793-1795-?), elle fut prise par les Anglais (1795),

Pomone (1785-1803), elle fut prise par les Anglais (1794), s’écrasa sur un rocher (1802), renflouée mais vendue et démantelée (1803),

Pomone (1805-1811-?), elle fut capturée par les Anglais (1811),

Poulette (1782-?),

Poursuivante (1796-1806-?), elle fut transformée en ponton (1806),

Pourvoyeuse (1774-1786-?),

Précieuse (1779-1799-?),

Preneuse (?-1796-1799), elle sabordée par son commandant et détruite sur une côte,

Prévoyante (?-1795-?), elle fut prise par les Anglais (1795),

Prompte (?-1793-?),

Proserpine (?-1793-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Prudente (?-1794-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Psyché (?-1805-?), elle fut capturée par les Anglais (1805),

Railleuse (1779-?),

Régénérée (?-1795-1801-?),

Républicaine (?-1794-?),

République française (1794-1796-1810), rebaptisée Renommée, elle fut prise par les Anglais (1796),

Résistance (1795-1797-1814), elle fut prise par les Anglais (1797),

Résolue (1778-1798-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Réunion (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais (1793),

Revenge (?-1794-?), elle fut capturée par les Anglais (1794),

Révolution (?-1796-1797-?),

Révolutionnaire (?-1794), elle se fracassa sur une côte,

Rhin (?-1805-1806-?),

Richmond (?-1793), elle brûla lors de l’expédition de Sardaigne,

Romaine (?-1798-1799-?),

Rubis (?-1813), elle fut drossée sur les côtes des îles de Los, et coula (1813),

Sardine (1779-?),

Sauvette (1783-?),

Seine (1794-1798-1803), elle fut capturée par les Anglais (1798), fit naufrage en heurtant un banc de sable près du Texel (1803),

Sémillante (1781-?),

Sémillante (1792-1810), elle fut prise par les Anglais (1809), désarmée (1810),

Sensible (?-1792-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793),

Sensible (?-1798-?), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Sérieuse (1779-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon, et fut livré aux flammes (1793),

Sérieuse (?-1798), elle fut coulée par les Anglais à la bataille d’Aboukir,

Sirène (?-1798-1800-?),

Subtile (1780-?),

Succès (?-1801-?), elle fut capturée par les Anglais (1801),

Sultane (1764-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793),

Surveillant (?-1794-?),

Surveillante (1778-1796), elle fit naufrage dans la baie de Bantry,

Suzanne (1779-?),

Sybille (?-1794-?), elle fut prise par un vaisseau ennemi (1794),

Tamise (1758-1793-1796-1803), prise sur les Anglais (1793), elle fut reprise (1796),

Thémis (?-1805-1806-?),

Thétis (?-1793-1794-?),

Topaze (?-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793),

Topaze (?-1808-1809-?), elle fut prise par les Anglais à la Guadeloupe (1809),

Tourterelle (1766-?),

Tourtereaux (1781-?),

Tribune (?-1794-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Uranie (1788-1807), rebaptisée Tartu (1793), capturée par les Anglais (1797), incorporée dans la Royal Navy sous le nom d’HMS Uranie, vendue et démantelée (18007),

Uranie (?-1801-1802-?),

Variante (?-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Vengeance (1794-1800-1814), elle fut prise par les Anglais (1800),

Vénus (1782-1800-?), elle fut prise par les Anglais (1800),

Vénus (?-1806-1810-?), elle fut prise par les Anglais dans l’océan Indien (1810),

Vertu (?-1796-1798-?),

Vestale (1780-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Victoire (?-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon, et livrée aux flammes,

Victorieuse (?-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon, et livrée aux flammes,

Vigilante (?-1793-?),

Ville de Lorient (?-1794-1797-?),

Virginie (?-1795-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Volontaire (?-1794), elle se fracassa sur une côte.

196 frégates.

Notes et liste de Laurent Brayard

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1 L. V. Rouyer, Le blocus anglais du port de Brest de 1799 à 1802.

