Le général Jean Hardy, des volontaires à l’hécatombe de Saint-Domingue

général Jean HardyJean Hardy, naquit à Mouzon dans les Ardennes en 1762. Soldat au régiment ci-devant Monsieur (1783), caporal (1785), sergent (1786), Fourrier (1787), démissionnaire (mai 1792) et devint adjudant-major dans la Garde nationale d’Épernay. Capitaine au 8e bataillon de la Marne (28 juillet), il servit à Valmy, et devent lieutenant-colonel du 8e de la Marne (23 septembre). Il servit à l’Armée des Ardennes (1793 à 1794). Élu lieutenant-colonel du 7e de la Marne (7 juillet 1793), il servit à Wattignies (16 au 18 octobre), puis à la défense de Philippeville. Général de brigade (16 novembre), il força les gorges de Bossus-les-Walcourt (26 avril 1794), prit Thuin (10 mai), servit à la division Marceau et s’empara de Fontaine-l’Évêque (25 mai). Il prit part au siège de Charleroi (28 mai), défendit le passage de la Sambre à Monceau (3 juin) et servit à Fleurus (26 juin). Armée de Sambre-et-Meuse, division Marceau, il servit au siège de Maëstricht, puis à celui de Mayence (1794-1795). Commandant la division Marceau, à la mort du général (septembre 1796), puis une brigade dans la division Ligniville (octobre). Il tint tête à l’ennemi dans le Hunsrück, et y fut grièvement blessé (26 novembre). Commandant la 5e division de l’armée (janvier 1797), puis la 4e de l’Armée de Mayence (décembre). Il servait sous Sainte-Suzanne à Strasbourg (1798), destitué mais réintégré, il passa à l’Armée d’Angleterre puis servit durant la 2e Expédition d’Irlande. Le 15 juillet, il mit la voile pour l’Irlande, et devint commandant des troupes sur l’escadre de Bompart (16 septembre). Fait prisonnier par les Anglais sur le vaisseau le Hoche (12 octobre), et échangé (décembre). Armée de Mayence, puis du Danube, général de division (1799). A l’Armée d’Helvétie où il commandait la 6e division, commandant à Mayence, puis inspecteur aux revues (octobre 1800). Blessé au combat d’Ampfing (1er décembre). Général de division à l’Armée de Saint-Domingue, il partit de Brest et débarqua à l’Ouest du Cap Français (5 février 1802). Entra dans la ville le lendemain, commandant la division du Nord ou 3e division (mars). Obtint la soumission du général noir Christophe (fin avril). Il mourut des fièvres au Cap Français, le 29 mai 1802.

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Représentants du Peuple en mission auprès des armées, 1793-1794

Représentants du Peuple auprès des armées 1793 :

  1. Armée du Nord : Gasparin, Duhem, Delbret, Carnot, Courtois, Cochon, Lequinio, Salengros, Bellegarde, Duguesnoy et Cavaignac.

  2. Armée des Ardennes : Delaporte, Hentz, Deville et Milhaud.

  3. Armée de la Moselle : Soubrany, Maribou-Montant, Maignet et Levasseur.

  4. Armée du Rhin : Rewbel, Merlin de Thionville, Hauffmann, Ruamps, Pflieger, Duroy, Louis, Laurent, Ritter et Ferry.

  5. Armée des Alpes, Albitte, Gauthier, Nioche et Dubois-Crancé.

  6. Armée d’Italie : Barras, Beauvais de Paris, Despinassy et Pierre Payle.

  7. Armée des Pyrénées-Orientales, Fabre de l’Hérault, Leyris, Bonnet de l’Hérault, Projean.

  8. Armée des Pyrénées-Occidentales, Féraud, Isabeau, Carreau, Chaudron-Rousseau.

  9. Armée des Côtes de la Rochelle : Carra, Choudieu, Garnier de Saintes, Goupilleau, Mazade, Treillard.

  10. Armée des Côtes de Brest : Alquier, Merlin, Gillet et Sevestie.

  11. Armée des Côtes de Cherbourg : Prieur de la Marne, Prieur de la Côte d’Or, Romme, Lecointre de Versailles.

  12. En Corse : Salicetti, Delcher, Lacombe-Saint-Michel.

  13. Département de la Loire-Inférieure, Coustard.

Représentants du Peuple auprès des armées, pour la levée extraordinaire de chevaux, 17 brumaire an 2 :

