1er régiment d’artillerie à pied de La Fère

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Historique :

 1791 :

 Le 1er janvier 1791, le régiment était en garnison à Auxonne[1]. Sept compagnies et son État-major partirent d’Auxonne dès le 5 février, pour atteindre Douai le 26. Toutefois un détachement du régiment se trouvait également à Perpignan, lors de l’affaire qui éclata dans cette ville à la fin de 1791 :

L’affaire dite de Perpignan émut la France, un complot fut découvert, des projets devinés de quelques officiers royalistes. Les soldats du régiment firent la relation suivante des événements survenus à Perpignan depuis le mois de novembre :

« Le 13 novembre une rixe particulière s’étant élevée entre des bourgeois de différents postes parmi lesquels se trouvoient quelques militaires du 20ème régiment et cette rixe qui duroit depuis quelques heures faisant scène sur la place de La Loge, des officies de Cambrésis vinrent comme au secours de leurs soldats et empêchèrent de mettre ordre à cette querelle qui prenoient quelques extensions. Ces officiers se portèrent ensuite au quartier et crièrent aux Armes et dirent aux soldats qu’on égorgeoit leurs camarades en ville. Le sieur Monjustice commandant ce jour-là le piquet fit sortir la troupe à la hâte. Un semestrier nommé Foucart déjà trop connu par les troubles qu’il excita dans Perpignan l’an passé continua à crier aux armes et à jeter une alarme dans la caserne. Les soldats s’assemblent sur une alarme aussi pressante, chaque officier sans attendre le rassemblement des autres compagnies fit sortir la sienne en confusion sans l’ordre préalable de la Municipalité. Le commandant qui arriva alors au quartier y contint le reste de la troupe. Les différentes compagnies se joignirent à la Loge, où elles se mirent en bataille mais comme cette rixe particulière s’étoit déjà dissipée depuis que les officiers avoient quitté la Loge, la troupe se trouva seule en grande défense contre personne. Cette fausse démarche fit comprendre au soldat qu’on le faisoit servir d’instrument à un complot caché et malgré les soins que prenoient quelques officiers d’entretenir l’animosité il commença à être indifférent sur les agitations que ces derniers ne cessoient d’exciter. Cependant Monsieur Desbordes commandant de ce régiment ayant donné des ordres qui portoient qu’après l’appel du soir nul ne pourroit sortir sans un écrit de sa main, et qu’il supprimoit toutes les permissions, même celles des travailleurs, jusqu’à nouvel ordre, les officiers de leur autorité, en faisoient sortir par troupes et donnoient de l’argent à l’un et à l’autre.

Cela dura jusqu’au 6 décembre, ou vers les 10 heures du matin, un grenadier se battit au sabre avec un bourgeois : celui-ci fut grièvement blessé. Le grenadier se réfugia dans un corps de garde où montoit Cambrésis. Des bourgeois et quelques Gardes Nationaux délibérèrent entr’eux d’aller se saisir de cet homme mais ils ne prirent là-dessus aucune résolution. Les officiers se hâtèrent de monter au quartier où d’ailleurs ils devoient se rendre, mais un peu plus tard pour la parade. Ils crièrent encore aux armes, et vouloient absolument emmener la troupe en ville, pour retirer disoient-ils ce grenadier des mains de la Garde Nationale où sa vie couroit les plus grands risques. Monsieur Desbordes s’y opposa avec la plus grande fermeté et défendit aux soldats de sortir. Ces messieurs alors, après de vives instances, pleins d’humeur, se restraignirent à demander 20 grenadiers armés de leurs sabres pour aller au secours de leur camarade. Monsieur Desbordes s’y refusa avec la même fermeté et sur les murmures de quelques officiers Monsieur Desbordes fut obligé de leur faire sentir qu’ils manquaient eux-mêmes à l’ordre […] Un sergent de grenadiers s’oblige à aller lui-même chercher ce grenadier. […] sur ces entrefaits le grenadier est rentré ramener par son sergent ce qui devoit ramener le calme, mais comme le régiment étoit consigné, plusieurs officiers donnèrent de l’argent dans leurs compagnies pour faire venir du vin en recommandant de bien se divertir. Que le vin ne manqueroit pas. Ils se firent apporter leur diner au quartier […] et tous (les officiers) rentroient toujours avec des nouvelles alarmantes les unes que les autres, ils étoient secondés par de fréquens messagers des chasseurs de Roussillon de tout grade qui confirmoient les alarmes et y ajoutoient mille mensonges incendiaires […] Monsieur Chollet s’étoit rendu au département on lui demanda notre départ, il refusa, on lui donna dit-on 24 heures pour se décider, nouveaux cris de la part des officiers et toujours aux armes. On avoit tellement abusé de ce cri qu’on y faisoit presque plus attention […] La nuit survient pendant ces contestations on se retire dans les chambres et nouvelles cruches de vin d’aller et de venir et l’argent d’être jetés sur les tables pour qu’on s’en fournit autant qu’on en voudroit. L’intention étoit globalement d’enivrer le soldat et de lui monter la tête par des fausses alarmes, tantôt s’étoient des canons qu’on trainoient vers le quartier, tantôt la Garde Nationale qui s’avançoit avec des cordes et des échelles et qui alloit tenter une escalade et milles autres propos […] tous ses périls ne faisoient aucun effet sur les soldats et quelques-uns dirent des officiers qui n’étaient pas loin « Buvons le vin des aristocrates, il est fort bon, et puis nous nous moquerons d’eux ». […] A minuit les officiers vinrent réveiller les soldats en sursaut en leur disant de s’apprêter à marcher à la citadelle avec armes et bagages que le général le leur ordonnoit et les y attendoit […] arrivent dans cet instant une centaine de chasseurs de Roussillon qui joignent leurs instances à celles des officiers que le général les attendoit avec les commandants qui étoient à la citadelle. (Devant la résistance des soldats et le désir d’un ordre écrit du commandant, un officier rapporte cet ordre de Monsieur de Cholet) […] le soldat se retire alors dans sa chambre il est résolument décidé à ne point sortir, cette nouvelle apportée à la citadelle une heure après un contrordre toute la troupe légère étoit lestement disparue. Alors les officiers sentent l’inconséquence des mesures qu’ils avoient prises puisqu’un officier des Chasseurs s’étoit plaint indiscrètement tout haut dans la chambre des grenadiers que le coup étoit manqué en ajoutant Nous agirons bien sans eux. […] 25 d’entre eux et quelques sous-officiers qui d’avance avoient fait transporter leurs effets à la citadelle se retirent ou se réfugient dans cette place, le lendemain 7, le régiment résolu d’envoyer députation à la municipalité pour y déposer les faits de la nuit et assurer les citoyens des dispositions pacifiques du 20ème régiment. […] Lors du départ des Chasseurs, qui en avoient reçu le matin l’ordre du ministre à Collioure, 4 officiers, 6 officiers et 4 soldats du détachement du 20ème gagnèrent l’Espagne quand ils surent les nouvelles de Perpignan »[2].