Le général Rossignol, entre conspirations, dépravations, massacres et incompétence notoire

Rossignol, armée des côtes de BrestJean-Antoine Rossignol dit Francoeur, naquit à Paris en 1759. Engagé volontaire au régiment Royal-Roussillon (1775), en congé (1783), il devint ouvrier-orfèvre et participa à la prise de la Bastille (14 juillet 1789). Fusilier dans la Garde Nationale parisienne, puis sergent et enfin capitaine dans la 35ème division de gendarmerie des Vainqueurs de la Bastille (août 1792). Lieutenant-colonel de cette division (9 avril 1793), il passa adjudant-général à l’Armée des Côtes de la Rochelle (12 avril). Il fut toutefois mis en état d’arrestation à Saint-Maixent (juin ) puis remis en liberté (4 juillet), adjudant-général chef de brigade (10 juillet), général de brigade (12 juillet), général de division (15 juillet), il fut nommé commandant en chef de l’Armée des Côtes de la Rochelle (24 juillet). Ascension incroyable sigénéral Rossignol nous en jugeons par les piètres qualités de ce politicien sans-culotte. Sa carrière fut chaotique, il fut suspendu de ses fonctions par les représentants Bourdon de l’Oise et Goupilleau de Fontenay (22 août). Mais grâce à ses appuis, il était de retour dès le 28 août et reprit son commandement (31 août). Vainqueur à Doué et Thouars, il fut battu à Coron (18 septembre) et passa général en chef de l’Armée des Côtes de Brest, à la place de Canclaux (29 septembre). Il fut encore nommé commandant en chef de toutes les forces de l’Ouest, Armée de l’Ouest, des Côtes de Brest, des Côtes de Cherbourg (11 novembre). Battu à Dol et Antrain durant la virée de Galerne, il fut rétrogradé au commandement de l’Armée des Côtes de Brest (25 novembre). Il fut destitué par ordre du Comité de Salut Public (27 avril 1794), et finalement décrété d’arrestation (2 août). Il fut décrété d’accusation par la Convention à la suite général Rossignol 2de l’insurrection montagnarde et jacobine du 1er prairial (25 mai 1795). L’amnistie générale décrétée par la Convention avant sa séparation sauva sa tête, mais il fut encore décrété d’arrestation (11 mai 1796), comme complice de Babeuf, mais acquitté. A la tête des citoyens du Faubourg Saint-Antoine, il prit part à la journée révolutionnaire du 18 fructidor (4 septembre 1797). Admis au traitement de réforme (2 juillet 1798), il demanda à se rendre auprès de Bonaparte, mais ne put le rejoindre en Égypte, ayant toutefois gagné Naples. A nouveau décrété d’arrestation (16 septembre 1800) comme conspirateur, il reçut l’ordre de s’éloigner de la capitale à 40 lieues de celle-ci et il fut arrêté à nouveau (18 octobre 1800), à Melun, à la suite de l’attentat contre le 1er Consul du 24 décembre 1800. Déporté aux îles Seychelles (1801), l’un des bourreaux de la Vendée, responsable des massacres infâmes sous son commandement, mourut dans l’île d’Anjouan, dans l’archipel des Comores, le 29 mars 1802. Émile Gabory dit de lui dans son ouvrage sur La Révolution et le Vendée :