  1. Armée du Nord, Bollé,

  2. Armée des Ardennes, Phiéger,

  3. Armée de la Moselle, Faure,

  4. Armée du Rhin, Durpi,

  5. Armée des Alpes, Petit-Jean,

  6. Armée d’Italie, Delbret,

  7. Armée des Pyrénées-Orientales, Bentabolle,

  8. Armée des Pyrénées-Occidentales, Cavaignac,

  9. Armée de l’Ouest, Lakanal,

  10. Armée des Côtes de Brest, Alquiar,

  11. Armée des Côtes de Cherbourg, Guillemardet,

  12. Armée intermédiaire, Vidalin.

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Les Corsaires sous la Révolution et l’Empire, 1789-1815

La prise du Kent par SurcoufCe modeste travail de la SEHRI s’attache à faire un décompte des navires corsaires ayant servi dans la marine française durant la Révolution et l’Empire. Cette période fut riche en exploit de nos corsaires, l’histoire retentit bien sûr du nom de Surcouf, le plus célèbre d’entre eux, par ailleurs le plus chanceux et qui ne fut jamais pris. L’homme s’empara de dizaines de navires anglais, puis devînt armateur d’autres navires corsaires, terminant riche et respecté, célèbre aussi pour le fameux duel qu’il livra contre une quinzaine d’officiers prussiens de l’armée d’occupation, qu’il amena à la raison. Si le thème des corsaires a passionné, il n’y a pas, ou peu de travaux généraux qui abordent le sujet dans sa largeur et sur toute la période. Nous avons tenté d’établir une première liste avec des chiffres épars, donnés ici ou là dans des ouvrages anciens. Jules Lecomte et Fulgence Girard indiquent par exemple qu’en 1793, la ville de Marseille lança 33 navires corsaires, que Saint-Malo en lança 17, que Le Havre en lança 28 et que Dunkerque en lança 281.

Actif (?-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Actif (?-1804-?),

Adolphe (?-1803-?),

Affamé (?-1793-?), il fut capturé par les Anglais (1793),

Africaine (?-1793-?),

Afrique (?-1793-?),

Aimable-Marie (?-1793-?),

Alerte (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Alerte (?-1800-?),

Amérique (?-1793-?),

Ami-des-Lois (?-1793-?),

Antigeorge (?-1793-?),

Apollon (?-1797-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Argus (1798-1799-?), il fut pris par les Anglais (1799),

Ariège (?-1800-?),

Asie (?-1793-?),

Bellilois (?-1800-?),

Bellone (?-1800-1803-?),

Blonde (?-1804-?), il fut capturé par les Anglais (1804),

Boulonnais (?-1803-?),

Brave (?-1804-?), il fut capturé par les Anglais (1804),

Brave Marseillais (?-1793-?),

Castor (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Catherine-Rose (?-1793-?),

Charlotte (?-1793-?),

Chasseur (?-1807-?),

Chéri (?-1798), il fut coulé par les Anglais,

Citizen Genêt (?-1793-?),

Citoyen (?-1793-?), capturé par une frégate espagnole (1er avril 1793),

Citoyenne Française (?-1793-?),

Club de Marseille (1793-?),

Concurrent (?-1795-?),

Confiance (?-1800-?),

Contre-Amiral-Magon (?-1803-?),

Convention (?-1795-?), capturé par les Anglais (1795),

Custice (?-1793-?),

Custine (?-1793-?),

Décidé (?-1807-?),

Diable à Quatre (1792-1800-1805), il fut capturé par les Anglais (1800), incorporé dans la Royal Navy, sous le nom de Diable Imogen.

Dorade (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Dorade (?-1803-?),

Dromadaire (?-1805-1807-?), il fut pris par les Anglais à Montevideo (1807),

Duc de Dantzig (?-1808-1812), perdu en mer (1812),

Duguay-Trouin (?-1793-?),

Emprunt Fossé (?-1798-?), il fut pris par les Anglais (1798),

Entreprenant (?-1793-?),

Entreprise (?-1796-?),

Éole (?-1800-?),

Équivoque (?-1805-?), navire anglais capturé et transformé en corsaire français (1804),

Espérance (?-1793-?),

Espérance (?-1813-?),

Étoile (?-1807-?),

Europe (?-1793-?),

Fantaisie (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Favorite (?-1800-?),

Françoise-Marie (?-1793-?),

Franklin (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Frédéric (?-1793-?),

Furet (?-1793-1799-?), il fut capturé par les Anglais (1799),

Gazelle (?-1811-1812-?),

Gironde (?-1799-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Glaneur (?-1807-?),