Le régiment se trouvait dans la plus grande agitation et l’un de ces soldats, Pierre Gobert fut arrêté à Toulouse, natif de La Maskete, Compagnie de Saint-Amand. Il déclara à propos de sa présence à Toulouse et d’un éventuel congé :

« Que se trouvant en détachement à Collioure distant de Perpignan de 4 lieues et ayant appris les troubles arrivés dans cette ville, dans lesquels troubles on lui assure que les officiers sont vivement inculpés ne voulant par ailleurs pas trahir la chose publique, en suivant les ordres qui lui furent donnés, ainsi qu’à ses camarades par ses supérieurs d’aller se joindre au reste du régiment et à leurs camarades des chasseurs du Roussillon pour s’emparer de la citadelle de Perpignan et de là faire feu sur la ville, le dit répondant et quelques autres de ses camarades quittèrent la garnison sans congé, pour n’avoir pas de part à cet affreux complot. Interrogé s’il est parti seul, répond qu’il est parti seul de la garnison. Interrogé s’il a rencontré quelqu’un dans sa route, a répondu qu’il a rencontré trois de ses camarades aux environs de Villefranche que s’étant liés de conversation, ils lui ont appris que le sieur Mougon du Roux, Lieutenant ainsi que d’autres dont il ne se rappelle plus les noms étoient en prison, pour avoir engagé ses autres camarades de s’emparer de la citadelle et de faire feu sur la ville […] »

1792 :

 Le 1er janvier, il comprenait un effectif de 938 hommes et 579 manquants. Une compagnie serait partie de Perpignan le 18 mars pour se rendre à Bayonne. Au mois de mai, sept compagnies alors réparties à Bouchain, Calais, Bergues, Douai, Saint-Venant, Condé, Maubeuge et Cambrai se mirent en marche pour rejoindre Metz[3].

Le mercredi 7 janvier, l’Assemblée nationale décréta après avoir entendu les différents témoignages qu’il y avait accusation :

