Eclaireurs de Fabrefonds

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9ème régiment de hussards ou éclaireurs de l’armée ou de Fabrefonds, puis 8ème régiment de hussards :

 

Date de formation : 26 février 1793, formation du 9ème régiment de hussards avec un millier de cavaliers portant le titre d’éclaireurs et commandés par le colonel Fabre-Fonds dans la région de Nancy. Le régiment porta finalement le numéro 8 de l’arme.

 

Filiation : Créé en 1792 à Nancy, par le colonel Fabrefonds qui avait levé un corps de hussards ou d’éclaireurs. Il prit le nom de 9ème de hussards à partir du 26 février 1793, puis le nom de 8ème de hussards à partir du 4 juin 1793 par suite de la dissolution du numéro 4, ci-devant de Saxe qui avait émigré.

Historique :

 1793 :

Au début de 1793, il se trouvait à l’armée du Nord. Fort de quatre escadrons et comptant environ 600 hommes, il partit de Commercy le 28 mai, pour arriver à Saumur le 19 juin. Il servit ensuite en Vendée et fit partie des troupes rassemblées à Tours puis à Saumur sous le commandement de  La Barollière. Le 12 juillet, souhaitant dégager les alentours de Saumur, ce général se dirigea vers Brissac et marcha vers les Mauges. Le 13, les chefs royalistes sonnèrent l’alarme et rassemblèrent leurs bandes. Le 15 juillet, ayant atteint Martigné-Briand, les blancs se dirigèrent sur Gonnord à la rencontre des bleus. Bonchamps forma l’avant-garde. Le premier choc disloqua l’avant-garde bleue qui se replia sur Vihiers, mais La Barolière la ramena au combat et fit charger les 8ème et 9ème régiments de hussards qui rétablirent l’équilibre. L’arrivée du chef blanc Marigny sema la panique dans les rangs royalistes qui crurent à l’arrivée de renforts bleus, la déroute fut soudaine et totale, fragilité endémique de cette armée de paysans. Avec ses lieutenants Menou et Berthier, La Barolière se porta en deux colonnes sur Vihiers et occupa les hauteurs de la ville, le 27 juillet.

Cette armée forte de 6 000 se trouva en présence d’une armée vendéenne commandée par des chefs subalternes tels que Piron, Keller, Forestier, Villeneuve ou Guignard, les grands chefs étaient à Châtillon pour l’élection d’un nouveau généralissime. Cette bataille de Vihiers n’eut pas de résultat, les caissons de l’artillerie bleue sautèrent sur les arrières de l’armée à Montilliers mais les Vendéens de force égale ne purent l’emporter, ils abandonnèrent le champ de bataille. Mais le lendemain les Vendéens revinrent à la charge plus nombreux et plus décidés. L’avant-garde républicaine probablement formée en partie des 8ème et 9ème hussards tint ferme mais Menou s’écroula blessé à mort, l’armée lâcha pied aussitôt, le fameux général Santerre poursuivit par un chef vendéen du nom de Loiseau ou Forst sauta un mur de cinq pieds avec son cheval et s’échappa de justesse. Le commandant Hugo, futur général et père de l’écrivain, fut grièvement blessé à la jambe, le représentant du peuple Bourbotte se perdit dans sa fuite dans la forêt de Brissac. Les Vendéens cueillirent 800 prisonniers, tuèrent 1 500 bleus et prirent 22 canons. L’armée de La Barolière n’existant plus, les survivants se dispersèrent dans la nature, pillant selon Emile Gabory les caisses publiques, semant le désordre, le vol et le viol chez les particuliers et les habitants[1].

Le 17 décembre, le régiment se trouvait à l’armée du Rhin, division du général Hatry[2].