Grand Bonaparte (?-1798-?),

Grand Décidé (?-1800-?), capturé par les Anglais (1800),

Hasard (?-1799-?),

Hasard (?-1803-1804-?),

Héros (?-1803-?),

Heureuse Rencontre (?-1805-?),

Heureux Spéculateur (?-1799-?),

Hirondelle (?-1799-?), capturé par les Anglais (1799),

Huron (?-1800-?),

Hoop (?-1803-1804-?),

Inabordable (?-1793-?),

Inconstant (?-1793-?),

Insurgent (?-1793-?),

Jean Bart (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Jeune Amélie (?-1793-?),

Légère (?-1802-?),

Les Deux-Frères (?-1793-?),

Levrette (?-1793-?),

Malouin (?-1793-?),

Mars (?-1799-?),

Minerve (?-1800-?),

Mouraille (?-1793), il fit naufrage dans le golfe du Lyon (1793),

Mucius Scaevola (?-1799-?), il fut capturé par les Anglais (1799),

Olivette (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais aux Seychelles (1794),

Oncle Thomas (?-1803-1804-?),

Petit Tonnerre (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Phoenix (?-?), il fut capturé par les Anglais (en ou après 1810),

Pichegru (?-1796-?), HMS Hay capturé par les Français et rebaptisé Pichegru,

Poisson-Volant (?-1803-?),

Prend-Tout (?-1793-?),

Proserpine (?-1803-1804-?),

Prosper (?-1803-1804-?),

Psyché (?-1803-1804-?),

Républicain (?-1793-?), de Dunkerque,

Républicain (?-1793-?), de Saint-Malo,

Républicaine (?-1793-?),

Républicaine (?-1799-?),

Resource (?-1798-?), capturé par les Anglais (1798),

Revanche (?-1800-?), capturé par les Anglais (1800),

Révolution (?-1794-?),

Rusée (?-1798-?), capturé par les Anglais (1798),

Saint-Pierre (?-1793-?),

Sandwich (?-1798-?),

Sans-culotte (?-1793-1797-?),

Sans-Pareil (?-1793-?),

Succès (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Tarquin (?-1793-?),

Telfikan (?-1793-?),

Terrailluse (?-1800-?),

Tonnant (?-1793-?),

Triton (?-1797-1798-?), il fut pris par les Anglais (1798),

Uni (?-1798-1802),

Unité (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Vaillant (?-1793-?),

Vainqueur (?-1793-?),

Vendangeur (?-1803-?),

Vengeance (?-1800-?), il fut pris par les Anglais (1800),

Vengeance (?-1803-?),

Vengeur (?-1803-?),

Victoire (?-1803-?),

Vive le Son (?-1793-?),

Voltigeur (?-1803-1804-),

Vrai Patriote (?-1793-?),

126 navires corsaires.

Surcouf

Notes et liste de Laurent Brayard

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1 Jules Lecomte et Fulgence Girard, Chroniques de la Marine française, 1789 à 1830, 1836, p. 59.

Le baron Lacoste, un vieux soldat drômois de la Révolution

Clément-Jean-Étienne baron de Lacoste, naquit à Romans dans la Drôme en 1773. Volontaire au 9ème bataillon de la Drôme (12 août 1792), ce qui ne correspond en réalité qu’à sa date d’engagement comme volontaire et non pas à son entrée dans le bataillon formé plus tard après réunion des compagnies. Il servit avec le bataillon à l’Armée des Alpes et fut élu lieutenant (17 novembre). Il servit au siège de Toulon (décembre 1793), et fut blessé d’un coup de feu à la mâchoire à l’assaut de la redoute du Petit-Gibraltar (17 décembre). Adjudant-major (février 1794), il passa avec la 1ère demi-brigade provisoire autre à l’Armée des Pyrénées-Orientales. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe au combat de Saint-Laurent de la Mouga (13 août). Il passa ensuite à la 84ème demi-brigade provisoire de ligne (février 1796), devenue par tirage au sort 25ème demi-brigade de ligne. Il servit à l’Armée d’Italie (1795-1798), capitaine à la 2ème demi-brigade légère (octobre 1797), puis en Suisse, en Égypte, Armée de Syrie (1799). Il fut blessé à l’assaut de Saint-Jean d’Acre (28 mars), d’un coup de feu. Nommé chef de bataillon (2 octobre), il eut la jambe droite fracturée par un boulet à la bataille de Canope (21 mars 1801). Rentré en France, il tint garnison à Genève (1801 à 1803). Colonel du 27ème régiment léger (30 mars 1807), il servit dans la 3ème division Vialatte 1er corps d’armée en Pologne. Combattit à Spanden (5 juin), passa en Espagne (1808), brigade Pacthod, division Vialatte, il se signala à Valmaceda (5 novembre), à Espinosa (10 novembre), et à Uclès (13 janvier 1809). Baron de l’Empire (1809), commandant de la Légion d’honneur (1811), général de brigade (30 mai 1813), adjudant-général de la garde impériale (4 septembre), il commanda une brigade de la 1ère division de la Jeune Garde (décembre), puis la levée en masse du département de la Marne. Il fut fait prisonnier à Reims (12 mars 1814). Il mourut à Paris le 27 avril 1814.

