Le général Cambray, héros anonyme de la Trebbie

Général CambrayAlexis-Aimé-Pierre Cambray, né le 8 avril 1762, à Douai dans le Nord, fils d’Alexis-Romain-Ignace-Joseph épicier et mandelier et d’Antoinette Dirique. Il entra au service dans la garde nationale de Douai (juillet 1789), capitaine de chasseurs (10 octobre 1790), il avait fondé un club des Amis de la Constitution, puis se rendit à Paris où il s’enrôla dans le bataillon de la garde nationale de la section du Louvre (1er mars-1er décembre 1791). Il fut envoyé à l’armée du Nord, capitaine des guides de cette armée (29 avril 1792), vaguemestre-général de l’armée (8 mai), capitaine au 22e régiment de chasseurs à cheval (16 mars 1793), chef de bataillon (15 mai), il fut envoyé à l’armée des Côtes de Brest, chef de brigade (30 septembre), puis général de brigade (28 novembre 1793), servant dans l’Ouest, puis à l’armée des Pyrénées-Occidentales (4 prairial an II) et de nouveau à l’armée des Côtes de Brest (3 vendémiaire an III) et à l’armée de l’Ouest (novembre 1795-1797), il servit durant la bataille de Quiberon (été 1795), défendant avec 1 500 hommes l’île de Noirmoutier, il subit un blocus de la flotte anglaise et tint ferme dans l’île jusqu’à que le siège soit levé (28 septembre). Commandant le département de la Manche (23 avril 1797), il se livra à la lutte contre la chouannerie et la contre-révolution, passa ensuite dans la Sarthe (14e division militaire), servant dans la 22e division (8 mai), il arriva à Mamers et fut fêté par la municipalité (1er juillet). Il passa au commandement du département du Loir-et-Cher, il fut fêté de nouveau à Grand-Lucé (24 septembre), puis à Saint-Calais (25 septembre), planta un arbre de la Liberté à Ecommoy (12 octobre), nommé commandant de la 13e division militaire à Rennes (octobre), il quitta le Mans (novembre), mais fut aussitôt rappelé au Mans (20 novembre), mais il fut destitué et mis en réforme (30 mars 1798). il fut rappelé au service à l’armée d’Italie (4 mai), puis à l’armée de Naples, sous le général Macdonnald. Nommé commandant de l’île de Malte, général de division (il ignora sa nomination qui arriva après sa mort), il fut bloqué dans le port d’Ancône, il raconte dans une lettre à son ami René Bottu dans la Sarthe l’aventure (2 janvier) :

« Après avoir été pendant 34 jours le jouet des vents et des tempêtes et d’une mer orageuse, traîné par les vagues d’écueil en écueil, jeté tantôt sur les côtes de Naples, tantôt sur celles de la Dalmatie, nous avons été forcés de rentrer à Ancône. La division qui portoit les troupes sous mes ordres manquait absolument d’eau et de vivres pour les troupes de passage. Nos malheureux vaisseaux faisaient 18 pouces d’eau par heure. J’avais deux compagnies de chasseurs de la 7e demi-brigade légère de service en permanence pour pomper […] enfin nous en avons été quitte pour la peur, beaucoup de mal et de fatigues. Mais tout ceci ne se compte pas et ne serait encore rien si cela avait été utile à la République »1.

Il ne put rejoindre, aussi retraita-t-il avec l’armée servant à la bataille de la Trebbia (17-19 juin). Il fut grièvement blessé et bientôt fait prisonnier à Borgo San Antonino en chargeant à la tête de ses hommes, les coalisés le transportèrent à Plaisance où il mourut le 2 juillet 1799 (ou le 3), des suites de ses blessures.

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Article de Laurent Brayard, iconographie Bibliothèque Nationale de Paris.