« Contre les sieurs Cholet lieutenant-général, commandant la 10ème division, du Saillant commandant le 12ème bataillon de Chasseurs, Felix Adhémar, Monjous, Pomaryole, Laroule, Gréard, Siochamp, Blacherel, Lablinière, François Adhémar, Lachesserie, Maselègue, Descorbias, Dulin, Lupé, Mongon, François Monscasties, Duron, Adhémar aîné, Larivière, Pierre Pont-de-Saint-Marcoux, Pargade, Hernaussin, d’Alua, Mongon, Maréchal de Chatté, officiers au 20ème régiment d’infanterie, Chapoulard, sergent audit régiment, Joseph Bonasos homme de loi, Pierre Blandinières ci-devant procureur, Vincent Roxader, François Molinier, François Bertrand, François Baxader, François Conseilles, Laurent Prats, Michel Autiers et Doc fils, Tourneur, citoyens de Perpignan tous détenus en état d’arrestation dans les prisons de Perpignan de la citadelle de ladite ville, depuis le 7 décembre dernier, lesquels sont prévenus d’attentats contre la sécurité générale de l’Etat et seront en conséquence par ordre du pouvoir exécutif transférés devant la Haute Cour nationale d’Orléans […] et approuve la conduite qu’on tenue le sieur Desbordes, lieutenant-colonel du 20ème d’infanterie, les sous-officiers et soldats dudit régiment, qui ont résisté aux suggestions perfides et mensongères de plusieurs officiers, du 70ème régiment d’infanterie, et du détachement du régiment ci-devant de La Fère, artillerie en garnison à Perpignan, les membres du Conseil du département des Pyrénées-Orientales, le Maire, la Municipalité, la Garde nationale, la gendarmerie nationale et tous les bons citoyens de Perpignan pour prévenir et arrêter de plus grands désordres dans leur ville ».

1793 :

En janvier, son Etat-major était à Metz avec deux compagnies, 10 autres compagnies furent employées à l’armée de Belgique et à celle des Ardennes. Deux sont à Bayonne, une à Toulouse, une à Saint-Geniez et Pierre-Châtel. Les autres furent réparties dans les places de Montmédy, Sedan, Mézières, Rocroy, Givet, Charlemont et Philippeville[4].

Un détachement du régiment se trouvait à l’armée des Pyrénées-Occidentales en décembre, division de Saint-Jean-Pied-de-Port[5]. Un autre détachement était au même moment en garnison à Bayonne, il s’agissait de la compagnie de La Fère.

1794 :

Un détachement de 34 hommes se trouvait le 7 janvier,  à l’armée des Alpes.

 1798 :

 La 3e compagnie du régiment était au corps de Joubert, la 11e compagnie sous Victor à l’armée d’Italie, le 30 frimaire an VI.

 1799 :

 Les 4e, 2e et 6e compagnies du régiment étaient à l’armée d’Italie au 30 vendémiaire an VII.

 1800 :

 Les 16e, 17e, 18e, 19e et 20e compagnies du régiment étaient à l’armée du Rhin en l’an VIII.

Chef de brigade du régiment[6] :

 Au 9 novembre 1799 : chef de brigade Saint-Jouan dit Delpire,

En 1800 : chef de brigade Buchet, puis chef de brigade Allix de Vaux,

En 1802 : chef de brigade Lauriston puis chef de brigade Pernety.

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Portraits :

Basile-Guy-Marie-Victor Baltus de Pouilly, né à Metz en Moselle le 2 janvier 1766. Elève à l’école d’artillerie de Metz (1780). Lieutenant en second au régiment ci-devant de la Fère (1781). Lieutenant en 1er (janvier 1785), capitaine en second (avril 1791). Il servit à l’armée du Nord (1792), aide de camp du général d’Hangest (26 juillet), puis à l’armée du Centre du général La Fayette (août). Il fut versé à la 18ème compagnie d’artillerie à cheval (1er août 1793). Il servit à l’armée des Alpes entre 1793 et 1795, puis à l’armée du Rhin (1796). Il fut nommé chef de bataillon à l’Etat-major de l’artillerie (1799). Il servit à l’armée de Réserve (mai 1800), puis à l’armée d’Italie. Il donna sa démission pour cause de santé (avril 1801). Réintégré comme chef d’escadron dans le 5ème régiment d’artillerie à cheval (juin 1804). Il servit à l’armée des Côtes de l’Océan entre 1804 et 1805. Commandant l’artillerie de la 1ère division Oudinot du 5ème corps d’armée de la Grande Armée, il servit en Autriche, Prusse et Pologne de 1805 à 1807.  Officier de la Légion d’Honneur (16 novembre 1805), il combattit à Austerlitz. Nommé colonel (1806),  il commanda le 1er régiment d’artillerie à cheval, puis passa chef d’Etat-major de l’artillerie du 8ème corps de Mortier (octobre). Il servit à Friedland et il fut fait commandant de la Légion d’Honneur (juillet 1807). Nommé chevalier des Ordres de Saint-Henri de Saxe et de l’Epée de Suède, il servit à l’armée d’Allemagne (1808), et il fut fait baron de l’Empire. Chef d’Etat-major de l’artillerie sous Mossel au 9ème corps de Bernadotte, il commanda ensuite l’artillerie des 17ème et 31ème divisions militaires. Chef d’Etat-major de l’artillerie du corps d’observation de Hollande (1810). Nommé général de brigade (1811), et commanda l’artillerie du corps d’observation de l’Elbe (août). Il servit en Russie, probablement dans le 1er corps de Davout. Commandant l’artillerie du 3ème corps de cavalerie (mars 1813). Il commanda ensuite celle du corps de Vandamme et échappa au désastre de Kulm (29 août). Il fut toutefois fait prisonnier à Dresde (11 novembre). Chevalier de Saint-Louis (juillet 1814), il commanda l’école d’artillerie de Metz (janvier 1815). Commandant l’artillerie du 4ème corps de Gérard à l’armée du Nord, il servit à Ligny, puis à Wavre (16 et 18 juin). En retraite en septembre, il fut remis en activité (1820), il fut nommé lieutenant du Roi à Brest (1822), commandant provisoirement la subdivision de Brest (1825). Remis en retraite (1826), il fut nommé lieutenant-général honoraire (1827). Il mourut à Brie-Comte-Robert dans la Seine-et-Marne le 13 janvier 1845.