guerre de vendée 3« Ancien orfèvre, ancien vainqueur de la Bastille et septembriseur ce dont il tirait son principal titre de gloire, venu dans l’Ouest comme lieutenant-colonel de la 35ème division de Gendarmerie, prend part aux combats des Mauges avec le moins d’exposition possible, il se fait l’interprète de sa troupe qui ne veut pas aller au feu, à moins d’être à 6 contre 4… cette démarche peu honorable lui vaut d’être envoyé à Tours. Là ses soldats se prennent de querelle avec ceux de Westermann, Westermann et Rossignol se disputent, le second appelle le premier « Repris de Justice », Westermann le fait interner, mais sur Rossignol « le plus brave des républicains veille une puissance tutélaire, l’adjoint au ministre de la Guerre, Ronsin. Rossignol reçu par le Comité de Salut Public exhibe ses mérites politiques, alors c’est la revanche des amertumes subies, c’est l’avancement vertigineux, le 10 juillet 1793, il est renvoyé à l’Armée, quelques jours après il succède à Biron. Pourtant les soldats le méprisent, ils l’ont vu se déguiser en femme pour frapper dans l’ombre, la nuit, un de ses sergents, ils l’ont vu faire la contrebande du sel. Les représentants Bourdon et Goupilleau de Montaigu l’accusent d’avoir volé les chevaux de son prédécesseur et pillé la maison de Monsieur de Lespinay-Grammont, émigre, où il passait la nuit avec des prostituées, en compagnie du représentant Bourbotte. Ils le rencontrent à Chatonnay, Goupilleau lui tend sa destitution en disant « lisez-vous n’êtes plus rien ! » Rossignol dans ses mémoires écrit qu’il répondit « puisque je ne suis plus rien, je n’ai rien à faire ici, et prenant son sabre, les saluant : vous croyez m’avoir donné un brevet de Jean Foutre, ce sera un brevet d’honneur de plus ! ». Il se rend à Paris soutenu par le fidèle Ronsin comparait à la Convention, la main sur la poitrine, il déclare avec des trémolos dans la voix « mon cœur et mon âme sont à la Patrie », il explique qu’il a été destitué parce qu’il veut l’écrasement de la Vendée, ce qui ennuie beaucoup Goupilleau de Fontenay, intéressé à conserver sa propriété, Bourbotte confirme, la cause est entendue, l’arrêté des représentants est cassé, Rossignol absous, Robespierre laisse tomber de la tribune présidentielle ces paroles réconfortantes « La Convention Nationale sait apprécier le mérite des vrais défenseurs de la Patrie, vous êtes un des vainqueurs de la Bastille, Retournez à votre poste, combattez les brigands avec courage, la Convention Nationale vous invite aux Honneurs de la Séance ». Rossignol revient en Vendée, il installe son QG à Niort, la République lui devra de sanglantes défaites, c’est de lui qu’on disait : Tant que le Rossignol Chantera L’Armée Républicaine Déroutera ! ».

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La frégate l’Alceste

frégate l'Alceste 2L’Alceste (1780-1802), frégate de 32 canons en service dans la Marine française. Elle fut construite par l’arsenal de Toulon sous les plans de l’ingénieur naval Coulomb, commandée en avril 1780, sa quille fut posée en mai et elle fut lancée en octobre, armée en février 1781. Elle servit dans l’escadre de Méditerranée, mais elle fut prise par les Anglais au siège de Toulon (août 1793). Elle fut évacuée (18-19 décembre), lors de la fuite des coalisés du port de guerre français et transférée à la Marine du royaume de Piémont-Sardaigne (début 1794). Elle ne tarda pas à être reprise par les Français, par la Boudeuse (8 juin 1794), et fut confiée au lieutenant Lejoille. Ce dernier captura le brick anglais Scout, au cap Bon (4 août), qui entra au service de la Marine française. Elle servit dans l’escadre du contre-amiral Martin lors de la bataille de Gênes, (cap Noli), le 14 mars 1795. Le capitaine Hubert en pris le commandement (31 mars), et participa à la capture du vaisseau de ligne Berwick au large de la Corse. Voici une lettre du capitaine à son père racontant ce combat :