1 La Révolution dans la Sarthe et les départements voisins, tome 4, 1909, page 197.

L’armée de Batavie l’armée Gallo-Batave

Créée avec les forces de l’ancienne armée du Nord stationnées dans la République Batave, par un arrêté du 5 novembre 1798, elle devint l’armée de Batavie par un autre décret du 23 septembre 1799. Cette armée dut faire face à une invasion coalisée anglo-russe, les Russes étant débarqués au Helder. Par les victoires d’Alkmaer et de Castricum, les 19 septembre et 6 octobre 1799, Brune repoussa l’invasion avec l’armée de Batavie. Le 24 novembre 1800, elle prit la dénomination d’armée gallo-batave. Par la suite, une convention fut signée entre la République française et la République batave, à la Haye, le 29 août 1801 :

« Au nom du peuple français, les consuls de la République française, ayant vu et examiné la convention conclue, arrêtée et signée, le 11 fructidor an 9 de la République française (29 août 1801), par le citoyen Charles François Pierre Augereau, général en chef des troupes françaises et bataves en Batavie, en vertu des pleins pouvoirs qui lui avaient été conférés à cet effet avec le citoyen Jacob Spoors, ministre de la Marine de la République batave, également muni de pleins pouvoirs, de laquelle convention la teneur suit : le Premier Consul de la République française, étant disposé à avoir égard aux réclamations réitérées, faites par le gouvernement batave, pour la diminution des frais excessifs, occasionnés par l’entretien des troupes françaises employées jusqu’à ce jour dans la République batave, a nommé pour traiter cet objet sous sa ratification, le citoyen Charles-François-Pierre Augereau, général en chef des troupes françaises et nationales de la République batave, et le directoire exécutif de cette dernière république a nommé de son côté, pour le même objet, sous son approbation et sous la ratification du corps législatif, le citoyen Jacob Spoors, ministre de la Marine, remplissant aussi en ce moment les fonctions de ministre de la Guerre, lesquels après échangé leurs pleins pouvoirs, ont arrêté les articles suivants :

Art I : le corps de troupes françaises, qui restera, en vertu des présents articles, employés comme auxiliaire au service de la Batavie, sera composé de cinq demi-brigades d’infanterie, et de cinq compagnies d’artilleries, les dites demi-brigades, ne pourront dans leur complet, excéder le nombre de 2 000 hommes chacune et chaque compagnie d’artillerie le nombre de 95 hommes, ces demi-brigades et compagnies d’artillerie seront spécialement désignées, et ne pourront être remplacées, en tout ou en partie, que du consentement des deux gouvernements.

Art II : Ces troupes, prises du nombre de celles qui se trouvent actuellement en Batavie, y resteront comme auxiliaires jusqu’à la conclusion définitive de la paix avec l’Angleterre.

Art III : En cas de nécessité, le corps auxiliaire de troupes françaises en Batavie pourra être augmenté, bien entendu pourtant, que cette augmentation n’aura lieu que du consentement des deux gouvernements, et d’après la demande préalable du gouvernement batave.

Art IV : les troupes françaises, employées comme auxiliaires en Batavie, ainsi que les troupes bataves, ne recevront leurs ordres que du gouvernement batave, par l’organe du Ministre de la guerre, elles s’y conformeront en tout point, ainsi qu’à la présente convention, arrêtée entre les deux gouvernements.

Art V : Au cas que les troupes françaises se trouvent réunies en garnison avec les troupes bataves, elles seront commandées par l’officier supérieur en grade, et en cas d’égalité de grade toujours par l’officier français, les généraux de brigade français en pourront être jamais commandés que par des généraux de division bataves duëment brevetés.

Art VI : si les corps administratifs requièrent assistance militaire pour garantir le repos public, et pour protéger les personnes et les propriétés, tout commandant français ou batave accordera cette assistance sans délai.

Art VII : dans aucun cas, les troupes françaises et bataves n’agiront sans une réquisition préalable, soit de la part du gouvernement, soit de celle du corps administratif du gouvernement, soit de celle des corps administratifs bataves, hors celui, où, par quelque violence ou sédition, les dits corps administratifs se trouveraient dans l’impossibilité de se réunir et de donner les ordres nécessaires, en pareil cas, l’officier français, chargé du commandement, sera tenu de prendre les mesures convenables, pour rétablir l’ordre et la tranquillité publique, et obligés d’en donner sur-le-champ avis au gouvernement batave, ou à celui de ses supérieurs à qui de droit, et de se remettre aux ordres des corps administratifs dès que ceux-ci pourront agir en pleine liberté.