général Lacoste

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Le général Bon,de l’obscurité à la gloire de l’armée d’Italie

général Bon 3Louis-André Bon né à Romans dans la Drôme le 25 octobre 1758. Soldat au régiment ci-devant Bourbon (1776), obtînt son congé (1784) et rentra chez lui. Élu lieutenant-colonel du 1er bataillon de grenadiers de la Drôme (12 août 1792), il servit à l’Armée des Alpes. Lieutenant-colonel commandant le 9ème bataillon de la Drôme (janvier 1793), il servit ensuite au siège de Toulon (décembre). Envoyé à l’Armée des Pyrénées-Orientales avec Dugommier (1794-1795). Commandant le 4ème bataillon de chasseurs de l’Armée des Pyrénées-Orientales (23 mars 1794), chef de brigade (avril), et il servit au combat de la fonderie de Saint-Laurent de la Mouga, et s’empara de Campredon (6 juin). Il servit sous Augereau à la bataille de Saint-Laurent de la Mouga, où il fut blessé (13 août). Blessé à nouveau à la bataille de la Montagne noire (20 novembre). Nommé quatre jours plus tard général de brigade, il fut employé à la division Augereau et combattit à Sistella (5 mai 1795). Il décida par ses bonnes dispositions de la victoire de Schérer sur la Fluvia (15 juin) et passa en Italie avec la division Augereau (juillet). Il prit part à la bataille de Saint-Georges (15 septembre 1796), fut blessé en entraînant ses hommes pour passer le petit pont d’Arcole (16 novembre). Il servit ensuite àgénéral Bon Anghiari (14 janvier 1797), à la Favorite (16 janvier), et commanda l’arrière-garde de la division Guieu (14 mars). Il servit au Tagliamento (16 mars), et la prise du fort de Chiusa di Pletz (22 mars). Il remplaça Guieu à la tête de la 2ème division (juin). Commandant la 8ème division militaire de Marseille (octobre), il fit cesser les désordres, dissipa à Tarascon une bande d’insurgés (décembre). Employé à l’Armée d’Angleterre (janvier 1798), il fut envoyé à Marseille puis à l’Armée d’Orient (mars). Il commanda une brigade formée des 9ème et 85ème demi-brigades de ligne, division Reynier. Nommé général de division (mai), il se distingua à la prise d’Alexandrie (2 juillet), à la bataille des Pyramides (21 juillet), s’empara du camp des Turcs à Embabeh et devint commandant au Caire (21 octobre). Il partit pour occuper Suez (2 novembre), y entra (8 novembre), et prit part à l’expédition de Syrie (1799). Il servit à la prise du fort d’El-Arisch (9 février), puis au siège de Saint-Jean d’Acre. Il quitta le camp (14 avril), et prit sa part dans la victoire du Mont-Thabor (16 avril). Revenu au siège de Saint-Jean d’Acre, il entraîna ses soldats aux assauts sanglants des 7 et 10 mai. Dans l’assaut du 10 mai, il fut atteint d’une balle dans le ventre et mourut des suites de ses blessures à Attit près de Caïffa en Syrie, le 19 mai 1799.

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Les frégates de la Marine française sous la Révolution et l’Empire, 1789-1815

FrégateDans nos travaux modestes pour la SEHRI, voici plusieurs années que nous accumulons des notes sur les navires des flottes de la Révolution et l’Empire pour la période de 1789 à 1815. Voici donc une liste, qui demande à être corrigée, augmentée, simplement un outil de travail instantané de ce que nous savons à l’heure actuelle. Les listes de vaisseaux de ligne ont attiré l’attention des auteurs, prestigieux navires, les plus grosses unités de la flotte. Les frégates sont moins connues, bien que les livres d’histoire de la Marine citent beaucoup d’anecdotes et d’exploits des frégates de la Marine française. C’est avec plaisir que nous accepterons aides et modifications de ce petit travail incomplet et imparfait. Parmi d’autres auteurs, Rouyer dans ses travaux sur le blocus de Brest par les Anglais indique que la flotte française se composait au début de la guerre par 75 navires de ligne, dont 55 perdus (durant les premières années), 34 capturés, et 102 frégates, dont 82 capturées par les britanniques durant la même période1.

