7e compagnie d’artillerie à cheval

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Date de formation : Formée par un décret du 17 avril 1792[1].

 Historique :

 1792 :

 Formée à Strasbourg.

 1793 :

 En janvier, elle se trouvait à l’armée de Moselle et appartenait en fait au 5ème régiment d’artillerie.

Portraits :

 Jean-Charles Abbatucci, né à Zivaco en Corse le 15 novembre 1770, fils du général Jacques-Pierre Abbatucci. Entré à l’école militaire (1788), élève sous-lieutenant d’artillerie (1er septembre 1789). Second lieutenant au 2ème régiment d’artillerie (6 janvier 1792), puis premier lieutenant (18 mai). Capitaine au 2ème régiment d’artillerie à cheval (1er novembre), il servit à l’armée du Rhin. Il passa à la 7ème compagnie d’artillerie légère (15 avril 1793). Aide de camp du général Pichegru (8 décembre). Adjudant-général chef de brigade (9 juin 1794), il servit à l’armée du Nord (1794 et 1795), à l’armée de Rhin-et-Moselle (1795 et 1796), il prit part à la prise de Kehl (23 juin 1796). Général de brigade sous Férino (10 juillet), il s’empara sur l’armée de Condé des postes d’Ellmunster et de Schweighausen (14 juillet), culbuta l’arrière-garde des émigrés près de Westerheim (12 août). Il poursuivit les vaincus à Kamlach (13 août) et sauva à la nage plusieurs de ses soldats entrainés dans le courant au passage du Lech (24 août). Employé à la 1ère division du général Delaborde, il commanda cette division (octobre). Il se signala au combat de Schliengen (24 octobre) et il fut chargé de la défense de Huningue (26 octobre). Il en défendit la tête de pont contre le prince de Wurtemberg et refusa toute proposition de capitulation. Il repoussa toutes les attaques ennemies, mais il fut blessé dans une sortie dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1796. Transporté à Huningue, il mourut de ses blessures le lendemain.

Jean-Barthélemot comte Sorbier, né à Paris le 17 novembre 1762, fils d’un chirurgien-major de la maison du Roi, noble. Élève au corps royal d’artillerie (1782). Reçu 23ème sur 33. Lieutenant en second (1783), il servit au régiment d’artillerie ci-devant de la Fère. Lieutenant en 1er à la 4ème compagnie d’ouvriers (octobre 1788). Capitaine en second de cette compagnie (avril 1791), il fut employé à l’instruction et l’organisation de la 7ème compagnie d’artillerie à cheval formée à Strasbourg (mai 1792). Il servit à l’armée du Centre puis de Moselle (1792 et 1793). Capitaine commandant la compagnie (28 août), il se signala et fut blessé d’un coup de mitraille au bras à l’affaire d’Arlon (9 juin 1793). Chef d’escadron à l’armée de Moselle (22 juin), suspendu en septembre de ses fonctions mais réintégré par le Comité de Salut Public et promu au grade de chef de brigade au 3ème régiment d’artillerie à cheval (1er avril 1795). Il servit à l’armée de Sambre-et-Meuse entre 1795 et 1797. Il fut au 1er passage du Rhin (6 septembre), et fut chargé d’organiser la place et le camp retranché de Düsseldorf. Commandant l’artillerie de l’aile gauche de l’armée, il se distingua à la bataille d’Altenkirchen (4 juin 1796). Il servit sous Kléber à Uckerath, puis à la bataille de Neuwied où il fut nommé par Hoche général de brigade sur le champ de bataille (18 avril 1797). Envoyé à l’armée d’Angleterre (1798), puis à l’armée de Mayence, il commanda l’artillerie de réserve de l’armée d’observation du Rhin (mars 1799). Général de division (6 janvier 1800), inspecteur général d’artillerie, commandant l’artillerie de l’aile gauche de l’armée du Rhin sous Sainte-Suzanne (mars). Il commanda ensuite l’artillerie de la 2ème armée de Réserve à Dijon (juillet), devenue armée des Grisons, sous Macdonald (novembre). Il servit au passage du Splügen (4 décembre). Commandant l’artillerie du camp de Bruges sous Davout (1803), Commandant en chef de l’artillerie du 3ème corps de la Grande Armée (août 1805). Il servit à Austerlitz. Commandant l’artillerie en chef de l’armée d’Italie (septembre 1806). Comte (1808), commandant l’artillerie de l’armée d’Italie sous Eugène (1809), il servit à la bataille de Raab (14 juin) et fut fait grand cordon de la Couronne de Fer (août). Commandant en chef l’artillerie de la Garde impériale à la place de Lariboissière (1811), puis la réserve d’artillerie de la garde de la Grande Armée en Russie (1812). Il servit à Smolensk (17 août), puis à la Moskova (7 septembre). Commandant l’artillerie de la Grande Armée sous le prince Eugène pendant la retraite sur l’Elbe (janvier 1813), puis en Allemagne, 1er inspecteur de l’artillerie (mars), il servit à Leipzig (16 au 18 octobre), commandant en chef de l’artillerie de la Grande Armée en Champagne entre janvier et avril 1814. Commandeur de Saint-Louis et grand cordon de la Légion d’Honneur (juillet 1814). Élu représentant de la Nièvre à la chambre des Cents-Jours (mai 1815), il fut mis en non-activité (août) et exilé à Cognac (1815 et 1816). Sous la Restauration, il devînt maire de Saint-Sulpice (Nièvre), il mourut dans cette ville, le 23 juillet 1827.

Article de Laurent B.

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[1] A. DefranceLes volontaires du Nord et du Pas-de-Calais dans la défense nationale, 1792-1795, p. 8.