« Mon cher père, le 25 messidor, au point du jour, étant nord et sud avec le golfe de Fréjus, nous aperçûmes l’armée anglaise, plus forte que nous de 9 vaisseaux, dont 5 trois ponts. Les vents étant alors grand frais du nord-ouest, nous étions fort mal en ordre, et les Anglais, se formant en ligne en arrivant, doublement forts du nombre de leurs vaisseaux et de leur position, auraient pu engager une affaire générale que tout concourait à rendre très désavantageuse à notre armée. Mais les destinées de la République veillaient sur nous, et les Anglais, au lieu de profiter d’un avantage qu’ils ne retrouveront peut-être jamais, ayant viré pour se former en ligne à l’autre bord, notre général profita de cette fausse manœuvre pour former sa ligne par ordre de vitesse, en faisant forcer de voiles à toute l’armée pour aller s’embosser dans le golfe de Fréjus et soutenir le combat de manière moins inégale, s’il prenait fantaisie à l’ennemi de nous y venir attaquer. Une partie de cette bonne disposition fut cependant détruite par les vents qui calmaient à mesure que nous approchions la terre, tandis que les Anglais, ayant reviré au même bord que nous, en conservaient davantage, étant plus au large, de sorte qu’à midi, les vents ayant passé à l’est petit frais, ils ne purent joindre que cinq à six vaisseaux de notre arrière-garde avec lesquels ils engagèrent le combat sans pouvoir les dépasser. Le vaisseau l’Alcide, qui se trouvait serre-file, ayant été désemparé après une heure et demie de combat, le général fit signal à la frégate la Justice, de 40 canons de 18, d’aller donner la remorque à ce vaisseau. Comme elle ne prenait probablement pas assez promptement les dispositions nécessaires à cette manœuvre, le général lui réitéra son ordre, et le moment d’après fit le même signal à la frégate l’Alceste de 32 canons de 12. Aussitôt je donnai vent devant, et, prolongeant l’armée aux autres amures, je fus passer à portée et demie de fusil sous le beaupré du vaisseau anglais, et, lui lâchant toute ma bordée, je m’approchai de l’Alcide pour lui donner la remorque, malgré le feu violent de deux vaisseaux à trois ponts et du soixante-quatorze qui me prolongeaient alors de l’avant à l’arrière, et qui tuèrent à mes côtés un de mes officiers, mon capitaine d’armes et deux matelots, et me couvrirent moi-même d’éclats. Malgré le feu, je serais venu cependant à bout de mon opération, si l’incendie, qui se déclara à borde de l’Alcide, ne m’eût ôté tout espoir de le sauver. N’espérant plus lui-même, il amena, et je repris les amures à tribord pour rejoindre l’escadre française. Malgré le feu non interrompu de cinq vaisseaux dont deux à trois ponts, pendant cinq quarts d’heure, je parvins, quoique fort en désordre, à me mettre hors de leur portée. J’eus dans cette affaire, dix-huit tués et trente-trois grièvement blessés, quarante-quatre boulets dans le corps de la frégate et sept au-dessous de l’eau, le grand mât percé de trois boulets, le mât d’artimon de deux, plus de trois cents trous dans mes voiles, et mes manœuvres hachées au point d’être obligé de brasser les vergues avec des amures de bonnettes et des drisses de flammes. Le vaisseau l’Alcide, en sautant, ayant séparé l’avant-garde anglaise, l’escadre française fut mouiller à Fréjus mais comme il fallait serrer le vent pour y aller, et que cela m’était impossible, je fus de relâche à Nagais, à deux lieues de là, pour me réparer, et le général expédia une autre frégate pour m’y accompagner et me prêter secours ».

Elle convoya Aubert Dubayet à Constantinople qui était envoyé en mission diplomatique auprès de la Porte (mars 1796), passa sous le commandement de Trullet (novembre 1796-janvier 1797), effectuant des missions de patrouille sur les côtes italiennes. Elle passa sous le commandement du capitaine Barré (1798), et participa à l’expédition d’Égypte, transportant le général Reynier. Elle fut prise par les Anglais (18 juin 1799), et prit du service dans la Royal Navy. Elle fut envoyée en Angleterre, enregistrée dans la catégorie des bricks (sloops) en 1801, mais jugée probablement en mauvais état ou inutile, elle fut transformée en batterie flottante (août 1801), puis vendue pour 1 445 livres pour être démantelée (20 mai 1802).

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Jean-Joseph Hubert, né à Saint-Arnoult-en-Yvelines, le 17 décembre 1765. S’enrôla dans la Marine royale (1780), il servit sur le vaisseau de ligne Languedoc, il combattit à son bord durant la guerre d’Indépendance américaine, sous-lieutenant (1787), enseigne de vaisseau (12 janvier 1792), il servit sur le Vengeur, jusqu’à qu’il fit naufrage au large d’Ajaccio. Il reçut le commandement du chébec Jacobin (1793), lieutenant de vaisseau (10 septembre 1794), il servit sur la frégate la Boudeuse (21 octobre), puis sur la frégate l’Alceste (31 mars 1795), capitaine (de frégate ?, 4 mai), il servit à la bataille des îles d’Hyères, puis passa sur la frégate la Junon (février 1796), capitaine commandant le Guillaume Tell (10 mai 1797), puis le Banel (août 1798), et le Frontin, la frégate la Carmagnole (1799), qui s’échoua sur la côte de Vlissingen au cours d’une tempête, et se trouva tellement désemparée et endommagée que le navire fut démantelé plus tard sur place (1800). Commandant de la frégate la Créole (9 mars 1801), passa sur le vaisseau Swiftsure, chevalier de la Légion d’honneur (1804), commandant de l’Indomptable (19 juillet), officier de la Légion d’honneur, il combattit à la bataille des Quinze-Vingt (juillet 1805), puis à la bataille de Trafalgar (21 octobre), où son navire put se dégager et battre en retraite, il vînt au secours des survivants du Bucentaure (25 octobre), s’ancra au large de Cadix alors que la tempête faisant rage, ses câbles furent rompus et il fut drossé sur le rivage alors qu’il était surchargé d’hommes, il n’y eut que 150 survivants sur 1 200 hommes à son bord, Hubert fut du nombre des disparus, engloutis par la mer durant la tempête.