Active (?-?),

Africaine (?-1800-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Africaine (?-1814-?),

Aigrette (1776-?),

Alceste (1780-1802), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793), servit dans la Marine de Piémont-Sardaigne (1794), reprise par les Français (1794), à nouveau prise par les Anglais (1799), démantelée (1802),

Alerte (?-1799-?),

Amazone (1780-?),

Amphitrite (1766-?),

Amphitrite (1808-1809), elle fut sabordée par les Français dans le port de Fort-de-France (1809),

Amphitrite (-1814-1815-?),

Andromaque (1778-1796), elle fut détruite sur une côte,

Aréthuse (?-1792-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon,

Aréthuse (?-1812-1813-?),

Ariel (?-?),

Artémise (?-1798), elle brûla durant la bataille d’Aboukir,

Astrée (1780-1810-?),

Atalante (1768-1794-?), elle fut prise par un vaisseau de ligne ennemi en 1794,

Atalante (?-1803-1805-?),

Aurore (1781-1793), elle fut brûlée par les Anglais à Toulon,

Babet (?-1794-?),

Badine (1779-1803-?),

Barboude (?-?),

Belle-Poule (1802-1806-1816), elle fut capturée par les Anglais (1806), démantelée (1816),

Bellone (1779-1793), elle fit naufrage au large de Quiberon (1793),

Bellone (?-1794-1798-?), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Bellone (?-1801-1806-?), elle fut capturée par les Anglais (1806),

Bellone (?-1810-?), probablement capturée par les Anglais (île de France, 1810),

Belette (1780-?),

Bienvenue (?-1794-?), elle fut prise par les Anglais (1794),

Blonde (1781-?),

Boudeuse (1766-1800), elle fut démantelée au siège de Malte (1800),

Bravoure (?-1796-1801), elle fut détruite sur une côte,

Brune (1781-1794-?),

Calliope (?-1797-?),

Calypso (?-1806-1809-?),

Carmagnole (?-1794-1800), elle fit naufrage à Flessingue,

Caroline (?-1801-1802-?),

Carrère (?-1799-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Castor (?-1794-?), elle fut prise par les Anglais (1794),

Ceréa (1779-?),

Charente (?-1799), elle fit naufrage sur les côtes françaises,

Chiffonne (?-1801-?), elle fut capturée par les Anglais (1801),

Cigogne (?-1802-?),

Cléopâtre (1781-1793-1816), capturée au large de Guernesey par les Anglais (1793), elle servit dans la Royal Navy sous le nom d’HMS Oiseau.

Clorinde (?-1800-1811-?),

Cocarde (?-1796-1802), rebaptisée la Vertu, elle fit naufrage,

Colombe (?-1795-?),

Concorde (?-1793-1800-?), elle fut prise par les Anglais (1800),

Consolante (1774-1802), elle fit naufrage aux Antilles,

Coquette (1779-?),

Coquille (?-1798-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Cornélie (?-1799-1805-?),

Courageuse (1778-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Créole (?-1800-1802-?),

Crescent (?-?),

Cybèle (?-1794-?),

Danaé (1782-?),

Daphné (?-1794-1797-?), prise sur les Anglais (1794), fut reprise (1797),

Décade (?-1798-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Dédaigneuse (?-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Désirée (1796-1800-1832), elle fut capturée par les Anglais lors du raid de Dunkerque (7 juillet 1800),

Diane (?-1798-1800-?), elle fut capturée par les Anglais à Malte (1800),

Diane (?-1807-?),

Didon (?-1800-?),

Diligente (?-1794-?),

Driade (1783-?),

Égyptienne (?-1801-?), elle fut capturée à Alexandrie (1801),

Embuscade (?-1793-1798-?), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Émeraude (1779-?),

Engageante (1766-1794-1811), elle fut capturée par une division navale anglaise (1794),

Fée (1782-?),

Félicité (?-1786-1795-?),

Fidèle (?-1795-1802-?),

Fine (1779-1793), elle fit naufrage au large de la Nouvelle-Angleterre,

Flèche (1780-?),

Fleur de Lys (1782-?),

Flore (1806-1811), elle fit naufrage,

Forte (1794-1799-1801), elle fut prise par les Anglais (1799), incorporée dans la Royal Navy, fit naufrage en mer Rouge en 1801.

Fortunée (?-1791-1794-?), elle fut prise par les Anglais à Saint-Florent,

Franchise (-1800-1801-?),

Fraternité (?-1794-1800-?),

Freedom (?-1797), navire anglais capturé, se fracassa sur une côte,

Friponne (1778-1795-?),

Furieuse (?-1800-?),

Galathée (1779-1795), elle fit naufrage,

Galathée (?-1815-1817-?),

Gentille (1778-1795-?), elle fut capturée par les Anglais (1795),

Gloire (1778-1795-?), elle fut capturée par les Anglais (1795),

Guadeloupe (?-?),

Harmonie (?-1797), elle fut détruite à la côte,

Hélène (?-1793-?), elle fut prise au large de la Sardaigne (1793),

Hermione (1778-1793), elle fit naufrage en 1793.

