20e régiment d’infanterie Cambrésis

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Le 20ème régiment d’infanterie ci-devant Cambrésis :

 

Historique :

 1791 :

 En janvier, le régiment fut dirigé sur Perpignan. En proie à des troubles internes, une bonne part de ces officiers émigrèrent rapidement. Des troubles éclatèrent en son sein le 13 novembre et un complot fut découvert. Des officiers du 20ème et du 12ème bataillon de chasseurs furent accusés d’avoir voulu livrer la place aux Espagnols. Dans la nuit du 6 au 7 décembre, des officiers tentèrent de le soulever, mais la conspiration échoua en partie grâce au lieutenant-colonel Desbordes. Il fut fait colonel tandis que l’Assemblée nationale décréta d’accusation 27 officiers du régiment. En décembre, 27 officiers du 20ème régiment avaient donc émigrés. Ils s’enfuirent de Perpignan et rejoignirent Navarreins. Un officier émigré écrivit une lettre d’Espagne au grenadier Danet :

« Je vous écris ces deux lignes mon Cher Danet, pour vous apprendre mon heureuse arrivée à Fignora en Espagne depuis hier, où j’ai rejoint Monsieur de Pergulasse ainsi que Monsieur Demailly, et nos autres braves officiers, de même que nos chers camarades qui sont en assez grand nombre : tous de même que moi, sont très satisfaits d’être parmi de braves gens, dans un pays où rien ne manque tant pour l’agrément que nous avons que pour notre subsistance, je puis vous dire avec vérité qu’à mon arrivée ainsi que Degilotte et le nommé Fournier, nous avons été accueillis par tous ces messieurs qui à l’envi les uns des autres nous sautoient au cou pour nous embrasser et pour nous témoigner la plus vive amitié. Quel plaisir n’y a-t-il pas pour des hommes de cœur de se voir chérir par tout ce qu’il y a de mieux en France ? C’est ce qui donne lieu de croire que vous ne tarderez pas à nous rejoindre, connoissant votre vraie façon de penser, car vous voyez qu’il n’y a plus de gloire à servir sous les drapeaux du 20ème régiment, venez je vous invite ne craignez rien, nous vivons comme des Rois et en parfaite union. Le Lieutenant-général se fait gloire de nous prouver qu’il est notre frère, le plus tendre, vous en verrez les preuves évidentes à votre arrivée. Ne tardez pas, si vous connoissez quelqu’un de confiance amenez-le le plus tôt possible, vous en serez heureux. Emportez vos effets, vos bagages s’il est possible, je vous attends et suis toujours votre ami. Tiphène ».

Danet répondit bientôt :

« Monsieur, je réponds à la vôtre du 2 courant par laquelle vous m’annoncez votre arrivée à Fignora en Espagne. Vous pouvez y rester puisque vous avez rejoint tous les traitres qui s’y sont réfugiés. Ne croyez pas que des gens d’Honneur comme nous soient faits pour quitter leurs drapeaux qui sont toujours sans tâche, Quoique vous disiez, qu’il n’y a plus d’honneur à servir sous les drapeaux du 20ème souvenez-vous qu’un seul souffle de la Patrie vaut mieux qu’une bande de brigands comme vous, que la soif de l’or a rendus criminels envers une Nation généreuse. Au moment que je vous écris on emmène vos infâmes complices enchaînés ainsi que le général et les chasseurs. Ces traitres seront tous punis de leur infâme trahison aux lois auxquelles ils avoient fait serment d’obéir. Mais nous qui avons été et sommes toujours fidèles, et qui avons gravé dans le cœur et la mémoire qu’il faut vivre libre ou mourir, la Constitution Française nous ensevelira plutôt sous ses ruines que de l’abandonner un seul instant. Si par hasard nous y périssons et qu’il en réchappe quelques-uns, ils diront aux passants : Ici repose le 20ème régiment qui a combattu pour la Liberté. Tu peux, traitre, montrer cette lettre à toute ta bande de vagabonds, je suis avec indignation ton plus cruel ennemi, signé Danet ».

L’affaire dite de Perpignan émut la France, un complot fut découvert, des projets devinés de quelques officiers royalistes. Les soldats du régiment firent la relation suivante des événements survenus à Perpignan depuis le mois de novembre 1791 :