Art VIII : Les militaires français ne s’immisceront point dans les discussions qui pourraient avoir lieu entre les habitants du pays et sur les affaires publiques.

Art IX : il sera attaché au dit corps de troupes auxiliaires pour son commandement, un général de division, avec son état-major, et trois généraux de brigade, avec leurs états-majors particuliers, le tout suivant les tableaux, qui en seront faits et insérés dans le règlement particulier, qui sera arrêté pour la formation, le paiement, la subsistance, l’administration, les revues, enfin pour l’entretien général et tout ce qui a rapport aux détails, concernant les troupes françaises, qui resteront en Batavie en vertu de la présente convention.

Art X : Les troupes françaises seront payées régulièrement tous les mois, le mode de paiement sera fixé ultérieurement par le règlement sus-mentionné.

Art XI : La République batave se charge de pourvoir au traitements des malades et blessés, et d’entretenir à cet effet les hôpitaux nécessaires, pour contenir le nombre de malades qui sera fixé par un règlement particulier concernant cette administration : ces hôpitaux seront gérés et servis par des employés, officiers de santé et infirmiers français.

Art XII : par la présente convention sont annulés entièrement et regardés comme non avenus les articles convenus, signés à la Haye, le 9 thermidor an 3 (27 juillet 1795)1 ».

Elle reprit le 10 avril 1801, le nom d’armée de Batavie, et fut supprimée le 23 octobre 1801, suite à un traité signé avec la République Batave. Par la suite une division française forte de 10 500 hommes passa à la solde de cette dernière sous son propre commandement.

armée de Batavie

Généraux en chef :

Général Brune de sa création au 27 novembre 1799.

Général Kellermann provisoirement.

Général Desjardin provisoirement.

Général Augereau du 27 janvier au 28 août 1800.

Général Barbou par intérim

Général Augereau du 7 septembre au 23 novembre 1800. Puis à nouveau Augereau sous la dénomination d’armée gallo-batave, jusqu’à sa dissolution en 1801.

Armée gallo-batave

Armée gallo-batave au 1er janvier 1801 :

Elle se composait de la 49ème et 98ème de ligne, des 11ème, 27ème et étrangement 29ème légère que Belhomme signale à la fois dans cette armée et à l’armée d’Italie. Il est probable qu’il y ait une confusion avec la 26ème ou que la 29ème était partagée entre les deux armées. Elle se composait aussi de la légion des Francs du Nord et d’une partie des troupes bataves.

Armée de Batavie au 1er janvier 1801 :

Elle se composait de la 17ème et 55ème de ligne, des 1er et 2ème bataillons de la 21ème de ligne, de la 18ème légère et du reste des troupes bataves.

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Article de Laurent Brayard

1 Supplément au recueil des principaux traités d’alliance, de paix, de trêve, de neutralité, de commerce, de limites, d’échanges conclus par les puissances de l’Europe tant entre elles qu’avec les puissances et états dans d’autres parties du monde depuis 1761 jusqu’à présent, précédé des traités du XVIIIe siècle antérieurs à cette époque et qui ne se trouvant pas dans le corps universel diplomatique de Messieurs Dumont et Rousset et autres recueils généraux des traités par George-Frédéric de Martens, tome 2, Gottingue, 1802.