Hermione (1804-1808), elle fit naufrage à l’approche du port de Brest dans l’Iroise (1808),

Hortense (1803-1840), rebaptisée la Flore (1814),

Immortalité (1795-1798-1806), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Impatiente (?-1796), elle fit naufrage dans la baie de Bantry (Irlande),

Impérieuse (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais (1793),

Inconstante (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais (1793),

Incorruptible (?-1796-1807-?),

Indépendant (?-1798-1799-?),

Insurgente (?-1793-1799-?), elle fut capturée par les Anglais (1799),

Iphigénie (?-1793), elle fut prise à Toulon par les Anglais, et livrée aux flammes,

Iphigénie (1777-1818), elle fut capturée par les Espagnols (1795), incorporée dans leur marine,

Iris (1781-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon et livrée aux flammes,

Iris (1780-?),

Junon (1780-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Justice (1794-1801-?), elle fut prise par les Anglais (1801),

Loire (?-1798-1800-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Lutine (1779-1793-?), elle fut capturée par les Anglais à Toulon (1793),

Manche (?-1807-1810-?),

Médée (1778-1800-?), elle fut capturée par les Anglais (1800),

Méduse (1783-1796), elle fut détruite en mer,

Méduse (?-1797), elle sombra en mer,

Melpomène (?-1792-1794-1815), elle fut capturée par les Anglais à Calvi (1794),

Melpomène (?-1815-?),

Mignonne (1767-1794-1797), elle fut capturée par les Anglais (1794), brûlée lors de l’évacuation de Porto Ferraio (1797)

Mignonne (?1794-1799-?),

Minerve (1782-1794-1837), elle fut capturée par les Anglais à Saint-Florent (1794), entra au service de la Royal Navy sous le nom d’HMS St Fiorenzo.

Minerve (1794-1814), prise par les Anglais (1795), servit dans la Royal Navy sous le nom d’HMS Minerve, reprise par les Français (1803), elle fut rebaptisée la Canonnière, puis la Confiance (1809), à nouveau capturée par les Anglais (1810), rayé des cadres et démantelée (1814),

Minerve (?-1810-?), elle fut capturée par les Anglais à l’île de France (1810),

Modeste (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais à Toulon (1793),

Montréal (?-1793), elle fut capturée et brûlée par les Anglais à Toulon (1793),

Muiron (1797-1850),

Narcisse (?-1791-?),

Nayade (1779-?),

Némésis (?-1796-?), elle fut prise à Tunis (1796),

Néréide (1779-1816), elle fut prise par les Anglais (1797), reprise par les Français (1810), reprise par les Anglais (1810), démantelée en 1816,

Nymphe (1782-1793), elle fit naufrage à Noirmoutier,

Pallas (?-1800-?), Elle fut prise par les Anglais (1800),

Perdrix (1784-1793-?),

Perle (?-1792-1793-?),

Piémontaise (?-1805-1806-?),

Pique (?-1793-1795-?), elle fut prise par les Anglais (1795),

Pomone (1785-1803), elle fut prise par les Anglais (1794), s’écrasa sur un rocher (1802), renflouée mais vendue et démantelée (1803),

Pomone (1805-1811-?), elle fut capturée par les Anglais (1811),

Poulette (1782-?),

Poursuivante (1796-1806-?), elle fut transformée en ponton (1806),

Pourvoyeuse (1774-1786-?),

Précieuse (1779-1799-?),

Preneuse (?-1796-1799), elle sabordée par son commandant et détruite sur une côte,

Prévoyante (?-1795-?), elle fut prise par les Anglais (1795),

Prompte (?-1793-?),

Proserpine (?-1793-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Prudente (?-1794-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Psyché (?-1805-?), elle fut capturée par les Anglais (1805),

Railleuse (1779-?),

Régénérée (?-1795-1801-?),

Républicaine (?-1794-?),

République française (1794-1796-1810), rebaptisée Renommée, elle fut prise par les Anglais (1796),