« Le 13 novembre une rixe particulière s’étant élevée entre des bourgeois de différents postes parmi lesquels se trouvoient quelques militaires du 20ème régiment et cette rixe qui duroit depuis quelques heures faisant scène sur la place de La Loge, des officies de Cambrésis vinrent comme au secours de leurs soldats et empêchèrent de mettre ordre à cette querelle qui prenoient quelques extensions. Ces officiers se portèrent ensuite au quartier et crièrent aux Armes et dirent aux soldats qu’on égorgeoit leurs camarades en ville. Le sieur Monjustice commandant ce jour-là le piquet fit sortir la troupe à la hâte. Un semestrier nommé Foucart déjà trop connu par les troubles qu’il excita dans Perpignan l’an passé continua à crier aux armes et à jeter une alarme dans la caserne. Les soldats s’assemblent sur une alarme aussi pressante, chaque officier sans attendre le rassemblement des autres compagnies fit sortir la sienne en confusion sans l’ordre préalable de la Municipalité. Le commandant qui arriva alors au quartier y contint le reste de la troupe. Les différentes compagnies se joignirent à la Loge, où elles se mirent en bataille mais comme cette rixe particulière s’étoit déjà dissipée depuis que les officiers avoient quitté la Loge, la troupe se trouva seule en grande défense contre personne. Cette fausse démarche fit comprendre au soldat qu’on le faisoit servir d’instrument à un complot caché et malgré les soins que prenoient quelques officiers d’entretenir l’animosité il commença à être indifférent sur les agitations que ces derniers ne cessoient d’exciter. Cependant Monsieur Desbordes commandant de ce régiment ayant donné des ordres qui portoient qu’après l’appel du soir nul ne pourroit sortir sans un écrit de sa main, et qu’il supprimoit toutes les permissions, même celles des travailleurs, jusqu’à nouvel ordre, les officiers de leur autorité, en faisoient sortir par troupes et donnoient de l’argent à l’un et à l’autre.

Cela dura jusqu’au 6 décembre, ou vers les 10 heures du matin, un grenadier se battit au sabre avec un bourgeois : celui-ci fut grièvement blessé. Le grenadier se réfugia dans un corps de garde où montoit Cambrésis. Des bourgeois et quelques Gardes Nationaux délibérèrent entr’eux d’aller se saisir de cet homme mais ils ne prirent là-dessus aucune résolution. Les officiers se hâtèrent de monter au quartier où d’ailleurs ils devoient se rendre, mais un peu plus tard pour la parade. Ils crièrent encore aux armes, et vouloient absolument emmener la troupe en ville, pour retirer disoient-ils ce grenadier des mains de la Garde Nationale où sa vie couroit les plus grands risques. Monsieur Desbordes s’y opposa avec la plus grande fermeté et défendit aux soldats de sortir. Ces messieurs alors, après de vives instances, pleins d’humeur, se restreignirent à demander 20 grenadiers armés de leurs sabres pour aller au secours de leur camarade. Monsieur Desbordes s’y refusa avec la même fermeté et sur les murmures de quelques officiers Monsieur Desbordes fut obligé de leur faire sentir qu’ils manquaient eux-mêmes à l’ordre […] Un sergent de grenadiers s’oblige à aller lui-même chercher ce grenadier. […] sur ces entrefaites le grenadier est rentré ramener par son sergent ce qui devoit ramener le calme, mais comme le régiment étoit consigné, plusieurs officiers donnèrent de l’argent dans leurs compagnies pour faire venir du vin en recommandant de bien se divertir. Que le vin ne manqueroit pas. Ils se firent apporter leur diner au quartier […] et tous (les officiers) rentroient toujours avec des nouvelles alarmantes les unes que les autres, ils étoient secondés par de fréquents messagers des chasseurs de Roussillon de tout grade qui confirmoient les alarmes et y ajoutoient mille mensonges incendiaires […] Monsieur Chollet s’étoit rendu au département on lui demanda notre départ, il refusa, on lui donna dit-on 24 heures pour se décider, nouveaux cris de la part des officiers et toujours aux armes. On avoit tellement abusé de ce cri qu’on y faisoit presque plus attention […] La nuit survient pendant ces contestations on se retire dans les chambres et nouvelles cruches de vin d’aller et de venir et l’argent d’être jetés sur les tables pour qu’on s’en fournit autant qu’on en voudroit. L’intention étoit globalement d’enivrer le soldat et de lui monter la tête par des fausses alarmes, tantôt s’étoient des canons qu’on trainoient vers le quartier, tantôt la Garde nationale qui s’avançoit avec des cordes et des échelles et qui alloit tenter une escalade et milles autres propos […] tous ses périls ne faisoient aucun effet sur les soldats et quelques-uns dirent des officiers qui n’étaient pas loin « Buvons le vin des aristocrates, il est fort bon, et puis nous nous moquerons d’eux ». […] A minuit les officiers vinrent réveiller les soldats en sursaut en leur disant de s’apprêter à marcher à la citadelle avec armes et bagages que le général le leur ordonnoit et les y attendoit […] arrivent dans cet instant une centaine de chasseurs de Roussillon qui joignent leurs instances à celles des officiers que le général les attendoit avec les commandants qui étoient à la citadelle. (Devant la résistance des soldats et le désir d’un ordre écrit du commandant, un officier rapporte cet ordre de Monsieur de Cholet) […] le soldat se retire alors dans sa chambre il est résolument décidé à ne point sortir, cette nouvelle apportée à la citadelle une heure après un contrordre toute la troupe légère étoit lestement disparue. Alors les officiers sentent l’inconséquence des mesures qu’ils avoient prises puisqu’un officier des Chasseurs s’étoit plaint indiscrètement tout haut dans la chambre des grenadiers que le coup étoit manqué en ajoutant Nous agirons bien sans eux. […] 25 d’entre eux et quelques sous-officiers qui d’avance avoient fait transporter leurs effets à la citadelle se retirent ou se réfugient dans cette place, le lendemain 7, le régiment résolu d’envoyer députation à la municipalité pour y déposer les faits de la nuit et assurer les citoyens des dispositions pacifiques du 20ème régiment. […] Lors du départ des Chasseurs, qui en avoient reçu le matin l’ordre du ministre à Collioure, 4 officiers, 6 officiers et 4 soldats du détachement du 20ème gagnèrent l’Espagne quand ils surent les nouvelles de Perpignan »[1].