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 Brillat-Savarin et des hommes du 8ème régiment de hussards, image transmise par Jérôme Croyet

 

Portraits :

Sébastien Bertinet né en 1773 à Nancy département de la Meurthe. Volontaire le 16 février 1793 dans le corps des hussards commandé par le colonel Fabrefonds, qui devint dans le courant de l’année 8ème régiment de hussards, il fit toutes les campagnes de la Révolution aux armées de la Moselle, du Nord, de Rhin-et-Moselle, du Danube et du Rhin. A l’affaire de Boxtel le 30 fructidor an II, il était l’un des 30 hussards du régiment qui firent mettre bas les armes à deux bataillons hessois. Nommé brigadier (20 vendémiaire an V), il se distingua à la bataille d’Engen (13 floréal an VIII) et fut promu au grade de maréchal des logis à la suite de cette bataille (21 du même mois). Légionnaire (25 prairial an XII) il fit encore la campagne de l’an XIV en Autriche et obtint son congé de réforme (15 juin 1806). Il mourut à Nancy le 29 septembre 1813.

Léopold-Henri Blin, né le 21 janvier 1780 à Nancy dans la Meurthe. Soldat (25 prairial an 3) dans le 1er bataillon du 58ème régiment d’infanterie. Il fit campagne aux armées de Sambre et Meuse et de Rhin et Moselle. Blessé d’un coup de feu à la cuisse à l’affaire de Trèves en l’an 4. Il passa ensuite comme hussard dans le 8ème régiment (22 vendémiaire an VI). Il servit aux armées d’Helvétie et du Rhin de 1798 à 1801. Pendant la campagne de Hohenlinden, à l’affaire de Salzbourg, étant en tirailleur, il se trouva entouré par cinq hussards de Blanckenstein. Après avoir reçu plusieurs coups de sabre, il dut la vie au maréchal des logis Boduzot. Il fut nommé brigadier (3 pluviôse), brigadier-fourrier (15 prairial an IX), maréchal des logis (10 messidor an X) et maréchal des logis-chef (11 vendémiaires an XI). Il servit à l’armée des Côtes de l’Océan entre 1804 et 1805 et reçut la Légion d’Honneur (14 juin 1804).  Il servit à la Grande Armée de 1805 à 1807. A la bataille d’Austerlitz, il fit prisonnier un colonel et accompagné d’un seul de ses camarades, enleva une pièce de canon aux Russes. Nommé adjudant sous-officier (1er janvier 1806), il se fit à nouveau remarquer le 12 février où à la tête de 25 hussards, traversant la ville de Gusstadt au milieu de 5 à 600 Russes et contribua puissamment à la prise de cette troupe et d’un convoi considérable qu’il intercepta. Promu sous-lieutenant (10 juin), il entra le premier dans Eylau (7 février 1807) à la tête de quelques hussards après avoir essuyé le feu de deux compagnies d’infanterie et fut blessé de deux coups de feu à la hanche et à la main. Malgré ses blessures, il ne quitta pas le champ de bataille et fit une centaine de prisonniers. Le 10 mai 1807, l’Empereur lui conféra le grade de lieutenant et celui d’adjudant-major (24 mai). Capitaine (24 novembre 1808), il fit la campagne d’Allemagne (1809) où il eut trois chevaux tués sous lui. En 1811, il était au corps d’observation de l’Elbe où il servit comme aide de camp du général de division Bourcier. Il fit la campagne de Russie dans cette fonction. Chef d’escadron en conservant ses fonctions d’aide de camp (6 juillet 1813), il fit la campagne de Saxe et de France dans le 3ème régiment de chasseurs à cheval. En août 1814, il passa avec son régiment dans celui des chasseurs à cheval du Dauphin. Il fut nommé officier de la Légion d’honneur (17 mars 1815). Chef d’escadron aux dragons du Rhône qui deviendra le 8ème régiment (3 janvier 1816). Chevalier de Saint-Louis (30 avril 1817) entra dans le 2ème régiment de grenadiers à cheval de la Garde royale (10 novembre 1819). Lieutenant-colonel aux cuirassiers de Condé (11 juillet 1821), il fit la campagne d’Espagne de 1823 et reçut à ce titre la croix de Chevalier de l’Ordre de Saint-Ferdinand (23 novembre). Appelé au commandement de l’École de cavalerie de Versailles (21 septembre 1824), il fut nommé colonel. Ses compétences le firent nommer par le ministre de la Guerre à la tête du bureau de cavalerie (10 décembre 1826). Après la Révolution de juillet fut nommé au commandement de la 23ème légion de Gendarmerie à Metz (14 septembre 1830). Président d’une commission établie à Lunéville en 1823 et à Pont-à-Mousson en 1830, pour la réception de 8 500 chevaux, il fut encore récompensé par la croix de commandeur de la Légion d’honneur (20 avril 1831). Admis à la retraite, le 26 mai 1840.