Résistance (1795-1797-1814), elle fut prise par les Anglais (1797),

Résolue (1778-1798-?), elle fut prise par les Anglais (1798),

Réunion (?-1793-?), elle fut capturée par les Anglais (1793),

Revenge (?-1794-?), elle fut capturée par les Anglais (1794),

Révolution (?-1796-1797-?),

Révolutionnaire (?-1794), elle se fracassa sur une côte,

Rhin (?-1805-1806-?),

Richmond (?-1793), elle brûla lors de l’expédition de Sardaigne,

Romaine (?-1798-1799-?),

Rubis (?-1813), elle fut drossée sur les côtes des îles de Los, et coula (1813),

Sardine (1779-?),

Sauvette (1783-?),

Seine (1794-1798-1803), elle fut capturée par les Anglais (1798), fit naufrage en heurtant un banc de sable près du Texel (1803),

Sémillante (1781-?),

Sémillante (1792-1810), elle fut prise par les Anglais (1809), désarmée (1810),

Sensible (?-1792-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793),

Sensible (?-1798-?), elle fut capturée par les Anglais (1798),

Sérieuse (1779-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon, et fut livré aux flammes (1793),

Sérieuse (?-1798), elle fut coulée par les Anglais à la bataille d’Aboukir,

Sirène (?-1798-1800-?),

Subtile (1780-?),

Succès (?-1801-?), elle fut capturée par les Anglais (1801),

Sultane (1764-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793),

Surveillant (?-1794-?),

Surveillante (1778-1796), elle fit naufrage dans la baie de Bantry,

Suzanne (1779-?),

Sybille (?-1794-?), elle fut prise par un vaisseau ennemi (1794),

Tamise (1758-1793-1796-1803), prise sur les Anglais (1793), elle fut reprise (1796),

Thémis (?-1805-1806-?),

Thétis (?-1793-1794-?),

Topaze (?-1793-?), elle fut prise par les Anglais à Toulon (1793),

Topaze (?-1808-1809-?), elle fut prise par les Anglais à la Guadeloupe (1809),

Tourterelle (1766-?),

Tourtereaux (1781-?),

Tribune (?-1794-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Uranie (1788-1807), rebaptisée Tartu (1793), capturée par les Anglais (1797), incorporée dans la Royal Navy sous le nom d’HMS Uranie, vendue et démantelée (18007),

Uranie (?-1801-1802-?),

Variante (?-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Vengeance (1794-1800-1814), elle fut prise par les Anglais (1800),

Vénus (1782-1800-?), elle fut prise par les Anglais (1800),

Vénus (?-1806-1810-?), elle fut prise par les Anglais dans l’océan Indien (1810),

Vertu (?-1796-1798-?),

Vestale (1780-1799-?), elle fut prise par les Anglais (1799),

Victoire (?-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon, et livrée aux flammes,

Victorieuse (?-1793), elle fut prise par les Anglais à Toulon, et livrée aux flammes,

Vigilante (?-1793-?),

Ville de Lorient (?-1794-1797-?),

Virginie (?-1795-1796-?), elle fut prise par les Anglais (1796),

Volontaire (?-1794), elle se fracassa sur une côte.

196 frégates.

Notes et liste de Laurent Brayard

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1 L. V. Rouyer, Le blocus anglais du port de Brest de 1799 à 1802.

Le général Rossignol, entre conspirations, dépravations, massacres et incompétence notoire