Le général Jean Hardy, des volontaires à l’hécatombe de Saint-Domingue

général Jean HardyJean Hardy, naquit à Mouzon dans les Ardennes en 1762. Soldat au régiment ci-devant Monsieur (1783), caporal (1785), sergent (1786), Fourrier (1787), démissionnaire (mai 1792) et devint adjudant-major dans la Garde nationale d’Épernay. Capitaine au 8e bataillon de la Marne (28 juillet), il servit à Valmy, et devent lieutenant-colonel du 8e de la Marne (23 septembre). Il servit à l’Armée des Ardennes (1793 à 1794). Élu lieutenant-colonel du 7e de la Marne (7 juillet 1793), il servit à Wattignies (16 au 18 octobre), puis à la défense de Philippeville. Général de brigade (16 novembre), il força les gorges de Bossus-les-Walcourt (26 avril 1794), prit Thuin (10 mai), servit à la division Marceau et s’empara de Fontaine-l’Évêque (25 mai). Il prit part au siège de Charleroi (28 mai), défendit le passage de la Sambre à Monceau (3 juin) et servit à Fleurus (26 juin). Armée de Sambre-et-Meuse, division Marceau, il servit au siège de Maëstricht, puis à celui de Mayence (1794-1795). Commandant la division Marceau, à la mort du général (septembre 1796), puis une brigade dans la division Ligniville (octobre). Il tint tête à l’ennemi dans le Hunsrück, et y fut grièvement blessé (26 novembre). Commandant la 5e division de l’armée (janvier 1797), puis la 4e de l’Armée de Mayence (décembre). Il servait sous Sainte-Suzanne à Strasbourg (1798), destitué mais réintégré, il passa à l’Armée d’Angleterre puis servit durant la 2e Expédition d’Irlande. Le 15 juillet, il mit la voile pour l’Irlande, et devint commandant des troupes sur l’escadre de Bompart (16 septembre). Fait prisonnier par les Anglais sur le vaisseau le Hoche (12 octobre), et échangé (décembre). Armée de Mayence, puis du Danube, général de division (1799). A l’Armée d’Helvétie où il commandait la 6e division, commandant à Mayence, puis inspecteur aux revues (octobre 1800). Blessé au combat d’Ampfing (1er décembre). Général de division à l’Armée de Saint-Domingue, il partit de Brest et débarqua à l’Ouest du Cap Français (5 février 1802). Entra dans la ville le lendemain, commandant la division du Nord ou 3e division (mars). Obtint la soumission du général noir Christophe (fin avril). Il mourut des fièvres au Cap Français, le 29 mai 1802.

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Représentants du Peuple en mission auprès des armées, 1793-1794

Représentants du Peuple auprès des armées 1793 :

  1. Armée du Nord : Gasparin, Duhem, Delbret, Carnot, Courtois, Cochon, Lequinio, Salengros, Bellegarde, Duguesnoy et Cavaignac.

  2. Armée des Ardennes : Delaporte, Hentz, Deville et Milhaud.

  3. Armée de la Moselle : Soubrany, Maribou-Montant, Maignet et Levasseur.

  4. Armée du Rhin : Rewbel, Merlin de Thionville, Hauffmann, Ruamps, Pflieger, Duroy, Louis, Laurent, Ritter et Ferry.

  5. Armée des Alpes, Albitte, Gauthier, Nioche et Dubois-Crancé.

  6. Armée d’Italie : Barras, Beauvais de Paris, Despinassy et Pierre Payle.

  7. Armée des Pyrénées-Orientales, Fabre de l’Hérault, Leyris, Bonnet de l’Hérault, Projean.

  8. Armée des Pyrénées-Occidentales, Féraud, Isabeau, Carreau, Chaudron-Rousseau.

  9. Armée des Côtes de la Rochelle : Carra, Choudieu, Garnier de Saintes, Goupilleau, Mazade, Treillard.

  10. Armée des Côtes de Brest : Alquier, Merlin, Gillet et Sevestie.

  11. Armée des Côtes de Cherbourg : Prieur de la Marne, Prieur de la Côte d’Or, Romme, Lecointre de Versailles.

  12. En Corse : Salicetti, Delcher, Lacombe-Saint-Michel.

  13. Département de la Loire-Inférieure, Coustard.

Représentants du Peuple auprès des armées, pour la levée extraordinaire de chevaux, 17 brumaire an 2 :

  1. Armée du Nord, Bollé,

  2. Armée des Ardennes, Phiéger,

  3. Armée de la Moselle, Faure,

  4. Armée du Rhin, Durpi,

  5. Armée des Alpes, Petit-Jean,

  6. Armée d’Italie, Delbret,

  7. Armée des Pyrénées-Orientales, Bentabolle,

  8. Armée des Pyrénées-Occidentales, Cavaignac,

  9. Armée de l’Ouest, Lakanal,

  10. Armée des Côtes de Brest, Alquiar,

  11. Armée des Côtes de Cherbourg, Guillemardet,

  12. Armée intermédiaire, Vidalin.

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Les Corsaires sous la Révolution et l’Empire, 1789-1815

