Garde nationale de Dijon

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Date de formation : août 1789

 Historique :

 Une milice fut organisée après l’émeute du 15 juillet 1789, où le château de la ville fut pris, les invalides qui le gardaient désarmés, et les nobles de la ville consignés.

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Le château se trouvait alors à la place de l’actuelle place Grangier où réside la poste aujourd’hui. Il s’agissait d’une construction datant de l’époque du Roi Louis XI, une petite sœur de la Bastille de Paris. Elle fut rasée à la fin du 19e siècle, perte irréparable pour la ville de Dijon, les révolutionnaires martelant également la façade de l’église Notre-Dame en 1793 et rasant la Sainte-Chapelle, qui se trouvait quant à elle à l’emplacement de l’actuel théâtre juste à côté du palais des États de Bourgogne, l’ancien palais ducal qui transformé accueillait sous l’ancien régime le Parlement de Bourgogne. Le château tombé dans l’oubli ne fut redécouvert qu’à la fin des années 2000, par le travail d’historiens et d’infographistes, une exposition a été ouverte dans le musée d’archéologie de Dijon où fut présenté un matériel multimédia montrant ce qu’était cette forteresse, voulu par le Roi Louis XI pour affirmer son pouvoir, sur cette Bourgogne revenu partiellement au giron français. Le musée Carnavalet envoya une maquette de la Bastille, un artefact historique, miniature de la place forte parisienne taillée dans une des pierres du monument détruit dans les jours qui avaient suivi sa prise par le peuple de Paris. Le château de Dijon, comme nous l’avons dit avait des similitudes avec la Bastille parisienne, également dans son aspect symbolique du pouvoir royal. S’il avait survécu, sa valeur historique et patrimoniale pour la ville de Dijon aurait été colossale.

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En août L’École d’artillerie d’Auxonne envoya des instructeurs et des canons.

Le règlement de la Garde nationale fut promulgué fin août et le drapeau fut béni début septembre. Cette garde nationale, plutôt bourgeoise se méfiait des classes pauvres de la société enclines à mener des expéditions punitives contre les possédants.

Le 31 juillet, en marge de la Garde nationale, fut formé par Mr de Bastard une compagnie de dragons devenus « volontaires nationaux ». Le règlement de cette compagnie (habit vert, boutons blancs) fut publié le 17 septembre et son étendard béni. Ils patrouillèrent dans les campagnes en octobre. Fin avril 1790 ils furent dissouts.

De même se formèrent des artilleurs volontaires (uniforme artillerie avec collet rouge, doublure bleu et passepoils noirs, veste et culotte blanches) et une unité de « jeunes citoyens ».

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Article de Didier Davin et Laurent B, iconographie Jérôme Croyet et Bibliothèque nationale de France.