84e régiment d’infanterie Rohan

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Le 84ème régiment d’infanterie ci-devant Rohan (Rohan-Soubise[1]) :

 

Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison à Nantes[2]. Avant la réforme de 1791, il portait le numéro 86.

 Historique 1er bataillon :

 1791 :

 Le 1er bataillon était en garnison dans la ville de Nantes[3].

 1793 :

 Les compagnies de grenadiers du régiment furent envoyées aux frontières à la déclaration de la guerre et incorporés, dans des bataillons de grenadiers réunis. Le 1er bataillon marcha sur Chalons et après la bataille de Valmy revint dans l’Ouest. Abandonné par le colonel d’Hervilly, il combattit au château de Jallais, lors d’un rassemblement précoce d’insurgés. Le château fut pris d’assaut et les insurgés s’emparèrent d’une fameuse pièce de 6 qui devint mythique dans les rangs royalistes (surnommé le missionnaire).

Le 16 mai, il était à la bataille de Fontenay dans les rangs de l’aile droite républicaine commandée par le général Chalbos. Nous découvrons un détachement de 89 hommes du 84ème d’infanterie compté dans les troupes légères de la division de Niort, armée des Côtes de la Rochelle. Le 1er bataillon continua ensuite de faire campagne dans les armées de l’Ouest.

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 Néant[4].

 2ème formation :

 A la pacification opérée partiellement dans l’année 1795 dans les départements de l’Ouest, les restes du bataillon furent incorporés, le 29 janvier 1796, dans la 13ème demi-brigade de ligne.

Historique du 2ème bataillon :

 1790-1791 :

 En 1790, le 2ème bataillon fut dirigé sur Lorient pour fournir des troupes pour les colonies. Il fut embarqué à Brest au mois de décembre, pour rejoindre Saint-Domingue. Il ne put débarquer dans l’île étant en pleine révolte et il dut revenir en France où cinq compagnies débarquèrent à Nantes et quatre à Rochefort (juillet 1791).

 1792 :

 Le 1er janvier, le 2ème bataillon était en garnison à l’île d’Oléron. Effectif de 930 hommes. En mars et avril, il s’y trouvait toujours réparti entre l’Ile d’Oléron et celle de Ré[5]. A La Rochelle, il s’embarqua à nouveau le 14 juillet et débarqua à Saint-Domingue. Placé sous les ordres du lieutenant-colonel Nully, il fut englouti dans la lutte qui commença contre les insurgés noirs.

 1794 :

 Ses restes furent débarqués à Lorient le 20 octobre 1794[6].

 Embrigadement/amalgame :

 1ère formation :

 Néant

 2ème formation :

 D’après Belhomme[7], la 13ème demi-brigade légère de seconde formation fut formée à Rennes, le 21 décembre 1796, avec la demi-brigade de Paris et Vosges, les 17ème bis et 22ème bis bataillons de chasseurs, le 23ème régiment d’infanterie légère de Bardon, le 2ème bataillon de tirailleurs, le 2ème bataillon du 84ème régiment d’infanterie, le 2ème bataillon de la 125ème de bataille, les 2ème et 3ème de Fédérés, le 3ème bataillon de la formation d’Orléans, le 5ème bis de Paris, et le 6ème bis de la Côte d’Or.

État-major et Portraits :

Colonel Guiseppe Bonavita.

Colonel D’Hervilly, il déserta son corps et émigra. Nous le retrouverons au débarquement de Quiberon dans les rangs des émigrés.

 

État-major du régiment en 1792[8] :

 

Noms Grades
De Nully, Cabanis Lieutenant-colonel
Marhey Quartier-maître trésorier
Parent et Hudebert Adjudant-major
Dumas, Lostende, Quincarnon, de Chabre, Guillomont, Lostende, de Maliven, la Vannier, Saint-Simon, de Montcla, S. Berreux, de Kmadec, Blancou, Laverand, Philibée Capitaine
De Gignous, de Vassal, de Nouainville, d’Elbouville, de Pommeroy, d’Hardivilliers, de la Jumellerie, de Genot, de Gadagne, de Chation, d’Hallet, de Montsec, de Castella, de la Broüe, de Miscault, Davoynes, de Cabanis fils, de Castillon Lieutenant
De Zevallos, de Suze, Duquesnel, Delouet, de S. Hilaire, de Bruny, Flory, Obertz, Lamiral, Besset, Krapp, Loffre, Guillomont, S. Simon, Lejuge, Vareilles, Lagouttière Sous-lieutenant

 

Portrait :

 

Jean Pirès[9], sergent-major au 84ème régiment d’infanterie ci-devant de Rohan-Soubise[10]. Date d’engagement inconnue. Il était invalide ou vétéran pensionné et en résidence dans la commune de Bâgé-le-Châtel, Ain, les 4 avril et 3 juin 1797[11].

Article de Laurent B.

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[1] « Quercy-infanterie » de 1705 à 1776, puis « Rohan-Soubise ».

[2] Journal militaire de 1790.

[3] Journal militaire de 1791.

[4] Louis Susane, Histoire de l’ancienne infanterie française, tome 1, page 354.

[5] Journal Militaire de 1792.

[6] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France, page 78.

[7] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[8] Roussel, pages 213 et 214.

[9] Aussi orthographié Piret.

[10] L’appellation donné par Louis Hennet pour le 84ème est simplement « ci-devant Rohan ».

[11] AD de l’Ain, AC de Bâgé, REV 13.