La prise du Kent par SurcoufCe modeste travail de la SEHRI s’attache à faire un décompte des navires corsaires ayant servi dans la marine française durant la Révolution et l’Empire. Cette période fut riche en exploit de nos corsaires, l’histoire retentit bien sûr du nom de Surcouf, le plus célèbre d’entre eux, par ailleurs le plus chanceux et qui ne fut jamais pris. L’homme s’empara de dizaines de navires anglais, puis devînt armateur d’autres navires corsaires, terminant riche et respecté, célèbre aussi pour le fameux duel qu’il livra contre une quinzaine d’officiers prussiens de l’armée d’occupation, qu’il amena à la raison. Si le thème des corsaires a passionné, il n’y a pas, ou peu de travaux généraux qui abordent le sujet dans sa largeur et sur toute la période. Nous avons tenté d’établir une première liste avec des chiffres épars, donnés ici ou là dans des ouvrages anciens. Jules Lecomte et Fulgence Girard indiquent par exemple qu’en 1793, la ville de Marseille lança 33 navires corsaires, que Saint-Malo en lança 17, que Le Havre en lança 28 et que Dunkerque en lança 281.

Actif (?-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Actif (?-1804-?),

Adolphe (?-1803-?),

Affamé (?-1793-?), il fut capturé par les Anglais (1793),

Africaine (?-1793-?),

Afrique (?-1793-?),

Aimable-Marie (?-1793-?),

Alerte (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Alerte (?-1800-?),

Amérique (?-1793-?),

Ami-des-Lois (?-1793-?),

Antigeorge (?-1793-?),

Apollon (?-1797-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Argus (1798-1799-?), il fut pris par les Anglais (1799),

Ariège (?-1800-?),

Asie (?-1793-?),

Bellilois (?-1800-?),

Bellone (?-1800-1803-?),

Blonde (?-1804-?), il fut capturé par les Anglais (1804),

Boulonnais (?-1803-?),

Brave (?-1804-?), il fut capturé par les Anglais (1804),

Brave Marseillais (?-1793-?),

Castor (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Catherine-Rose (?-1793-?),

Charlotte (?-1793-?),

Chasseur (?-1807-?),

Chéri (?-1798), il fut coulé par les Anglais,

Citizen Genêt (?-1793-?),

Citoyen (?-1793-?), capturé par une frégate espagnole (1er avril 1793),

Citoyenne Française (?-1793-?),

Club de Marseille (1793-?),

Concurrent (?-1795-?),

Confiance (?-1800-?),

Contre-Amiral-Magon (?-1803-?),

Convention (?-1795-?), capturé par les Anglais (1795),

Custice (?-1793-?),

Custine (?-1793-?),

Décidé (?-1807-?),

Diable à Quatre (1792-1800-1805), il fut capturé par les Anglais (1800), incorporé dans la Royal Navy, sous le nom de Diable Imogen.

Dorade (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Dorade (?-1803-?),

Dromadaire (?-1805-1807-?), il fut pris par les Anglais à Montevideo (1807),

Duc de Dantzig (?-1808-1812), perdu en mer (1812),

Duguay-Trouin (?-1793-?),

Emprunt Fossé (?-1798-?), il fut pris par les Anglais (1798),

Entreprenant (?-1793-?),

Entreprise (?-1796-?),

Éole (?-1800-?),

Équivoque (?-1805-?), navire anglais capturé et transformé en corsaire français (1804),

Espérance (?-1793-?),

Espérance (?-1813-?),

Étoile (?-1807-?),

Europe (?-1793-?),

Fantaisie (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Favorite (?-1800-?),

Françoise-Marie (?-1793-?),

Franklin (?-1796-?), il fut capturé par les Anglais (1796),

Frédéric (?-1793-?),

Furet (?-1793-1799-?), il fut capturé par les Anglais (1799),

Gazelle (?-1811-1812-?),

Gironde (?-1799-1800-?), il fut capturé par les Anglais (1800),

Glaneur (?-1807-?),

Grand Bonaparte (?-1798-?),

Grand Décidé (?-1800-?), capturé par les Anglais (1800),

Hasard (?-1799-?),

Hasard (?-1803-1804-?),

Héros (?-1803-?),

Heureuse Rencontre (?-1805-?),

Heureux Spéculateur (?-1799-?),

Hirondelle (?-1799-?), capturé par les Anglais (1799),

Huron (?-1800-?),

Hoop (?-1803-1804-?),

Inabordable (?-1793-?),

Inconstant (?-1793-?),

Insurgent (?-1793-?),

Jean Bart (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Jeune Amélie (?-1793-?),