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Louis-Jean-Nicolas Lejoille, né le 11 novembre 1759, à Saint-Valéry-sur-Somme, fils d’un capitaine de navire marchand, mousse sur le brigantin l’Elizabeth, commandé par son père (1766), il fit des études à Abbeville et Amiens, puis revînt sous le commandement de son père, à bord du De Granbourg, où il servit comme timonier, il servit dans la Marine royale dans l’escadre du bailli de Suffren, dans la campagne des Indes, timonier sur la flûte La Tamponne (1776), second lieutenant sur le brick La Vengeance (1779), il combattit à la bataille de Porto Praya (1781), lieutenant de frégate (1782), il retourna sur le De Granbourg et commanda le navire à la place de son père (1784-1791), servit ensuite dans la Marine de la République, capitaine (6 mai 1793), commandant la corvette La Céleste, il s’empara du navire anglais Shout (18 canons), avec comme port d’attache Brest. Il passa lieutenant sur le vaisseau de ligne Le Tonnant, et participa à la prise de la frégate anglaise l’Alceste (4 juin 1794), dont il prit le commandement. Dans l’escadre du contre-amiral Martin, il participa avec son navire à la prise du vaisseau de ligne anglais, Berwick (74 canons), mais il fut grièvement blessé à la jambe et au bras droit et dut passer une convalescence à Gênes (1795). Capitaine de vaisseau, chef de division, il commanda le Généreux durant la bataille d’Aboukir (1er et 2 août 1798), il tenta de s’emparer sans succès du Bellerophon, mais prit au large de la Crète le vaisseau anglais Leander, après un combat de cinq heures, puis rejoignit Corfou, qui fut bientôt assiégée par une force coalisée (1798-1799), il eut les deux jambes emportées par un boulet lors d’un combat devant le fort de Brindisi, et mourut de ses blessures (9 avril 1799).

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Le général Dumas, la forte tête

général Dumas 6Thomas-Alexandre Dumas Davy de la Pailleterie, père du fameux Romancier, naquit à Jérémic, à Saint-Domingue en mars 1762. Fils du Marquis Alexandre Davy de La Pailleterie et d’une négresse, il était de haute taille et d’une force exceptionnelle. S’engagea volontaire au régiment de dragons de la Reine (1786), brigadier (février 1792), il servit à l’armée du Nord de 1792 à 1793. Lieutenant dans les hussards de la Liberté (septembre), puis lieutenant-colonel de la légion franche des Américains et du Midi (15 septembre). Envoyé à Béthune (juillet 1793) et nommé général de brigade (30 juillet). Repoussé de Roncq (27 août), il fut nommé général de division et commandant du camp degénéral Dumas 2 Mons-en-Pévèle (septembre). Nommé commandant en chef de l’armée des Pyrénées-Occidentales (8 septembre), il était à son poste le mois suivant mais fut empêché de prendre son commandement par les représentants du Peuple qui maintinrent Muller à son poste. Chargé de conduire un renfort de 10 000 hommes de cette armée à l’armée de l’Ouest (30 novembre), il fut nommé commandant en chef de l’armée des Alpes (22 décembre). Il s’empara du Petit Saint-Bernard et du Mont-Cenis, il quitta l’armée pour se rendre à Paris (juillet 1794). Il fut nommé commandant de l’École de Mars au camp des Sablons (2 août) mais dès le 5 août fut envoyé à l’armée de Sambre-et-Meuse comme général de division. Commandant en chef de l’armée de l’Ouest à la place de Vimeux (17 août), puis général Dumascommandant en chef de l’armée des Côtes de Brest (24 octobre). Il fut mis en réforme (7 décembre) et rentra chez lui. Remis en activité comme commandant de la place de Sedan (14 novembre 1795) et chargé d’occuper le pays de Bouillon, il démissionna mais sa demande fut refusée. Nommé commandant de la place de Landau, puis commandant des vallées de la Tarentaise et de la Maurienne à la place de Carteaux (22 août 1796). Il passa à l’armée d’Italie et commanda la cavalerie de l’armée sous Kilmaine. Il servit au blocus de Mantoue (décembre), puis à la bataille de la Favorite (16 janvier 1797). Commanda la cavalerie sous Masséna mais irascible de caractère se brouilla avec Berthier. Il servit sous Joubert dans le Tyrol, servit au combat de Neumarck (22 mars). Il tua plusieurs cavaliers ennemis et défendit seul le pont de Brixen pendant quelques minutes contre un escadron de cavalerie autrichienne donnant le temps aux siens de le secourir et de repousser l’attaque. Il fut blessé en cette occasion de deuxgénéral Dumas 3 coups de sabre (23 mars 1797). Cet exploit lui valut le surnom d’Horatius Coclès du Tyrol. Il servit ensuite à Mittelwald (28 mars) et commanda une division de cavalerie toujours à l’armée d’Italie (11 avril 1797). Commanda la 2ème division de cavalerie (14 juin) et passa à l’armée d’Angleterre. Commandant une division de dragons à la dite armée (janvier 1798), il s’embarqua pour l’armée d’Orient (19 mai) et commanda la cavalerie de l’armée (23 juin). Il s’empara de Menzaleh (7 octobre) puis servit à la répression de la révolte du Caire (21 et 22 octobre). Autorisé à rentrer en France (janvier 1799), il partit d’Alexandrie (7 mars) mais fut fait prisonnier de guerre à Tarente et ne fut remis en liberté qu’en avril 1801. Admis au traitement de réforme (septembre 1802), il était connu pour son opposition à Bonaparte avec lequel il s’était brouillé de longue date et qu’il détestait. Il mourut obscurément le 26 février 1806, à Villers-Cotterêts dans l’Aisne après avoir tenté piteusement de se lancer dans le commerce.