Jean-Baptiste Chouleur, né le 23 mai 1771 à Contrexange dans la Meurthe. Soldat au 34e d’infanterie (1er novembre 1790). Incorporé au 1er régiment d’artillerie à pied (16 janvier 1793). Incorporé au 1er régiment d’artillerie à cheval (10 décembre 1793). Maréchal des logis dans la légion des hussards (5 pluviôse an V). Maréchal des logis aux guides de l’armée d’Allemagne (an VI). Maréchal des logis au 8e régiment de hussards (21 fructidor an VI). Maréchal des logis chef (11 ventôse an XI). Sous-lieutenant (22 fructidor an XI). Lieutenant (28 mars 1807), capitaine (21 juillet 1809), capitaine adjudant-major (4 septembre 1812). Chef de bataillon au 152e de ligne (8 novembre 1813). Membre de la Légion d’Honneur (1er octobre 1807). Campagne d’Amérique en 1791, armée du Nord en 1792 et 1793, armée des Pyrénées-Orientales (1795), armée de l’Ouest entre 1796 et 1797, armée d’Helvétie (1798), armée du Rhin entre 1799 et 1801, armée des Côtes de l’Océan en 1804 et 1805, Grande Armée entre 1806 et 1809, corps d’observation de Hollande (1810), armée d’Allemagne (1811) et camp de Boulogne, Grande Armée entre 1813 et 1814. Au blocus de Maubeuge (13 octobre 1793), en se battant à coup de levier, il enleva à l’ennemi, qui s’en était emparé, une pièce de 8, un obusier et trois canons, luttant contre 12 ou 15 fantassins et des cavaliers, dont un le blessa d’un coup de lance à la main. Le 16 vendémiaire an XIV, devant Memmingen, avec un seul hussard, il intercepta le passage d’un pont à 50 hussards autrichiens et reçut plusieurs coups de sabre dans cette affaire. Le 5 juillet 1809, à la tête d’un escadron, il pénétra dans les rangs d’un bataillon ennemi, lui fit mettre bas les armes et l’emmena prisonnier de guerre. Le 9 juillet 1809, route de Znaïm, il fit prisonnier un officier autrichien et 40 hommes qu’il commandait. Le même jour, sur la même route, il culbuta et chassa l’ennemi de deux villages, chargea sur ses pièces et eut plusieurs de ses hussards tués à coup de mitraille. Le 10 du même mois, à la tête de 20 hussards, il prit possession d’une petite ville, aussi route de Znaïm, en sortit, sans ordre, avec eux, chassa l’ennemi jusque sur des pièces de canon qui tiraient sur lui à mitraille. Deux escadrons de hussards le chargèrent alors mais sa vigoureuse résistance le rendit complètement maître de la ville. Blessé d’un coup de baïonnette à la Montagne-de-Fer devant Louvain (29 mars 1793). Blessé d’un coup de sabre à la main droite au blocus de Maubeuge (18 octobre 1793). A l’affaire d’Ulm, il reçut plusieurs coups de feu. A la bataille d’Austerlitz, il fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite. A Wagram, il reçut un coup de feu à la main gauche. Le 27 août 1813, à l’affaire de Golberg, il fut blessé de plusieurs coups de sabre. Passa à la solde de retraite, le 16 septembre 1814[3].