Légère (?-1802-?),

Les Deux-Frères (?-1793-?),

Levrette (?-1793-?),

Malouin (?-1793-?),

Mars (?-1799-?),

Minerve (?-1800-?),

Mouraille (?-1793), il fit naufrage dans le golfe du Lyon (1793),

Mucius Scaevola (?-1799-?), il fut capturé par les Anglais (1799),

Olivette (?-1794-?), il fut capturé par les Anglais aux Seychelles (1794),

Oncle Thomas (?-1803-1804-?),

Petit Tonnerre (?-1795-?), il fut capturé par les Anglais (1795),

Phoenix (?-?), il fut capturé par les Anglais (en ou après 1810),

Pichegru (?-1796-?), HMS Hay capturé par les Français et rebaptisé Pichegru,

Poisson-Volant (?-1803-?),

Prend-Tout (?-1793-?),

Proserpine (?-1803-1804-?),

Prosper (?-1803-1804-?),

Psyché (?-1803-1804-?),

Républicain (?-1793-?), de Dunkerque,

Républicain (?-1793-?), de Saint-Malo,

Républicaine (?-1793-?),

Républicaine (?-1799-?),

Resource (?-1798-?), capturé par les Anglais (1798),

Revanche (?-1800-?), capturé par les Anglais (1800),

Révolution (?-1794-?),

Rusée (?-1798-?), capturé par les Anglais (1798),

Saint-Pierre (?-1793-?),

Sandwich (?-1798-?),

Sans-culotte (?-1793-1797-?),

Sans-Pareil (?-1793-?),

Succès (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Tarquin (?-1793-?),

Telfikan (?-1793-?),

Terrailluse (?-1800-?),

Tonnant (?-1793-?),

Triton (?-1797-1798-?), il fut pris par les Anglais (1798),

Uni (?-1798-1802),

Unité (?-1797-?), il fut capturé par les Anglais (1797),

Vaillant (?-1793-?),

Vainqueur (?-1793-?),

Vendangeur (?-1803-?),

Vengeance (?-1800-?), il fut pris par les Anglais (1800),

Vengeance (?-1803-?),

Vengeur (?-1803-?),

Victoire (?-1803-?),

Vive le Son (?-1793-?),

Voltigeur (?-1803-1804-),

Vrai Patriote (?-1793-?),

126 navires corsaires.

Surcouf

Notes et liste de Laurent Brayard

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1 Jules Lecomte et Fulgence Girard, Chroniques de la Marine française, 1789 à 1830, 1836, p. 59.

Le baron Lacoste, un vieux soldat drômois de la Révolution

Clément-Jean-Étienne baron de Lacoste, naquit à Romans dans la Drôme en 1773. Volontaire au 9ème bataillon de la Drôme (12 août 1792), ce qui ne correspond en réalité qu’à sa date d’engagement comme volontaire et non pas à son entrée dans le bataillon formé plus tard après réunion des compagnies. Il servit avec le bataillon à l’Armée des Alpes et fut élu lieutenant (17 novembre). Il servit au siège de Toulon (décembre 1793), et fut blessé d’un coup de feu à la mâchoire à l’assaut de la redoute du Petit-Gibraltar (17 décembre). Adjudant-major (février 1794), il passa avec la 1ère demi-brigade provisoire autre à l’Armée des Pyrénées-Orientales. Il fut blessé d’un coup de feu à la jambe au combat de Saint-Laurent de la Mouga (13 août). Il passa ensuite à la 84ème demi-brigade provisoire de ligne (février 1796), devenue par tirage au sort 25ème demi-brigade de ligne. Il servit à l’Armée d’Italie (1795-1798), capitaine à la 2ème demi-brigade légère (octobre 1797), puis en Suisse, en Égypte, Armée de Syrie (1799). Il fut blessé à l’assaut de Saint-Jean d’Acre (28 mars), d’un coup de feu. Nommé chef de bataillon (2 octobre), il eut la jambe droite fracturée par un boulet à la bataille de Canope (21 mars 1801). Rentré en France, il tint garnison à Genève (1801 à 1803). Colonel du 27ème régiment léger (30 mars 1807), il servit dans la 3ème division Vialatte 1er corps d’armée en Pologne. Combattit à Spanden (5 juin), passa en Espagne (1808), brigade Pacthod, division Vialatte, il se signala à Valmaceda (5 novembre), à Espinosa (10 novembre), et à Uclès (13 janvier 1809). Baron de l’Empire (1809), commandant de la Légion d’honneur (1811), général de brigade (30 mai 1813), adjudant-général de la garde impériale (4 septembre), il commanda une brigade de la 1ère division de la Jeune Garde (décembre), puis la levée en masse du département de la Marne. Il fut fait prisonnier à Reims (12 mars 1814). Il mourut à Paris le 27 avril 1814.