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Les bricks dans la Marine française de la Révolution et de l’Empire 1789-1815

Bricks :

BrickLe brick était un navire à deux mâts, un grand mât et un mât de misaine, possédant des voiles carrées et gréées sur des vergues, ainsi qu’une brigantine à l’arrière. C’était un navire très maniable, employé souvent pour la guerre de course, le cabotage ou le convoyage, il fut souvent utilisé par les négriers. C’était à peu près l’équivalent du sloop pour les Anglais. Cette liste est non exhaustive, c’est une liste de travail qui ne demande qu’à être augmentée, corrigée, un état des lieux de nos propres travaux, nous serons heureux de toutes les aides disponibles, possibles que nos lecteurs érudits pourront nous apporter.

Abeille (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796),

Actif (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Albanaise (?-1800-?), il fut pris par les Anglais (1800),

Alerte (?-1793), il fut pris par les Anglais à Toulon, et livré aux flammes,

Alerte (?-1794), il fut détruit à Douarnenez,

Alerte (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796),

Alerte (?-1799-?), il fut pris par les Anglais (1799),

Amaranthe (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais (1794),

Amitié (?-1787-1789-?),

Amulette (?-1793-?), il fut pris par les Anglais à Toulon (1793),

Anne (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Aréthuse (?-1798-?), il fut capturé par les Anglais (1798),

Argus (?-1805-?),

Assemblée Nationale (?-1795), il fit naufrage,

Atalante (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Athénienne (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Auguste (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais dans le port de Calvi (1794),

Aurore (?-1801-?), il fut capturé par les Anglais (1801),

Avenger (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais (1794),

Aventurier (?-1798-?), il fut capturé par les Anglais (1798),

Ayelon (?-1810-?),

Betsy (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Brune (?-1799-?), il fut capturé par les Anglais (1799),

Brutus (?-1795-?), il fut pris par les Anglais (1795),

Bulldog (?-1801-?), il fut pris par les Anglais (1801),

Carmagnole (?-1795), il fit naufrage à la Barbade,

Cerbère (?-1800-?), pris par les Anglais dans la rade de Lorient,

Citoyenne (?-1802), il fit naufrage sur les côtes françaises,

Coreyre (?-1798-?), il fut pris par les Anglais (1798),

Courageux (?-1797), il brûla lors d’un combat,

Coureur (?-1794-?),

Coureuse (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Courrier National (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Curieuse (?-1800-1801-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Curieux (?-1793-?), il fut capturé par les Anglais (1793),