Joseph Bieuvelot, né le 16 janvier 1758 à Metz département de la Moselle, fils de Joseph fermier des Moulins Lefabert et de Marie Burtin, son parrain fut Joseph Woillot vigneron à Charly et Marie Melenier épouse de Jean Marionnette chandellier. Il entra au service (16 juillet 1778) à l’hôpital de Metz comme élève-chirurgien titulaire. Il fut nommé sous-aide major (14 juin 1782) et vers la fin de la même année aide-major employé à l’armée de Genève durant la campagne de Gex. Il passa en la même qualité (10 avril 1784) à l’hôpital militaire de Besançon et devint chirurgien-major (12 août 1786) au 1er régiment d’artillerie à pied. Il resta pendant 29 ans attaché à ce corps, et fit avec lui toutes les campagnes de la Révolution. Il reçut la décoration de la Légion d’honneur (14 juin 1804). Il servit durant la campagne de Russie et continua de servir jusqu’au 19 octobre 1815. Il fut alors enfin admis à la retraite et mourut à Strasbourg le 12 mai 1822.

Jean-Baptiste Chouleur, né le 23 mai 1771 à Contrexange dans la Meurthe. Soldat au 34e d’infanterie (1er novembre 1790). Incorporé au 1er régiment d’artillerie à pied (16 janvier 1793). Incorporé au 1er régiment d’artillerie à cheval (10 décembre 1793). Maréchal des logis dans la légion des hussards (5 pluviôse an V). Maréchal des logis aux guides de l’armée d’Allemagne (an VI). Maréchal des logis au 8e régiment de hussards (21 fructidor an VI). Maréchal des logis chef (11 ventôse an XI). Sous-lieutenant (22 fructidor an XI). Lieutenant (28 mars 1807), capitaine (21 juillet 1809), capitaine adjudant-major (4 septembre 1812). Chef de bataillon au 152e de ligne (8 novembre 1813). Membre de la Légion d’Honneur (1er octobre 1807). Campagne d’Amérique en 1791, armée du Nord en 1792 et 1793, armée des Pyrénées-Orientales (1795), armée de l’Ouest entre 1796 et 1797, armée d’Helvétie (1798), armée du Rhin entre 1799 et 1801, armée des Côtes de l’Océan en 1804 et 1805, Grande Armée entre 1806 et 1809, corps d’observation de Hollande (1810), armée d’Allemagne (1811) et camp de Boulogne, Grande Armée entre 1813 et 1814. Au blocus de Maubeuge (13 octobre 1793), en se battant à coup de levier, il enleva à l’ennemi, qui s’en était emparé, une pièce de 8, un obusier et trois canons, luttant contre 12 ou 15 fantassins et des cavaliers, dont un le blessa d’un coup de lance à la main. Le 16 vendémiaire an XIV, devant Memmingen, avec un seul hussard, il intercepta le passage d’un pont à 50 hussards autrichiens et reçut plusieurs coups de sabre dans cette affaire. Le 5 juillet 1809, à la tête d’un escadron, il pénétra dans les rangs d’un bataillon ennemi, lui fit mettre bas les armes et l’emmena prisonnier de guerre. Le 9 juillet 1809, route de Znaïm, il fit prisonnier un officier autrichien et 40 hommes qu’il commandait. Le même jour, sur la même route, il culbuta et chassa l’ennemi de deux villages, chargea sur ses pièces et eut plusieurs de ses hussards tués à coup de mitraille. Le 10 du même mois, à la tête de 20 hussards, il prit possession d’une petite ville, aussi route de Znaïm, en sortit, sans ordre, avec eux, chassa l’ennemi jusque sur des pièces de canon qui tiraient sur lui à mitraille. Deux escadrons de hussards le chargèrent alors mais sa vigoureuse résistance le rendit complètement maître de la ville. Blessé d’un coup de baïonnette à la Montagne-de-Fer devant Louvain (29 mars 1793). Blessé d’un coup de sabre à la main droite au blocus de Maubeuge (18 octobre 1793). A l’affaire d’Ulm, il reçut plusieurs coups de feu. A la bataille d’Austerlitz, il fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite. A Wagram, il reçut un coup de feu à la main gauche. Le 27 août 1813, à l’affaire de Golberg, il fut blessé de plusieurs coups de sabre. Passa à la solde de retraite, le 16 septembre 1814[7].

