7e régiment de hussards Boyer

7e-de-hussards

Le 7ème régiment de hussards ou régiment des hussards de Boyer ou hussards défenseurs de la Liberté et de l’Egalité puis 6ème régiment de hussards :

 

Date de formation : Créé le 23 novembre 1792.

Formation : 23 novembre 1792, formation de deux nouveaux régiments de hussards, les 6ème et 7ème hussards. Ces deux régiments reçurent surtout des déserteurs de la ligne.

Filiation : Hussards de Boyer ou légion de Boyer ou hussards défenseurs de la Liberté et de l’Egalité, puis 6ème régiment de hussards.

Historique :

 1793 :

En janvier, quatre compagnies du régiment se mirent en route de Hesdin le 15, pour se rendre à Bruges[1]. Le 1er mars, deux escadrons du 7ème de hussards fort en tout de 200 hommes se trouvaient dans la colonne de renfort du général Flers, armée de Hollande du général Dumouriez[2]. Le 4 juin, il prit le numéro 6 suite à la dissolution du régiment ci-devant de Saxe qui avait émigré. Le 30 octobre, le régiment ou un détachement du régiment se trouvait à l’armée du Rhin, avant-garde, division du général Loubat[3]. Le 17 décembre, le régiment se trouvait toujours dans cette armée, division du général Hatry[4].

 1794 :

Le 7ème de hussards, sclérosé, fut entièrement réorganisé en juin.

Chef de brigade du régiment[5] :

Au 9 novembre 1799 : chef de brigade Pajol.

5e-de-hussards

Portraits :

Jean-Louis-Brigitte comte d’Espagne, né à Auch dans le Gers le 16 février 1769. Soldat au régiment des dragons de la Reine futur 6ème dragons (1787), brigadier (1788), maréchal des logis (janvier 1792). Sous-lieutenant au 6ème régiment de chasseurs à cheval ci-devant de Champagne (août). Capitaine aux hussards de la Liberté et de l’Egalité (septembre), devenus 7ème de hussards (23 novembre), lieutenant-colonel du corps (30 novembre). Chef de brigade, il servit à l’armée des Pyrénées-Occidentales (1793), puis à l’armée des Alpes, aide de camp du général Dumas (mai 1794). Il se signala à la prise du Mont-Cenis (8 mai). Envoyé en commission auprès du Comité de Salut Public, il fut ensuite envoyé à l’armée de Sambre et Meuse (août), puis à l’armée de l’Ouest et celle des Côtes de Brest (octobre). En mission à Paris (novembre), il fut employé à l’Etat-major de Jourdan, armée de Sambre et Meuse (décembre). Chef de brigade du 8ème régiment de cavalerie (16 décembre 1796). Il se signala au passage du Rhin à Neuwied (18 avril 1797), à l’armée d’Allemagne, puis à l’armée de Mayence. Il passa à l’armée du Danube de Jourdan (mars 1799) et fut fait général de brigade (10 juillet), armée du Bas-Rhin sous Muller (juillet), puis armée du Rhin sous Lecourbe (septembre). Commandant la brigade des carabiniers, division d’Hautpoul (avril 1800), il s’illustra à Moesskirch (5 mai), à Hochstaedt (19 juin), à Neubourg (27 juin) où il fut blessé au bras. Commandant une brigade de la division Montrichard, puis la 1ère brigade de la division de réserve de cavalerie, il servit à Hohenlinden, à Erding (décembre). Général de division (février 1805), il servit en Italie, commandant la 4ème division, puis la division de cà cheval. Il servit à San-Michele (29 octobre), à Caldiero (30 octobre) et s’empara de Gradisca (15 novembre). Il entra dans Laibach (fin novembre). Nommé commandant d’une division de cavalerie au 8ème corps de Masséna, puis au 1er corps de l’armée de Naples, toujours sous Masséna (février 1806). Il commanda la province de Labour (août), battit Fra Diavolo et prit Sora. Commandant la 3ème division de cuirassiers à la Grande Armée (novembre), il servit sous Lefebvre au siège de Dantzig (mars 1807), puis à la réserve de cavalerie de Murat. Il fut blessé à Heilsberg (10 juin), Grand’Officier de la Légion d’honneur (juillet), puis comte de l’Empire (1808). Il commanda une division de cuirassiers à l’armée du Rhin sous Davout (octobre), la 3ème division de cuirassiers au 2ème corps de Lannes (mars 1809). Il fut grièvement blessé par un boulet en chargeant à Essling (21 mai). Il mourut dans l’île de Lobau où il avait été transporté le jour même. Un des plus célèbres cavaliers de l’épopée révolutionnaire et impériale.

Charles-François Martique, né à Versailles dans le département de la Seine-et-Oise, paroisse de Saint-Louis, le 10 avril 1777, fils de Joseph-Charles suisse de nation, commis au bureau de la direction des bâtiments du Roi et de Magdeleine-Catherine Baudet. Son parrain fut François Baudet, son grand-père, ancien officier du Roi et bourgeois de la ville, et Marine-Madeleine Bepat veuve de Joseph Martique, suisse des salles des ambassadeurs du Roi, sa marraine. Cadet au régiment des gardes suisses (10 août 1786 au 10 août 1792). Il servit ensuite au 7ème régiment de hussards (3 décembre 1792). Il fit campagne en 1793 et 1794 à l’armée du Rhin, puis celle de 1795 en Hollande. Il fut nommé sous-lieutenant au 2ème régiment de hussards (27 prairial an 3). Il servit de 1796 à 1798 à l’armée de Sambre-et-Meuse et passa au 4ème régiment de chasseurs à cheval (7 frimaire an 4). Lieutenant (25 prairial an 4), puis capitaine (25 frimaire an 6). Il servit en 1799, à l’armée du Danube, puis à celle d’Italie de 1800 à 1801. Nommé chef d’escadron à la suite du corps (27 messidor an 7), il servit à la bataille de Schvitz en Helvétie où il fut blessé d’un coup de feu à la jambe (27 thermidor an 7). Il s’illustra particulièrement au siège de Gênes dans lequel il figure dans le journal des opérations page 149, note 86 :

« Il est impossible de ne pas nommer ici le chef d’escadron Martique qui se distingua partout par son intrépidité et par la manière dont il la fit partager aux troupes ».