Nicolas-Marie-Mathurin de Galbois, né le 17 mai 1778, à Rennes, Ille-et-Vilaine. Maréchal des logis chef au régiment des chasseurs à cheval de Lamoureux (19 fructidor an VI), adjudant sous-officier (1er germinal an VIII), sous-lieutenant (15 germinal), incorporé au 8e régiment de hussards (15 germinal an IX), lieutenant (15 messidor an XII), passé à l’Etat-major du prince de Neufchâtel (28 mars 1808), capitaine (30 mars 1809), chef d’escadron (27 juin 1811), colonel du 6e régiment de chevau-légers (23 février 1813), retourna auprès du prince de Neufchâtel (1er mai), colonel du 12e de hussards (5 avril 1814), colonel du 6e de lanciers (14 septembre), chevalier de la Légion d’honneur (13 avril 1809), officier de l’ordre (12 août 1812), baron de l’Empire (5 novembre 1813), chevalier de Saint-Louis (29 juillet 1814), commandeur de la Légion d’honneur (15 décembre 1814), grade confirmé par Napoléon (7 avril 1815). Expédition d’Irlande, armée d’Angleterre (an VI à XII), embarqué sur l’escadre de Brest (an XIII), campagne d’Allemagne (1805), campagne de Pologne (1806-1807), d’Espagne (1808), d’Allemagne (1809), à nouveau en Espagne (1810-1811), de Russie (1812), de Saxe (1813), de France (1814), en France (1815). Blessé d’un coup de baïonnette à Badajoz où il fut fait prisonnier (31 mai 1808), , à Benicarlos en Espagne où il commandait une colonne de 100 hussards, il chargea un parti de cavalerie de 300 ennemis, tua 25 hommes et en fit prisonniers 42 dont un officier (extrait du Moniteur, 23 octobre 1813), blessé d’un coup de lance au pied (3 décembre 1812), se distingua à Molodeschno en Russie, blessé d’un coup de feu à Ostrowno près de Vitebsk (26 juillet 1812), blessé d’une balle à la poitrine à l’affaire de Fleurus (16 juin 1815). Retiré après 1815 dans ses foyers, à Triel, Seine-et-Oise et en disponibilité[4].

Charles-Marie-Louis-François Guerrin, originaire de Paris, élève au dépôt des Gardes françaises, puis fusilier dans la Garde nationale parisienne entre 1790 et 1792, volontaire à 19 ans au 4ème bataillon de Paris (4 septembre 1792), caporal de grenadiers, sous-lieutenant au corps des éclaireurs devenu le 8ème régiment de hussards (4 mars 1793), lieutenant (27 juin), rayé des contrôles en 1796[5].

Jean-Baptiste Hue, maréchal des logis chef au 8ème régiment de hussards, né à Dagny dans la Meuse, il s’illustra à la bataille de Stockach (13 floréal an 8), ou à la tête d’un peloton, il chargea un carré soutenu par deux pièces d’artillerie, un moment d’hésitation ayant eu lieu dans sa troupe, Hue s’élança seul et fit mettre bas les armes à 200 hommes. Mais il succomba bientôt sous le feu ennemi, revenu de sa première surprise[6].

Jean-Mathieu Léger, originaire de Paris, peintre et élève de David, s’enrôla à 18 ans comme volontaire (6 septembre 1792), versé au 9e bis bataillon de Paris (23 septembre), passé à la 2e compagnie d’artillerie de la Halle aux blés (11 mars 1793), adjoint à l’adjudant général Godet, à l’armée de Moselle (5 janvier 1794), sous-lieutenant au 8e régiment de hussards (1795), démissionnaire (1796).