Le régiment se trouvait dans la plus grande agitation et l’un de ces soldats, Pierre Gobert fut arrêté à Toulouse, natif de La Maskete, compagnie de Saint-Amand. Il déclara à propos de sa présence à Toulouse et d’un éventuel congé :

« que se trouvant en détachement à Collioure distant de Perpignan de 4 lieues et ayant appris les troubles arrivés dans cette ville, dans lesquels troubles on lui assure que les officiers sont vivement inculpés ne voulant par ailleurs pas trahir la chose publique, en suivant les ordres qui lui furent donnés, ainsi qu’à ses camarades par ses supérieurs d’aller se joindre au reste du régiment et à leurs camarades des chasseurs du Roussillon pour s’emparer de la citadelle de Perpignan et de là faire feu sur la ville, le dit répondant et quelques autres de ses camarades quittèrent la garnison sans congé, pour n’avoir pas de part à cet affreux complot. Interrogé s’il est parti seul, répond qu’il est parti seul de la garnison. Interrogé s’il a rencontré quelqu’un dans sa route, a répondu qu’il a rencontré trois de ses camarades aux environs de Villefranche que s’étant liés de conversation, ils lui ont appris que le sieur Mougon du Roux, Lieutenant ainsi que d’autres dont il ne se rappelle plus les noms étoient en prison, pour avoir engagé ses autres camarades de s’emparer de la citadelle et de faire feu sur la ville […].

 

1792 :

 Le mercredi 7 janvier, l’Assemblée nationale décréta après avoir entendu les différents témoignages qu’il y avait accusation :

« contre les sieurs Cholet lieutenant-général, commandant la 10ème division, du Saillant commandant le 12ème bataillon de Chasseurs, Felix Adhémar, Monjous, Pomaryole, Laroule, Gréard, Siochamp, Blacherel, Lablinière, François Adhémar, Lachesserie, Maselègue, Descorbias, Dulin, Lupé, Mongon, François Monscasties, Duron, Adhémar aîné, Larivière, Pierre Pont-de-Saint-Marcoux, Pargade, Hernaussin, d’Alua, Mongon, maréchal de Chatté, officiers au 20ème régiment d’infanterie, Chapoulard, sergent audit régiment, Joseph Bonasos homme de loi, Pierre Blandinières ci-devant procureur, Vincent Roxader, François Molinier, François Bertrand, François Baxader, François Conseilles, Laurent Prats, Michel Autiers et Doc fils, Tourneur, citoyens de Perpignan tous détenus en état d’arrestation dans les prisons de Perpignan de la citadelle de ladite ville, depuis le 7 décembre dernier, lesquels sont prévenus d’attentats contre la sécurité générale de l’Etat et seront en conséquence par ordre du pouvoir exécutif transférés devant la Haute Cour nationale d’Orléans […] et approuve la conduite qu’on tenue le sieur Desbordes, Lieutenant-colonel du 20ème d’infanterie, les sous-officiers et soldats dudit régiment, qui ont résisté aux suggestions perfides et mensongères de plusieurs officiers, du 70ème régiment d’infanterie, et du détachement du régiment ci-devant de La Fère, artillerie en garnison à Perpignan, les membres du Conseil du département des Pyrénées-Orientales, le Maire, la Municipalité, la Garde nationale, la Gendarmerie Nationale et tous les bons citoyens de Perpignan pour prévenir et arrêter de plus grands désordres dans leur ville ».

Alors qu’il était en garnison à Perpignan au début de l’année, il comptait un effectif de 865 hommes. Envoyé à Collioure, le 1er bataillon fut dirigé sur Tarbes et le second sur Carcassonne.