général Lacoste

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Le général Bon,de l’obscurité à la gloire de l’armée d’Italie

général Bon 3Louis-André Bon né à Romans dans la Drôme le 25 octobre 1758. Soldat au régiment ci-devant Bourbon (1776), obtînt son congé (1784) et rentra chez lui. Élu lieutenant-colonel du 1er bataillon de grenadiers de la Drôme (12 août 1792), il servit à l’Armée des Alpes. Lieutenant-colonel commandant le 9ème bataillon de la Drôme (janvier 1793), il servit ensuite au siège de Toulon (décembre). Envoyé à l’Armée des Pyrénées-Orientales avec Dugommier (1794-1795). Commandant le 4ème bataillon de chasseurs de l’Armée des Pyrénées-Orientales (23 mars 1794), chef de brigade (avril), et il servit au combat de la fonderie de Saint-Laurent de la Mouga, et s’empara de Campredon (6 juin). Il servit sous Augereau à la bataille de Saint-Laurent de la Mouga, où il fut blessé (13 août). Blessé à nouveau à la bataille de la Montagne noire (20 novembre). Nommé quatre jours plus tard général de brigade, il fut employé à la division Augereau et combattit à Sistella (5 mai 1795). Il décida par ses bonnes dispositions de la victoire de Schérer sur la Fluvia (15 juin) et passa en Italie avec la division Augereau (juillet). Il prit part à la bataille de Saint-Georges (15 septembre 1796), fut blessé en entraînant ses hommes pour passer le petit pont d’Arcole (16 novembre). Il servit ensuite àgénéral Bon Anghiari (14 janvier 1797), à la Favorite (16 janvier), et commanda l’arrière-garde de la division Guieu (14 mars). Il servit au Tagliamento (16 mars), et la prise du fort de Chiusa di Pletz (22 mars). Il remplaça Guieu à la tête de la 2ème division (juin). Commandant la 8ème division militaire de Marseille (octobre), il fit cesser les désordres, dissipa à Tarascon une bande d’insurgés (décembre). Employé à l’Armée d’Angleterre (janvier 1798), il fut envoyé à Marseille puis à l’Armée d’Orient (mars). Il commanda une brigade formée des 9ème et 85ème demi-brigades de ligne, division Reynier. Nommé général de division (mai), il se distingua à la prise d’Alexandrie (2 juillet), à la bataille des Pyramides (21 juillet), s’empara du camp des Turcs à Embabeh et devint commandant au Caire (21 octobre). Il partit pour occuper Suez (2 novembre), y entra (8 novembre), et prit part à l’expédition de Syrie (1799). Il servit à la prise du fort d’El-Arisch (9 février), puis au siège de Saint-Jean d’Acre. Il quitta le camp (14 avril), et prit sa part dans la victoire du Mont-Thabor (16 avril). Revenu au siège de Saint-Jean d’Acre, il entraîna ses soldats aux assauts sanglants des 7 et 10 mai. Dans l’assaut du 10 mai, il fut atteint d’une balle dans le ventre et mourut des suites de ses blessures à Attit près de Caïffa en Syrie, le 19 mai 1799.

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