Cygne (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Cygne (?-1806-1808), incendié par son capitaine pour ne pas être pris par les Anglais,

Cynthia (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Décius (?-1794), il fut coulé par les Anglais aux Antilles,

Décius (?-1796), il fut brûlé par les Anglais,

Éclair (?-1793-?), il fut capturé par une frégate ennemie (1793),

Écureuil (?-1796), il fut brûlé par les Anglais,

Entreprenant (1808-?),

Épervier (?-1802-?),

Espérance (?-1801), il fit naufrage sur les côtes françaises,

Espiègle (?-1793-?), il fut capturé par les Anglais (1793),

Espiègle (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais (1794),

Espion (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Etna (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Étourdie (?-1796), il fut détruit au mouillage par les Anglais,

Éveillé (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Expédition (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Fiamma (1807-1810-1812), il fut capturé par les Anglais, rebaptisé HMS Carlotta, il fit naufrage au cap Passaro,

Flèche (?-1794-?), il fut capturé à Bastia par les Anglais (1794),

Franklin (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais près d’Ouessant (1796),

Furet (?-1805-1806-?), il fut capturé par les Anglais (1806),

Gerfaut (?-1796), il fut détruit à Tunis,

Gobe Mouche (?-1808-?), il fut capturé par les Anglais (1808),

Guadeloupe (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais (1794),

Hasard (?-1796), il fit naufrage à Sainte-Marguerite,

Inconnue (?-1794), il fut capturé par les Anglais et brûlé (1794),

Infante (?-1795-?)

Insolente (?-1800), il fut détruit sur une côte,

Jean Bart (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Liberté (?-1794-1795), il fut capturé par les Anglais (1794), peut-être repris par les Français, mais coulé par les Anglais (1795),

Ligurienne (?-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Lodi (?-1802-1803-?), Il fut capturé par les Anglais (1803), au large de Léogane,

Lutin (?-1793-?), il fut pris par les Anglais (1793),

Marie-Catherine (?-1798-?),

Mérope (?-1798-?),

Minerva (?-1797-?), il fut pris par les Anglais (1797),

Mondovi (?-1798-?), il fut pris par les Anglais (1798),

Moselle (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Mutine (?-1797-?), il fut pris par les Anglais (1797),

Narcisse (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Pandour (?-1795-?), il fut pris par les Anglais (1795),

Petit Jacobin (?-1793-?)

Postillon (?-1796), il fut détruit à Tunis,

Providence (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais dans le port de Calvi (1794),

Quartidi (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Railleur (?-1798-?),

Ranger (?-1797-?), navire anglais capturé, repris (1797),

Rayon (?-1796), il fut détruit au mouillage,

Reprisal (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Républicaine (?-1795-1796-?), il fut pris par les Anglais (1795), peut-être repris par les Français, puis à nouveau par les Anglais (1796),

Requin (?-1795-?), il fut pris par les Anglais (1795),

Résolution (?-1797), il fut capturé par les Anglais (1797),

Rude (?-1795), il fut détruit par les Anglais (1795),

Saint-Joseph (?-1799-?), il fut pris par les Anglais (1799),

Salamine (?-1798-1799-?), il fut pris par les Anglais (1799),

Sans-culottes (?-1795-?), il fut pris par les Anglais (1795),

Scout (?-1794-1795), navire anglais capturé (1794), il fit naufrage à Cadix,

Sénégal (?-1801), il fut détruit sur une côte,

Sincère (?-1793-?), il fut pris par les Anglais à Toulon (1793),

Sirène (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Speedy (?-1795-?), navire anglais capturé, repris par les Anglais (1795),

Suffisante (?-1795-?), il fut pris par les Anglais (1795),

Tarleton (?-1793-?), il fut pris par les Anglais à Toulon (1793),

Téméraire (?-1795-?), il fut pris par les Anglais (1795),

Terrible (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796),

Trois-Couleurs (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796),

Trompeuse (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Utile (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796),

Vengeur (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Venteux, (?-1803-?), il fut pris par les Anglais (1803),

Victor (?-1810-?), probablement capturé par les Anglais à l’île de France (1810),

Victorieuse (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Vipère (?-1794-?), il fut pris par les Anglais (1794),

Volcan (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796),

Voltigeur (?-1796-?), il fut pris par les Anglais (1796).

110 bricks

Notes et liste de Laurent Brayard

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