2e bataillon de chasseurs Royaux du Dauphiné

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Le 2ème bataillon de chasseurs ci-devant chasseurs royaux du Dauphiné :

 

 Historique :

 1788-1791 :

 Formé en 1788 à Briançon avec le 1er bataillon du Royal-Italien. Le 1er juillet 1790, le bataillon était en garnison à Romans. Il portait le numéro 1 avant la réforme de 1791.

 1792 :

 Le 1er janvier, le bataillon se trouvait en garnison à Orange. Effectif de 515 hommes.

 1793 :

 Une compagnie du bataillon se trouvait au début de 1793, à l’armée du Nord.

 En avril 1793, les représentants en mission Barras et Fréron étaient à Sisteron. Ils y trouvèrent le 2e bataillon de chasseurs et écrivent à la Convention :

« A Sisteron nous avons rencontré un bataillon de chasseurs numéro 2. Ce bataillon, animé d’une valeur républicaine, conservait un guidon sur lequel était écrit en gros caractère le mot Constitution. Nous avons cru devoir faire disparaitre tout ce qui pouvait rappeler aux soldats le souvenir de cette constitution proscrite. Nous avons fait lacérer et livrer aux flammes ce guidon devant la porte de notre logement et nous avons chanté ensemble et à genoux dans la rue la strophe Amour sacré de la Patrie (de la Marseillaise). Peindre l’allégresse et l’enthousiasme du peuple et de la troupe serait une tâche impossible à remplir »

1794 :

 Le bataillon se trouvait au siège de Nimègue.

 Embrigadement/amalgame :

 1ère formation :

 La 2ème demi-brigade légère fut formée le 22 septembre 1795, selon Belhomme, à Mont-Louis. Il se composait du 2ème bataillon de chasseurs, du 8ème de la Gironde et du 1er bataillon des Vengeurs selon Susane.

Mais, d’après Bertaud et Roucaud et Belhomme, il se composait bien du 2ème bataillon de chasseurs mais aussi du 1er bataillon Franc de la République et du 9ème bataillon de l’Isère.

 2ème formation :

 La 2ème légère de 1ère formation devint la 12ème demi-brigade légère de seconde formation.

Portraits :

 

Luc-Siméon-Auguste Dagobert, dit de Fonteville, né à la Chapelle-en-Juger dans la manche en 1736. Lieutenant (1756), il servit en Allemagne durant la guerre de Sept ans de 1757 à 1762. Blessé d’un coup de feu à la joue à la prise de Minden (9 juillet 1759). Blessé à la main gauche à l’affaire d’Ober-Weimar (2 septembre), blessé encore à l’épaule à la prise de Wetzlar, puis blessé de deux coups de feu dont un au pied droit près de Wesel (17 octobre 1760). Capitaine (1768), il fit la campagne de Corse, 1768 et 1769. Capitaine-commandant (1776), chevalier de Saint-Louis (1781), major (1787) notamment au bataillon des chasseurs royaux du Dauphiné (1788). Lieutenant-colonel (1791), colonel du 51ème régiment d’infanterie (mai 1792). Il commanda l’avant-garde de l’armée du Var (12 octobre), maréchal de camp (novembre), il fut vainqueur au col de Broons (20 novembre), puis à Sospello (14 février). Il servit au col de Negro (28 février), sur les hauteurs de la Vésubie (2 mars). Il passa à l’armée des Pyrénées-Orientales dont il commanda l’avant-garde (10 mai). Général de division, il fut défait au Mas D’eu (20 mai) et servit à Truillas (17 juillet). Il s’empara du camp espagnol de Montlouis et il fut vainqueur au col de la Perche (28 août). Il entra à Puycerda (29 août), fut vainqueur près d’Olette (4 septembre). Il occupa le commandement provisoire de l’armée des Pyrénées-Orientales, il fut battu à Truillas en avant de Perpignan (22 septembre) et renonça à son commandement. Il reprit celui de la division de la Cerdagne, s’empara à nouveau de Montlouis (29 septembre), de Campredon (5 octobre), qu’il dut évacuer. Il chassa les Espagnols des villages de Monteilla et de Martinet, mais il fut suspendu de ses fonctions (17 novembre). Il fut toutefois réintégré (31 janvier 1794), replacé dans son commandement de la division de la Cerdagne (29 mars), vainqueur des Espagnols à Belver (10 avril), il prit Urgel le 11 avril mais décéda le 18 avril à Puycerda. Le 30 avril, la Convention Nationale décidait que son nom serait inscrit au Panthéon.

 

Janneria, sergent-major au 2ème bataillon d’infanterie légère, s’illustra le 30 août 1795, au combat du Mont-Genèvre en Piémont, où apercevant 30 Piémontais qui conduisaient 21 camarades prisonniers dont deux officiers, il s’embusqua sur leur passage et dès qu’ils furent à portée cria : « A moi chasseurs, délivrons nos camarades ! ». A ces mots, les Piémontais effrayés, s’imaginèrent que Janneira était avec un grand nombre des siens, les prisonniers tombèrent sur leurs gardiens qui furent désarmés et emmenés à leur tour prisonniers. Janneira fut élevé sur le champ par le général Moulins au grade d’officier[1].

Article de Laurent B. et Didier Davin

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[1] Charles-Théodore Beauvais, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des français, 1792-1815.