37e régiment d’infanterie Maréchal de Turenne

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Le 37ème régiment d’infanterie ci-devant Maréchal de Turenne :

 

Historique :

 1789-1791 :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison à Valogne.

 1er bataillon :

 1791 :

 Le 1er bataillon fut envoyé en octobre à Valognes et Cherbourg.

 1792 :

 Le 1er bataillon était en garnison à Cherbourg le 1er janvier. Il comprenait un effectif de 511 hommes et 252  manquants[1]. Au mois de mai il partit pour se rendre à l’armée du Rhin. Il contribua à la conquête du Palatinat.

 1793 :

 Le bataillon servit au siège de Mayence et fut chargé de la défense de la tête de pont de Castel. Après la prise de la ville, il s’enferma dans le fort Vauban. Le 30 octobre, le 1er bataillon se trouva à l’armée du Rhin, aile droite, division du général Michaud et à celle du général Legrand[2].

 Il subit dans le fort un siège et un bombardement intensif. Le 1er bataillon fut fait prisonnier lors de la capitulation du fort Vauban, le 16 novembre. Il fut échangé le 24 juillet 1795 et se reforma alors à Nancy[3].

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 73ème demi-brigade de bataille, qui aurait été formée du 1er bataillon du 37ème, 12ème des Vosges et 6ème de la Meuse. D’après Bertaud et Roucaud[4] cette formation n’a pas eu lieu. Elle n’a existé que sur le papier. Belhomme indique qu’elle fut formée, le 21 décembre 1795 à Strasbourg, avec le 1er bataillon du 37ème régiment, le 12ème des Vosges et le 6ème de la Meuse. Toutefois Belhomme semble bien se tromper à ce sujet, Susane[5] indique comme Bertaud et Roucaud qu’elle ne fut pas formée en 1ère formation.

 2ème formation :

 D’après Louis Susane, le régiment fut incorporé à l’armée de Rhin et Moselle dans la 74ème demi-brigade de ligne. Le dépôt de l’ancien 37ème régiment de ligne fut incorporé dans la 81ème demi-brigade de ligne.

 Historique du 2ème bataillon :

 1790 :

 Le 2ème bataillon fut embarqué pour l’île de la Martinique au mois de décembre.

 1794 :

 Sous les ordres de Rochambeau, le bataillon participa à la défense de l’île attaquée par les Anglais en février. Un complot fut ourdi entre des officiers anglais et la municipalité de Saint-Pierre pour livrer l’île et se débarrasser du général français. Le complot fut déjoué par la fidélité du bataillon du 37ème régiment. Plus tard, les Anglais cherchèrent à soulever le bataillon sans succès. Ils furent assaillis, n’étant plus que 200 hommes sous le drapeau et assiégé dans le fort Bourbon où ils soutinrent le siège durant 32 jours jusqu’à la dernière extrémité. Ils furent contraints de se rendre et obtinrent d’être transporté en France.

 D’autres sources indiquent que le 2ème bataillon fut dissous dans d’autres unités dans l’île de la Martinique.

 1793 :

 Le 1er juillet, le bataillon fut reformé à Lauterbourg au dépôt du régiment avec des réquisitionnaires.

 Le 17 décembre, le 2ème bataillon se trouvait à l’armée du Rhin, avant-garde du général Desaix[6].

 1794 :

Les survivants de la Martinique furent versés dans les rangs d’autres unités.

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 74ème demi-brigade de bataille fut formée, le 19 juin 1794 à Rennes, selon Belhomme. Sa formation comprenait le 2ème bataillon du 37ème, le  2ème de la Charente et le 8ème du Jura. 2ème du Jura et non 8ème si l’on en croit Bertaud et Roucaud qui est le seul à défendre cette thèse contre Belhomme, Susanne et le Journal de l’An VII. Belhomme et le Journal de l’An VII indiquent le 2ème bataillon de la Charente-Inférieure, Susanne et Bertaud et Roucaud le 2ème des Charentes, des états de service de militaires règlent ce problème définitivement, Bertaud et Roucaud et Louis Susanne sont dans l’erreur.

 2ème formation :

 La 74ème de bataille devint la 109ème demi-brigade de ligne, le 6 mars 1796.

 Mais Belhomme[7] dit aussi :

 D’après Belhomme, la 81ème demi-brigade de ligne fut formée, le 21 novembre 1796 à Auray, avec la 12ème demi-brigade de bataille, le 1er bataillon de la 63ème de bataille, le 1er bataillon de la 151ème de bataille, le 2ème bataillon du 32ème régiment d’infanterie, le 2ème bataillon du 37ème régiment d’infanterie et le 1er bataillon de la Seine-Inférieure. Il veut sans doute parler du dépôt du 2ème bataillon du 37ème régiment.

 Article de Laurent B.

sehri

[1] Journal Militaire de 1792.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafziger, 30 octobre 1793.

[3] Belhomme, Histoire de l’infanterie Française, tome 4.

[4] Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de batailles sous la Révolution, Série 17 YC.

[5] Louis Susane, Histoire de l’Infanterie française, tome 3 p. 432.

[6] Ordre de bataille de la collection Nafziger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[7] Belhomme, Histoire de l’Infanterie Française, Tome 3 et 4.