Jacques-Alexandre-François comte de Freudenthal Allix de Vaux, né à Percy dans la Manche en 1768 selon Six, 1778 selon les mémoires de Griois. Elève d’artillerie (mars 1792). Lieutenant en second à la 6ème compagnie d’ouvriers d’artillerie. Il servit aux armées de Moselle et du Rhin de 1792 à 1794. Capitaine (octobre 1793), chef de bataillon (juin 1794). Il passa à l’armée de Sambre-et-Meuse, puis devint adjudant général chef de bataillon et chef d’Etat-major de l’artillerie de cette armée. Commandant l’artillerie au camp de Grenelle, promu chef de brigade (1796), armée d’Angleterre (1798). Il servit sous Dulauloy chef d’Etat-major de l’artillerie. Il servit à la défense d’Ancône (mai 1799), et il fut envoyé auprès du général russe Wöinowich mais fut retenu prisonnier (24 juillet). Chef de brigade du 1er régiment d’artillerie à pied du 13 mars 1800 jusqu’au 3 octobre 1801. Il servit à l’armée de Réserve, au passage du Grand Saint-Bernard, puis à Marengo (14 juin 1800). Il servit à l’attaque de Vérone (fin décembre). Il commandait le 1er régiment d’artillerie lors de la mutinerie de ce régiment (25 août 1801). Il occupa divers postes de directeur d’artillerie, à Perpignan et celui du parc de l’armée de Saint-Domingue (octobre). Il se démit de son commandement (22 octobre 1802) et fut accusé d’irrégularités et de malversations, de détournement de fonds de l’artillerie pour les constructions particulières. Il fut mis aux arrêts (29 octobre) mais sa comptabilité fut reconnue en ordre (décembre). Il s’embarqua sur la frégate La Cigogne (2 décembre 1802) pour la France, débarqua à Brest (30 mars) et reçut l’ordre de se retirer, admis au traitement de réforme puis de retraite (février 1804). Il passa au service du Roi de Wesphalie, Jérôme Bonaparte (juillet 1808). Nommé général de brigade westphalien, commandant l’artillerie du 10ème corps du roi Jérôme en Allemagne (1809). Commandant en chef de l’artillerie et du génie du 8ème corps de la Grande Armée en Russie (1812). Général de division westphalien (avril 1812), Légion d’Honneur (octobre). Il capitula à Cassel (septembre 1813). Général de brigade au service de la France, il commanda la ville de Sens et repoussa une attaque des coalisés (11 février 1814). Il évacua la ville, réoccupa Melun (16 février), chassa les Autrichiens et les Cosaques de la forêt de Fontainebleau (18 février), s’empara de Nemours (19 février). Fait général de division (26 février). Organisa la levée en masse à Sens, se replia sur Auxerre (7 mars). Commandant la 1ère division du corps de d’Erlon (avril 1815). Il ne put rejoindre l’armée du Nord étant président d’une commission de Haute-Police à Lille. Il fut chargé de défendre Saint-Denis (29 juin) et servit sur la Loire et fut ensuite rayé des cadres. Emprisonné dans la citadelle de Besançon (23 octobre), il fut autorisé à passer à l’étranger et se retira en Westphalie. Autorisé à rentrer en France (1818). Rétabli dans son grade (1819), retraité (1834). Il mourut à Bazarnes commune de Courcelles près de Varzy dans la Nièvre en janvier 1836.

Jean-Gabriel Galté, originaire de Paris, enrôlé à 23 ans dans le 4ème bataillon de Paris (3 septembre 1792), canonnier au 1er bataillon de Loir-et-Cher (1er mars 1793), sergent (1794), sous-lieutenant d’artillerie dans la légion Emilie au service de la République Cisalpine (1797), lieutenant en second au 1er régiment d’artillerie (1799), passa aux pontonniers (1805), capitaine au 2ème de ligne italien (1807), rentra au service de la France comme capitaine d’infanterie en demi-solde (1814), placé à la légion départementale de la Dordogne (1817), retraité en 1822.