Rossignol, armée des côtes de BrestJean-Antoine Rossignol dit Francoeur, naquit à Paris en 1759. Engagé volontaire au régiment Royal-Roussillon (1775), en congé (1783), il devint ouvrier-orfèvre et participa à la prise de la Bastille (14 juillet 1789). Fusilier dans la Garde Nationale parisienne, puis sergent et enfin capitaine dans la 35ème division de gendarmerie des Vainqueurs de la Bastille (août 1792). Lieutenant-colonel de cette division (9 avril 1793), il passa adjudant-général à l’Armée des Côtes de la Rochelle (12 avril). Il fut toutefois mis en état d’arrestation à Saint-Maixent (juin ) puis remis en liberté (4 juillet), adjudant-général chef de brigade (10 juillet), général de brigade (12 juillet), général de division (15 juillet), il fut nommé commandant en chef de l’Armée des Côtes de la Rochelle (24 juillet). Ascension incroyable sigénéral Rossignol nous en jugeons par les piètres qualités de ce politicien sans-culotte. Sa carrière fut chaotique, il fut suspendu de ses fonctions par les représentants Bourdon de l’Oise et Goupilleau de Fontenay (22 août). Mais grâce à ses appuis, il était de retour dès le 28 août et reprit son commandement (31 août). Vainqueur à Doué et Thouars, il fut battu à Coron (18 septembre) et passa général en chef de l’Armée des Côtes de Brest, à la place de Canclaux (29 septembre). Il fut encore nommé commandant en chef de toutes les forces de l’Ouest, Armée de l’Ouest, des Côtes de Brest, des Côtes de Cherbourg (11 novembre). Battu à Dol et Antrain durant la virée de Galerne, il fut rétrogradé au commandement de l’Armée des Côtes de Brest (25 novembre). Il fut destitué par ordre du Comité de Salut Public (27 avril 1794), et finalement décrété d’arrestation (2 août). Il fut décrété d’accusation par la Convention à la suite général Rossignol 2de l’insurrection montagnarde et jacobine du 1er prairial (25 mai 1795). L’amnistie générale décrétée par la Convention avant sa séparation sauva sa tête, mais il fut encore décrété d’arrestation (11 mai 1796), comme complice de Babeuf, mais acquitté. A la tête des citoyens du Faubourg Saint-Antoine, il prit part à la journée révolutionnaire du 18 fructidor (4 septembre 1797). Admis au traitement de réforme (2 juillet 1798), il demanda à se rendre auprès de Bonaparte, mais ne put le rejoindre en Égypte, ayant toutefois gagné Naples. A nouveau décrété d’arrestation (16 septembre 1800) comme conspirateur, il reçut l’ordre de s’éloigner de la capitale à 40 lieues de celle-ci et il fut arrêté à nouveau (18 octobre 1800), à Melun, à la suite de l’attentat contre le 1er Consul du 24 décembre 1800. Déporté aux îles Seychelles (1801), l’un des bourreaux de la Vendée, responsable des massacres infâmes sous son commandement, mourut dans l’île d’Anjouan, dans l’archipel des Comores, le 29 mars 1802. Émile Gabory dit de lui dans son ouvrage sur La Révolution et le Vendée :

guerre de vendée 3« Ancien orfèvre, ancien vainqueur de la Bastille et septembriseur ce dont il tirait son principal titre de gloire, venu dans l’Ouest comme lieutenant-colonel de la 35ème division de Gendarmerie, prend part aux combats des Mauges avec le moins d’exposition possible, il se fait l’interprète de sa troupe qui ne veut pas aller au feu, à moins d’être à 6 contre 4… cette démarche peu honorable lui vaut d’être envoyé à Tours. Là ses soldats se prennent de querelle avec ceux de Westermann, Westermann et Rossignol se disputent, le second appelle le premier « Repris de Justice », Westermann le fait interner, mais sur Rossignol « le plus brave des républicains veille une puissance tutélaire, l’adjoint au ministre de la Guerre, Ronsin. Rossignol reçu par le Comité de Salut Public exhibe ses mérites politiques, alors c’est la revanche des amertumes subies, c’est l’avancement vertigineux, le 10 juillet 1793, il est renvoyé à l’Armée, quelques jours après il succède à Biron. Pourtant les soldats le méprisent, ils l’ont vu se déguiser en femme pour frapper dans l’ombre, la nuit, un de ses sergents, ils l’ont vu faire la contrebande du sel. Les représentants Bourdon et Goupilleau de Montaigu l’accusent d’avoir volé les chevaux de son prédécesseur et pillé la maison de Monsieur de Lespinay-Grammont, émigre, où il passait la nuit avec des prostituées, en compagnie du représentant Bourbotte. Ils le rencontrent à Chatonnay, Goupilleau lui tend sa destitution en disant « lisez-vous n’êtes plus rien ! » Rossignol dans ses mémoires écrit qu’il répondit « puisque je ne suis plus rien, je n’ai rien à faire ici, et prenant son sabre, les saluant : vous croyez m’avoir donné un brevet de Jean Foutre, ce sera un brevet d’honneur de plus ! ». Il se rend à Paris soutenu par le fidèle Ronsin comparait à la Convention, la main sur la poitrine, il déclare avec des trémolos dans la voix « mon cœur et mon âme sont à la Patrie », il explique qu’il a été destitué parce qu’il veut l’écrasement de la Vendée, ce qui ennuie beaucoup Goupilleau de Fontenay, intéressé à conserver sa propriété, Bourbotte confirme, la cause est entendue, l’arrêté des représentants est cassé, Rossignol absous, Robespierre laisse tomber de la tribune présidentielle ces paroles réconfortantes « La Convention Nationale sait apprécier le mérite des vrais défenseurs de la Patrie, vous êtes un des vainqueurs de la Bastille, Retournez à votre poste, combattez les brigands avec courage, la Convention Nationale vous invite aux Honneurs de la Séance ». Rossignol revient en Vendée, il installe son QG à Niort, la République lui devra de sanglantes défaites, c’est de lui qu’on disait : Tant que le Rossignol Chantera L’Armée Républicaine Déroutera ! ».

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