10e compagnie d’artillerie à cheval

Date de formation : 1792 ou août 1793.

 Historique :

 1793 :

 Elle fut formée en août selon la fiche biographique de Maire, mais selon Defrance serait plus probablement formée avant la bataille de Jemappes soit avant novembre 1792[1] et dépendait du 8ème régiment d’artillerie à pied.

 Portrait :

 Jean-Baptiste Maire, né à Bucey en Haute-Saône en 1773, fils de Jean-Baptiste laboureur et d’Elisabeth Sergentet, son parrain fut Jean-Baptiste Grappin et sa marraine Marguerite Maire. Canonnier au 2ème régiment d’artillerie à pied (1791). Il servit de 1792 à 1796 à l’armée du Rhin. Il fut tiré au sort le 1er août 1793, pour la formation de la 10ème compagnie d’artillerie à cheval. Brigadier-fourrier (1794), Il servit aux batailles des lignes de Wissembourg, à Kaiserslautern, au siège de Mannheim :

« où il a été blessé dans toute la partie inférieure droite étant tombé de son cheval, tué sous lui par le feu de l’ennemi, d’un boulet qui lui coupa les deux jambes de devant, à l’affaire du 24 décembre 1793, en présence de l’adjudant-général Picard et Latournerie, colonel »[2].

Il servit à la retraite des lignes de Mayence, à la gauche du passage du Rhin, batailles de Rastadt, de Fribourg, d’Ingolstadt, de Neubourg. Il commandait deux bouches à feu d’une compagnie du 8ème régiment d’artillerie à cheval :

« où il a rétabli la communication d’une partie de l’armée coupée par l’ennemi, par un feu très vif et après avoir perdu beaucoup d’hommes et de chevaux, attesté par les généraux Duhesme et Vandamme »[3].

Il servit ensuite à l’armée d’Italie de 1797 à 1805. Il servit au combat de Vérone, à la bataille de La Trebbia (1799), au passage du Saint-Bernard et du Mincio (1800). Maréchal des logis-chef (1797), adjudant sous-officier (1798), lieutenant en second (1800), puis en premier (1802), il servait alors au 1er régiment d’artillerie à cheval, il était en 1802 et 1803 à l’école d’équitation de Versailles. Chevalier de la Légion d’Honneur (28 juin 1805). Il servit à l’armée de Naples (1806 et 1807) et servit au siège de Gaëte et sur les côtes. Il fut blessé à Gallipoli dans les Pouilles (15 décembre 1806) :

« par le heurt d’un affût chargé de son canon qui l’entraina sous ses flasques et lui heurta le genou gauche et le pouce de la main droite, en le montant sur un bastion de la place y ayant été envoyé pour y rétablir l’artillerie enclouée lors de la conspiration sur la fin du siège de Gaëte »[4].

Il servit ensuite à l’armée d’Italie, notamment dans les états du Pape (1808) puis à la Grande Armée (1809). Capitaine (1806), il donna sa démission qui fut acceptée (15 mai 1810). Dans une lettre de mai 1804, citée dans les mémoires de Griois, Maire :

« disait avec esprit qu’il ne voulait pas que Bonaparte fût Empereur, que Bonaparte était fait pour autre chose de mieux »[5].

Il mourut le 24 mars 1853 ou 1855.

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Article de Jérôme Croyet et Laurent B.

 sehri

 

[1] A. Defrance Les volontaires du Nord et du Pas-de-Calais dans la défense nationale, 1792-1795, p. 8.

[2] Base Leonore.

[3] Idem.

[4] Ibidem.

[5] Mémoires de Griois, p. 199.