Jean-Jacques-Basilien Comte de Gassendi, né à Digne dans les Basses-Alpes le 18 décembre 1748. Aspirant au corps de l’artillerie (1767). Elève d’artillerie (novembre), lieutenant en second (mai 1768). Capitaine (1779), au régiment ci-devant de La Fère, capitaine en second (1782), il eut sous ses ordres Napoléon Bonaparte. Capitaine de bombardiers (mai 1788), capitaine de Canonniers (mai 1789). Chevalier de Saint-Louis (mai 1791), chef de bataillon (mars 1793), sous-directeur de l’artillerie à l’armée des Pyrénées-Orientales (juin). Il passa à l’armée d’Italie en juillet, et se trouva ensuite avec son grade à Lyon. Directeur des équipages d’artillerie au siège de Toulon (septembre 1793), puis à l’armée d’Italie (29 décembre). Suspendu de ses fonctions (19 janvier 1794), mais maintenu dans ses fonctions par le représentant du Peuple Saliceti. Il servit à l’expédition d’Oneille (5 avril). Autorisé à prendre sa retraite (mars 1795), chef de brigade (mars 1796). Directeur général du parc d’artillerie de l’armée d’Angleterre (janvier 1798). Commandant le parc d’artillerie de l’armée de Réserve réuni à Dijon (mars 1800). Il servit au passage du Col Saint-Bernard, puis à la bataille de Marengo (14 juin). Général de brigade (14 septembre), commandant l’école d’artillerie d’Auxonne (janvier 1802). Admis à la retraite (août 1803), mais employé au ministère de la Guerre (octobre 1804). Inspecteur général d’artillerie (mars 1805), il fut nommé général de division (20 septembre). Conseiller d’Etat (février 1806), il obtînt une rente et fut fait comte de l’Empire (1809). Grand Officier de la Légion d’Honneur (juin 1811), il obtînt deux nouvelles dotations, l’une en janvier 1810, l’autre en janvier 1812, pour un total pour ses trois rentes de 25 000 francs annuels. Grand’Croix de l’Ordre de la Réunion (avril 1813), sénateur, il fut mis en retraite avec une rente de 6 000 francs et récompensa les largesses de l’Empereur par l’adhérence à sa déchéance (5 avril 1814). Chevalier de Saint-Louis (4 mai), Pair de France (4 juin), puis aux Cents-jours (5 juin 1815), il fut exclu de la chambre des pairs (24 juillet), mais fut réintégré (22 novembre 1819). Il mourt à Nuits-Saint-Georges, le 14 décembre 1828.

Georges Hardy, caporal-fourrier au 1er régiment d’artillerie à pied, il se distingua à Zurich (16 prairial An 7), en servant seul une pièce de 4, et reçut un brevet d’honneur (3 prairial An 10).

François-Joseph Henrion, adjudant-major au 1er régiment d’artillerie à pied. Le 28 brumaire An 2, il reprit seul un étendard du 2ème régiment de carabiniers tombé au pouvoir de l’ennemi. Il reçut un brevet d’honneur pour cette action, le 3 prairial An 10[8].

Jean-Ambroise Baston La Riboissière, né à Fougères dans l’Ille-et-Vilaine le 18 août 1759. Lieutenant au ci-devant régiment d’artillerie de La Fère (1781). Il se lia plus tard avec Napoléon Bonaparte. Lieutenant en 1er (1785), capitaine en second (avril 1791), capitaine-commandant (18 mai 1792). Il fut envoyé à l’armée de Custine (septembre), et nommé chef de bataillon, commandant le bataillon d’artillerie de Mayence et sous-directeur du parc (16 mai 1793). Retenu comme otage à la capitulation de Mayence (juillet), il resta prisonnier jusqu’en décembre et passa ensuite sous-directeur d’artillerie à Landau (décembre 1794). Directeur du parc d’artillerie de l’armée du Rhin devant Mayence (1795). Chef de brigade (novembre 1796). Membre du comité central de l’artillerie (13 novembre). Sous-directeur d’artillerie à Caen (1797), directeur du parc d’artillerie de l’armée d’Angleterre (janvier 1798). Il servit à l’armée d’Helvétie (1798), à celle du Danube (1799), puis du Rhin (1800 à 1801). Directeur d’artillerie à Strasbourg (mars 1800), nommé général de brigade (29 août 1803). Commandant l’école militaire de Strasbourg (1804), puis l’artillerie du camp de Bruges sous Davout (avril 1805). Commandant l’artillerie du 4ème corps de la Grande Armée de Soult (septembre), il servit à Austerlitz, à Iéna et fut blessé légèrement à la prise de Lubeck (6 novembre 1806). Il séjourna à Varsovie et fut nommé général de division, commandant en chef l’artillerie de la Garde Impériale (3 janvier 1807). Il servit à Eylau, commanda l’artillerie du 10ème corps du maréchal Lefebvre au siège de Dantzig (février 1807). Il fut blessé durant le siège, puis nommé gouverneur du Hanovre, grand officier de la Légion d’Honneur et fit construire le fameux radeau de Tilsitt (24 juin). Chevalier de l’Ordre de Saint-Henri de Saxe, commandeur de l’Ordre militaire de Bavière (1808), commandant en chef de l’artillerie du 2ème corps de l’armée d’observation de la Gironde. Commandant en chef de l’artillerie de l’armée d’Espagne, comte de l’Empire, il servit à Somosierra (30 novembre 1808), puis à la prise de Madrid (3 décembre). Grand-Croix de l’Ordre de la Couronne de Fer (1809), il passa ensuite directeur général des parcs de l’armée d’Allemagne et commanda en l’absence de Lauriston et Songis, l’artillerie de la Garde, puis de l’armée. A Paris en novembre, il reprit ses fonctions de commandant en chef de l’artillerie de la Garde, il fut nommé 1er inspecteur général d’artillerie (février 1811). Commandant en chef de l’artillerie de la Grande Armée (1812), il servit à Smolensk (17 août), puis à La Moskova (7 septembre). Il mit Smolensk en état de défense (novembre), et servit à Krasnoé. Il tomba malade à Wilna et mourut des suites des fatigues de la guerre le 21 décembre 1812, à Königsberg en Prusse-Orientale.