Historique du 1er bataillon :

 1793 :

 Le 1er bataillon fut intégré à l’armée des Pyrénées-Occidentales et fit la campagne de 1793 contre les Espagnols. Le 22 juin, il servit à la bataille de la Montagne de Louis XIV où il fut en tête de colonne d’attaque. Ses grenadiers s’illustrèrent particulièrement lors du combat.

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 Le 20 octobre 1793, il fut l’un des premiers bataillons à être amalgamé. Il forma avec les 2ème et 3ème des Basses-Pyrénées la 39ème demi-brigade de bataille. Lui-même forma le 2ème bataillon de cette unité. La 39ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme[2] et Louis Susane[3], le 21 octobre 1793, au Mas-d’Eon. Les avis sont partagées quant à sa composition : 1er bataillon du 20ème, 2ème et 3ème des Basses-Pyrénées pour Belhomme et Susane mais 1er et 2ème des Basses-Pyrénées si l’on en croit Bertaud et Roucaud[4] et Digby Smith[5].

 La 39ème de bataille devint à l’armée d’Italie, la 4ème demi-brigade de ligne en 1796. Son deuxième amalgame eut lieu le 12 mars 1796. La 4ème demi-brigade de ligne fut formée avec les 39ème, 130ème, 145ème, 147ème demi-brigade de bataille, le 2ème bataillon du 55ème de ligne, la 14ème demi-brigade provisoire et les restes des 1ère et 2ème demi-brigades de l’Aude.

Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 Le 2ème bataillon suivit la même voie. Il entra également dans l’armée des Pyrénées-Occidentales. Il fut amalgamé le 20 octobre 1793 au 3ème des Landes et 3ème des Hautes-Pyrénées pour former la 40ème demi-brigade de bataille[6]. Il était présent quelques temps après à l’attaque des Aldudes[7].

 La 40ème demi-brigade de bataille fut formée, le 21 octobre 1793, à Saint-Jean-Pied-de–Port selon Belhomme et Susane avec les 2ème bat du 20ème, 3ème des Landes et 3ème des Hautes-Pyrénées.

 2ème formation :

 Le 17 octobre 1796, la 40ème de bataille devint la 27ème demi-brigade de ligne à l’armée des Côtes de l’Océan.

Colonels :

 Colonel Charles-Louis Segondat baron de Montesquieu, 27 avril 1788-23 novembre1791.

Colonel Charles-Etienne-Marguerite Des Bordes, 23 novembre 1791-14 janvier 1793.

Colonel Hyacinthe-Roger Duprat, 14 janvier 1793- ?

 

                                                    État-major du régiment en 1792[8] :

 

Noms Grades
Desbordes et d’Adhémar Lieutenant-colonel
Jouen Quartier-maître trésorier
Postel et Marchal Adjudant-major
D’Alçu, S. Amans, Desponchès,  Sablières, Maillé, Tholon, De Bigu, Pommairol, Blacheres, de Servas, Montjoux, Montjustin, de Ksaufon, de Cacheleu, Dallens, de Montgon, de Launoy, de Guillebon Capitaine
De la Blinière, de Touttoulon, de Lastours, Fussy, du Roux, de la Bergalasse, Deschamps, Voirin, d’Escorbiac, Dulin, de Lairoulle, Dumoustel, de Mazelaigue, de Pargade, de Luppé, Dubreil, de Girangy, d’Estouilly Lieutenant
Jean Adhemars, Lachefferie, de la Rivière, de Montgon, François Adhemar, d’Ozenay, Vidal, Duchambon, Siocham, Pierrepont, Gimel, Faverie, Jouen, Gérard, Vergès, Lécurot, Duclois, d’Oms-Vilars Sous-lieutenant

 

Portraits :

Morier, tisserand de Bâgé-le-Châtel, Ain, fils de Josephte Pagnon veuve Morier. Il fut soldat dans le 20ème régiment d’infanterie ci-devant Cambrésis. Il figura en 1792, sur une liste des citoyens de la commune engagés dans les troupes de ligne. Il fut signalé sur une liste de la commune en date du 3 février 1793, comme présent à son corps. Toujours présent à son corps le 14 juin 1795, sa mère toucha les secours aux familles dus aux défenseurs de la Patrie[9].

 Article de Laurent B.

sehri

[1] Journal militaire de 1792.

[2] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française.

[3] Louis Susane, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[4] Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de batailles, Série 17 YC.

[5] Auteur américain ayant écrit l’un des meilleurs ouvrages sur l’infanterie française, dans son histoire des régiments de l’infanterie napoléonienne, en langue anglaise.

[6] Louis Susane, déjà cité, tome 1, page 341.

[7] Idem, tome 2, pages 47 à 49.

[8] Roussel, Les volontaires, pages 99 et 100.

[9] AD de l’Ain, AC de Bâgé, REV 12.

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