Il passa dans le 11ème régiment de hussards (1er brumaire an 9), qui devint par la suite le 29ème régiment de dragons. Nous le découvrons encore cité dans le journal des opérations militaires de l’armée d’Italie en date du 3 pluviôse an 9, page 31 :

« près du Mincio, le général ennemi, Monsieur de Bellegarde, étonné de l’impuissance de ses meilleures troupes, contre une seule division commandée par le général Watrin, dirigea contre elle par son flanc droit une charge impétueuse de cavalerie, ce terrible effort fut sans effet, 2 escadrons du 11ème hussards commandés par le chef d’escadron Martique firent des prodiges d’audace dans cette action ».

Puis à la page 38 :

« Le 11ème régiment de hussards fit des charges impétueuses et concourut à fixer la victoire [… page 41] il est dit que presque tous les officiers de cet intrépide régiment furent atteint eux ou leurs chevaux [… page 43] on rapporte que le chef d’escadron Martique du 11ème de hussards se couvrit de gloire ainsi que tout son régiment ».

D’autres citations suivent, notamment du 20 pluviôse an 9, page 87 :

« Deux escadrons de hussards du 11ème régiment conduits par le chef d’escadron Martique entrèrent dans Padoue qui fut évacué par un corps de 3 000 ennemis »[6].

Chevalier de la Légion d’honneur (juin 1804). Il servit ensuite à l’armée de Naples et d’Italie de 1805 à 1812. Nommé major au 30ème régiment de dragons (7 avril 1809). Il reçut un certificat alors qu’il se trouvait major, de la part du général de division Charpentier, à Vienne, le 4 octobre 1809 :

« Je certifie que Monsieur le major Martique étant chef d’escadron commandant les gardes du Maréchal Masséna pendant la campagne de l’An 14, a donné dans toutes les circonstances des preuves de la plus grande bravoure, et d’une expérience consommée dans la conduite et le commandement des troupes légères. Dans le mois de brumaire, à l’attaque du village de Saint-Martin en avant de Vérone, il fit une charge très brillante sur un bataillon autrichien qui défendait le village et lui fit mettre bas les armes. Deux jours après, à l’attaque d’Ospitalette, au passage de la Brenta ayant été détaché avec une compagnie, il enleva de vive force ce village défendu par des forces considérables d’infanterie, qui furent obligées de se rendre prisonniers. Je certifie en outre, que Monsieur Martique avait été compris dans le travail de Monsieur le maréchal parmi les officiers proposés pour la première récompense mais il n’y en eut aucune accordée à cette époque à l’armée d’Italie, les demandes faites en faveur de cet officier sont restées sans effet ». Ce certificat est renforcé par un autre : « Nous général de division, inspecteur général d’armée, ayant commandé la division où a servi cet estimable officier, certifions qu’il a été fait diverses fois en sa faveur la demande du grade d’officier de la Légion, qu’il a si bien mérité par sa bravoure comme sa bonne conduite en tout temps, nous renouvelons cette même demande avec chaleur et insistance, à Faverney, le 26 octobre 1811, signé le comte Charles de Gully, pour copie conforme à l’original, les membres du Conseils d’administration du 30ème régiment de dragons ».

Il fut envoyé à la Grande Armée en 1813. Colonel au 23ème régiment de dragons (29 mars), puis officier de la Légion d’honneur (29 août). Il fit la campagne de France puis celle de Belgique (1814 et 1815). Blessé de deux coups de lance (1er janvier 1814), près de Neustadt en Palatinat. Il passa le 19 avril 1815 au commandement du 3ème régiment de lanciers. Il se trouvait toujours à la tête de ce régiment en février 1816. Il fut mis en non-activité puis en retraite (1823) Il mourut le 23 mars 1825, étant colonel de cavalerie en retraite, officier avec traitement de ce grade. Il laissa une veuve, Marguerite-Adélaïde Brière.

Claude Masson, s’engagea à 30 ans dans le 2ème bataillon de Paris (20 juillet 1791), se retira (décembre), puis volontaire national à cheval (octobre 1792), maréchal des logis au 7ème régiment de hussards (janvier 1793), sous-lieutenant (1794), blessé à Pellingen (1793), blessé à La Rehutte (1797). Commandant la place de Lentzbourg (1799), lieutenant (1803), retraité en 1805[7].

 Article de Laurent B.

sehri

[1] Journal Militaire de 1793.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, 1er mars 1793, armée de Hollande.

[3] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, 30 octobre 1793.

[4] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[5] Danielle et Bernard Quintin, Dictionnaires des chefs de brigade et des capitaines de vaisseau du Premier Consul Bonaparte, p. 45.

[6] Base Leonore.

[7] Chassin et Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, tome 1, p. 270.