Jacques-Alexandre-Bernard Law Comte de Lauriston, né à Pondichéry en 1768. Fils d’un général ayant servi aux Indes. Elève à l’Ecole Militaire de Paris (1784). Lieutenant au régiment d’artillerie de Toul (1785). Adjudant-major (avril 1791), capitaine la même année, il servit à l’armée du Nord (1792 à 1793), puis à l’armée de Moselle (1793 à 1794). Aide de camp du général Warel de Beauvoir, il servit au siège de Maëstricht (janvier et février 1793). Aide de camp du général Saint-Fief (mai), employé à l’armée de Sambre-et-Meuse (juillet 1794). Chef de brigade au 4ème régiment d’artillerie à cheval (7 février 1795). Il démissionna (avril 1796). Remis en activité (mars 1800) par Bonaparte, qui le prit comme aide de camp, il servit sur les côtes puis il fut envoyé à Copenhague (1801). Il fut chargé de licencier le 1er régiment d’artillerie qui s’était mutiné et prit le commandement du nouveau régiment immédiatement formé (octobre). Chargé d’apporter à Londres la ratification des préliminaires de Paix (4 octobre). Accueillis en héros par les Anglais qui dételèrent sa voiture et le trainèrent à bras. Général de brigade, commandant Plaisance (1802), servit à l’armée des Côtes de l’Océan (1803 et 1804). Servit sur l’escadre de l’Amiral Villeneuve (novembre 1804), général de division (1805), assista au combat du Cap de Finistère contre l’amiral anglais Calder (22 juillet). Il effectua diverses missions, devint gouverneur de Raguse, défendit le poste de Santa-Croce et s’empara du col de Debilibrich, puis servit à Castelnuovo (30 novembre). Gouverneur général de Venise (décembre 1807), comte de l’Empire (1808), envoyé en Espagne comme commandant de l’artillerie de la Garde impériale, il servit à Madrid (3 et 4 décembre). Aide de camp de l’Empereur à la Grande Armée en Allemagne (1809). Commanda une division badoise et s’empara du col de Semmering où il fit 600 prisonniers. A l’Armée d’Italie, il servit à Raab (14 juin), assiégea et prit la place (15 au 24 juin). Commandant une batterie géante de 100 pièces à la bataille de Wagram (6 juillet). Il accompagna l’Impératrice Marie-Louise en France à son arrivée, puis devint ambassadeur de France en Russie (février 1811). Rejoignit l’armée à Smolensk (16 août 1812) et reprit ses fonctions d’aide de camp de l’Empereur, chargé de négocier la paix avec l’Empereur Alexandre, il ne put franchir les avant-postes (5 octobre). Il servit à l’arrière-garde lors de la retraite de Russie. Commandant du corps d’observation de l’Elbe (9 janvier 1813), Commandant du 5ème corps de la Grande Armée, il servit à Möckern (3 et 4 avril), à Wettin et Halle. Il attaqua Leipzig (2 mai) et culbuta les troupes prussiennes de Yorck à Weissig, il servit à Bautzen (21 mai 1813), puis à Wurschen (22 mai). Il fut repoussé à Neukirch (31 mai mais) entra à Breslau (1er juin) puis fut vainqueur à Lowenberg (21 août) et à Goldberg (23 août). Il servit à Leipzig (16 au 18 octobre). Il fut fait prisonnier (19 octobre) durant cette bataille et conduit à Berlin. Rentra en France à la Restauration, il devint aide de camp du comte d’Artois, chevalier de Saint-Louis (juin 1814). Grand’Croix de la Légion d’Honneur (juillet), il suivit Louis XVIII durant sa fuite jusqu’à Béthune puis revint à Paris et se retira dans sa terre de Richecourt près La Fère. Il rejoignit Louis XVIII à Cambrai (29 juin 1815), et devint Pair de France et commandant de la 1ère division d’infanterie de la garde royale. Il vota pour la mort du maréchal Ney, et fut fait commandeur de Saint-Louis (1816). Il présida les conseils de guerre de Linois, Boyer-Peyreleau et Delaborde. Il fut encore fait marquis (juillet 1817) et directeur de la maison du roi (1819). Ministre Secrétaire d’Etat de la maison du roi de 1820 à 1824. Maréchal de France (6 juin 1823). Il commanda le 2ème puis le 5ème corps de réserve à l’armée des Pyrénées (juin). Il assiégea et prit Pampelune (17 septembre), ministre d’Etat et grand veneur (août 1824). Il mourut à Paris soudainement, d’une attaque d’apoplexie (11 juin 1828).

