36e régiment d’infanterie Anjou

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Le 36ème régiment d’infanterie ci-devant Anjou :

 

Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, le régiment en entier était en garnison à Tours.

Historique du 1er bataillon :

 1792 :

 Le 1er bataillon se trouvait le 1er janvier en garnison à Saint-Servant près de Saint-Malo. Effectif 1 020 hommes[1].

 1793 :

 Le 1er bataillon se trouvait au début du 1793 dans les rangs de l’armée du Nord[2].

Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 La 71ème demi-brigade de bataille fut formée, le 4 avril 1794 à Primont, selon Belhomme[3] et Susanne[4]. Sa formation comprenait le 1er bataillon du 36ème, le 2ème de la Meuse et le 13ème des Fédérés (3ème des fédérés si l’on en croit Bertaud et Roucaud).

 2ème formation :

 Le 5 avril 1796, la 71ème de bataille devint la 92ème demi-brigade de ligne.

Historique du 2ème bataillon :

 1792 :

 Le 2ème bataillon se trouvait le 1er janvier en garnison à Saint-Brieuc[5].

 1793 :

 Le 2ème bataillon était au début du 1793 dans les rangs de l’armée du Nord.

Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 72ème demi-brigade de bataille fut formée, le 18 avril 1794 au Nouviou. D’après Louis Susanne cette formation intervint dès le 14 avril 1794. Elle fut formée avec le 2ème bataillon du 36ème, le 6ème du Jura et le 2ème de la Gironde.

 2ème formation :

 Le 19 février 1796, la 72ème de bataille devint la 30ème demi-brigade de ligne à l’armée de Sambre et Meuse.

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Portrait :

Augustin-Joseph Isambert, né à Orléans le 22 mars 1733. Dragon au régiment ci-devant Royal (février 1749). Lieutenant (1756), il servit au siège de Mahon, puis en Allemagne de 1760 à 1761 durant la guerre de Sept Ans. Capitaine (1761), il fut réformé (1763) mais replacé comme capitaine au régiment ci-devant de Bretagne (mai 1769). Capitaine-commandant (1776), il participa au siège de Mahon (1782) et se retira avec une pension de 800 livres (mars 1782). Lieutenant-colonel au 1er bataillon des volontaires de l’Indre-et-Loire (6 octobre 1791), il fut employé au 7ème régiment d’infanterie (18 mai 1792). Colonel du 36ème régiment d’infanterie (29 juin), il servit à l’armée du Rhin de 1792 à 1793, notamment sous Neuwinger à l’expédition de Spire (29 septembre). Maréchal de camp (8 mars 1793), il servit au centre, division Munnier (1er septembre), puis division Meynier (10 octobre). Chargé de défendre le fort de Saint-Rémi, il l’abandonna à l’ennemi (13 octobre) et tenta de prendre la fuite. Il ne put s’échapper et fut arrêté et condamné à mort par le 1er tribunal militaire de l’armée du Rhin. Il fut fusillé à Strasbourg, le 9 novembre 1793.

 Article de Laurent B document de Jérôme Croyet

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[1] Journal militaire de 1792.

[2] Journal militaire de 1793.

[3] Belhomme, Histoire de l’Infanterie française.

[4] Louis Susane, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[5] Journal Militaire de 1792.