Philippe-Christophe baron De la Motte-Guéry, né à Nancy en 1769, lieutenant aide de camp (3 novembre 1792), capitaine au 8ème régiment de hussards (9 janvier 1793), puis chef d’escadron au même régiment (1794). Chef d’Escadron au 12ème régiment de cavalerie (29 août 1799), major (29 octobre 1803), colonel en second (31 mars 1809). Colonel du 5ème régiment de cuirassiers (7 septembre 1811), colonel aux cuirassiers du Roi (11 mai 1814). Chevalier de la Légion d’honneur (20 mars 1804), officier de l’Ordre (11 octobre 1812), puis commandeur (29 juillet 1814). Créé baron de l’Empire, le 28 septembre 1813. Au passage du Rhin le 21 avril 1797, il chargea à Anspach les cuirassiers ennemis avec 200 hommes, les culbuta et s’empara d’une colonne d’équipages et de chevaux de main ainsi que des fourgons du général Klinghin. Aux affaires des 1er, 2 et 3 décembre 1800, il contribua par la sagesse de ses manœuvres au succès de la bataille de Hohenlinden, dégagea un régiment de chasseurs poursuivi par l’ennemi et enveloppa un régiment de dragons autrichiens dont 150 furent tués ou blessés. Prisonnier par les insurgés espagnols et interné à bord du ponton La Castille, dans la baie de Cadix avec 1 500 hommes et 600 officiers, il s’échappa le 16 mai 1810 après une révolte suivie d’un sanglant combat et parvint à rejoindre la flotte française qui était en vue[7].

Antoine-Léopold Paillet, originaire de Paris, volontaire à Paris, à 20 ans (3 septembre 1792), versé au 9e bis bataillon de Paris (23 septembre), retiré du service (30 novembre), capitaine au bataillon de réquisition de la Réunion, de Paris (1793), incorporé comme brigadier-fourrier au 17e chasseurs à cheval (2 janvier 1794), passé au licenciement de son corps au 8e régiment de hussards, comme simple hussard (mars), congédié en 1800. Il fournira un congé du bataillon de Paris, 9e bis, ou dit de l’Arsenal au moment de sa réforme définitive.

Sébastien Perquit, né à Schestadt, le 12 mars 1768. Hussard au 3e régiment (7 novembre 1786), maréchal des logis (1er octobre 1792), aide de camp du général Beaupuis (26 mars 1796), sous-lieutenant (21 avril 1796), aide de camp provisoire du général Desaix (21 octobre), lieutenant aide de camp du général à la suite du 8e régiment de hussards (21 juillet 1797), capitaine (10 mai 1798), capitaine titulaire au 8e de hussards (4 septembre 1799), chef d’escadron au 4e de dragons (7 janvier 1807), chef d’escadron au 3e de chasseurs à cheval (12 octobre 1808), major à la suite (12 mai 1809), major au 9e de chasseurs à cheval (20 juin), colonel au 6e de chevau-légers lanciers (11 mars 1813), mis en demi-solde (16 septembre 1814), colonel du 14e de chasseurs à cheval (10 avril 1815), mis en demi-solde (20 août), retraité (15 décembre), colonel du 9e chasseurs à cheval (24 septembre 1830) pour prendre rang à partir du 5 avril 1828, maréchal de camp pour le cadre de la réserve (2 avril 1831), retraité le 11 juin 1832. Campagnes à l’armée du Nord (1792-1793), armée d’Angleterre, d’Helvétie, du Rhin, des Côtes de l’Océan (an II à XIV), d’Autriche et de Prusse (1807), d’Espagne (1808), Grande Armée (1813-1814), au corps d’observation du Var (1815). Blessé d’un coup de feu à la jambe droite à Sainte-Menehould, le 20 septembre 1792, d’un coup de feu à la bataille de Salzbourg en 1800, d’un coup de biscaïen à la lèvre supérieure à Friedland, le 14 juin 1807, d’un coup de feu à la jambe droite, le 10 juillet 1813. Chevalier de la Légion d’honneur (14 juin 1804), officier de l’ordre (18 février 1808), chevalier de Saint-Louis (16 janvier 1815), baron de l’Empire (25 septembre 1813), il mourut à Passy, le 28 mai 1856[8].

Article de Laurent B., Didier Davin, Jérôme Croyet

 sehri

[1] Emile Gabory, La Révolution et la Vendée, p. 191 à 193.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[3] Historique du 152e d’infanterie, 1893, pages 199 à 201.

[4] F. Cuel, Historique du 18e régiment de dragons, p. 170 et 171.

[5] Chassin et Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, p. 479.

[6] Charles-Théodore Beauvais, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des français, 1792-1815.

[7] Dezaunay, Histoire du 1er régiment de cuirassiers, p. 283.

[8] F. Cuel, Historique du 18e régiment de dragons, pages 168 et 169.