39e régiment d’infanterie Isle de France

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Le 39ème régiment d’infanterie ci-devant Isle-de-France :

 

Historique :

 1790 :

 Régiment en partie embarqué comme garnison sur des vaisseaux de la marine. La compagnie de grenadiers était à l’armée des Vosges. Le 1er juillet, le régiment en entier était en garnison à Coutances.

 1791 :

 En janvier, le 2ème bataillon partit de Brest pour les Antilles et ne rentra plus en France. Il fut englouti et perdu aux colonies dans les années suivantes.

 Le 1er bataillon fut d’abord en garnison à Saint-Pol-de-Léon puis à Quimper en juillet.

 1792 :

 Le 1er bataillon rentra à Brest en mai, effectif de 894 hommes (au 1er janvier).

 1793 :

 Durant l’année 1793, il fit partie des troupes de l’armée des Côtes de Brest et participa aux opérations de guerre à partir de la fameuse Virée de Galerne de l’armée Catholique Royale.  Il combattit à Granville, puis aux batailles de Dol, de Mans et de Savenay.

 1794 :

 Il se distingua le 5 janvier à la prise de l’Ile de Noirmoutier. Il combattit encore au combat de Fréligné, le 29 floréal an II (18 mai 1794) contre les bandes vendéennes. Le colonel Prat fut tué lors de cette action.

Embrigadement/Amalgame :

 1ère formation :

 Ce régiment ne fut pas amalgamé lors de la réorganisation de 1794[1]. Les numéros de demi-brigade, 77 et 78 ne furent pas attribués à une unité constituée.

 2ème formation :

 En 1796, le 1er bataillon et le dépôt du 2ème bataillon furent amalgamés dans la 46ème demi-brigade de deuxième formation[2]. Elle fut constituée également par les 17ème et 107ème demi-brigades, le 2ème bataillon du 9ème régiment. Belhomme indique que cette seconde formation de la 46ème demi-brigade de ligne eut lieu à Cherbourg, le 9 juillet 1796. Pour lui ce sont les deux bataillons du 39ème régiment qui furent incorporés dans ses rangs. Il est probablement dans l’erreur[3].

Colonels :

Colonel Jean-François de Loras, 25 juillet 1791-14 janvier 1793.

Colonel Jean-François-Régis-Alexis-Marie Prat, 14 janvier 1793- 18 mai 1794, date à laquelle il fut tué lors du combat de Fréligné.

 

Etat-major du régiment en 1792[4] :

 

Noms Grades
De L’Eglise et de Blin Lieutenant-colonel
Signoret Quartier-maître trésorier
Uriménil et de Larcy Adjudant-major
Sariac, de la Noësèche, Chambre, Laage, de Berthemont, de Moyria, de Forget, Eugène de Laage, de Chadau, Montgermont, Hustin, de Lahitte, Lorin, de Salvert, La Salcette Capitaine
De la Ferté, de Colnet, J. B. de Mongermont, de Chardonnay, de Gazeau, de Sarnay, de Banne, Digoine, de la Poyade, de Champmillon, Garcin, Ville-sur-Arce, de Berthelier, Chef de Letang, Drivet, Farjot, du Four, de Cyresme Lieutenant
Charles de Cyresme, de Latour, Court, de Tusseau, de Varange, de S. Mesmyt, de L’Espinnasse, Menvielle, de Traversay, Liscourt, de Fumel, de la Bastide, de Faulong, de Tressemanes, Gonelle, Lahoussaye, de Neuville. Sous-lieutenant

 

Document : transmis par Jérôme Croyet

Militaires décédés à l’hôpital des Sables d’Olonnes, Vendée :


24 brumaire An III, RUFFIE Jean, Grenadier au 39ème régiment d’infanterie, natif de Tagmond dans le district de Villeneuve, département du Lot-et-Garonne, est décédé hier.

Portrait :

 

Louis Martozer, de Bâgé-le-Châtel, fils de Claudine-Françoise Thévenin née vers 1764, veuve de Jean Martozer. Frère de Pierre Martoret engagé volontaire en 1791 et 1792. Il s’enrôla volontairement vers 1786 comme chasseur dans le 39ème régiment d’infanterie ci-devant L’isle de France. Il figura en 1792, sur une liste des citoyens de la commune engagés dans les troupes de ligne. Il fut signalé aux armées sur une liste de la commune, en date du 3 février 1793. Sa mère fut signalée le 6 avril 1794, comme ayant droit aux secours de famille pour lui et son frère. Elle déclara cependant à cette occasion : « qu’elle n’a reçu aucune nouvelle depuis trois ans ». Ce qui augure un bien mauvais présage.

 Article de Laurent B.

sehri

[1] Louis Susane, déjà cité, tome 1, page 345.

[2] Idem, tome 5, p. 54.

[3] Belhomme, Tome 4, p. 140.

[4] Roussel, déjà cité, pages 124 et 125.