Marc-Antoine-Alexandre de Limozin De Saint-Michel, né à Perpignan le 12 septembre 1779, s’enrôla volontaire au 1er régiment d’artillerie à pied (18 mai 1798), passa au 8ème régiment d’artillerie à pied (1801). Fourrier (1802), puis sergent. Incorporé au 38ème régiment d’infanterie de ligne qui devint le 37ème régiment (1803). Promu sous-lieutenant au 59ème régiment d’infanterie de ligne (24 février 1804), puis lieutenant (janvier 1807), et capitaine (14 novembre 1808). Chef de bataillon aide de camp du général de division Marchand (18 octobre 1812), et colonel (28 novembre 1813). Il fut envoyé au 27ème régiment d’infanterie légère (27 février 1814). Il était membre de la Légion d’Honneur depuis 1807 et officier depuis le 10 août 1813. Il avait servi durant la campagne contre les révoltés belges (1798-1799), puis aux armées du Rhin en 1800 et 1801, à la Grande Armée de 1805 à 1807, en Espagne et au Portugal de 1808 à 1811, en Russie (1812), en Saxe (1813) et en France (1814). Blessé d’un coup de sabre à la tête (1799), blessé une seconde fois à La Moskova (1812), le général de division inspecteur disait de lui en 1815 : « possède toutes les qualités qui caractérisent un bon chef ». Mis en non-activité après la 1ère restauration, chevalier de Saint-Louis (1er novembre 1814), il se rallia à l’Empereur et prit le commandement du 28ème régiment d’infanterie avec lequel il fit la campagne de Belgique et combattit à Waterloo. A la Seconde Restauration, remis en non activité (27 septembre 1815), colonel de la légion des Côtes du Nord (14 octobre 1818), commandeur de la Légion d’Honneur (3 juin 1820), colonel du 12ème régiment de ligne (17 novembre 1820), maréchal de camp (25 septembre 1823). Commandant de la place de Pampelune durant la campagne d’Espagne. En 1830, il commanda la 3ème brigade de réserve de l’armée d’Afrique et obtint le grade de lieutenant-général. Mis en disponibilité (18 juillet 1841), il mourut à Blagny en Côte d’Or, le 16 mars 1843.

Georges Maire, né le 15 novembre 1774 à Sept-Fontaines dans le département du Doubs, fils de Claude et de Claudine Rotet. Son parrain est Georges Travailleaux son oncle maternel et  sa marraine Marie Vicaire sa grand-mère maternelle. Entra au service dans le 1er régiment d’artillerie à pied (20 septembre 1791). Il servit à l’armée du Rhin et d’Allemagne de 1792 à 1801. Caporal (20 mai 1802), puis sergent (21 mai 1804). Il servit à l’armée des Côtes de l’Océan de 1802 à 1805. Lieutenant au 2ème régiment d’artillerie à pied (1er août 1812). Chevalier de la Légion d’Honneur (25 septembre). En 1816, il se trouva au 2ème régiment d’artillerie à pied. Il mourut le 13 octobre 1844.

Etienne-Alexandre Noël, originaire de Paris, enrôlé à 19 ans au 7e bis de Paris (1792), passa à la 7e demi-brigade de ligne (1796), passa au 1er régiment d’artillerie (1798), congédié du 6e régiment d’artillerie pour infirmités en 1802.

Jean-Ignace Pierre, né à Villers dans le Doubs le 19 avril 1740. Volontaire dans la brigade d’artillerie de Loyauté, dite brigade de Saint-Auban (novembre 1759). Il servit à Minorque de 1760 à 1763. Sergent (août 1763), il servit ensuite au régiment d’artillerie de la Fère (1765). Garçon-major avec rang de lieutenant en 3ème (1771), il fut détaché en Amérique avec brevet de capitaine d’artillerie des colonies (21 octobre 1776). Il rentra en France (1778), chevalier de Saint-Louis (décembre 1789). Lieutenant en second (1791), adjudant-major la même année, puis nommé capitaine en second (18 mai 1792). Capitaine-commandant au 3ème régiment d’artillerie à pied (26 juillet), chef de bataillon sous-directeur d’artillerie à Givet (août 1793). Général de brigade employé à l’armée d’Italie, division Garnier (novembre). Il fut chargé de commander Marseille (décembre) et fut envoyé à Nice. Commandant des places de Colmars et d’Entrevaux (20 juin 1794), puis de la place de Toulon, il fut destitué de son commandement par les représentants Guérin et Poultier (mai 1795), et ne fut pas compris dans la réorganisation de juin des Etats-majors. Retraité (mars 1796), il vécut ensuite à Morteau puis à Sens où il mourut, le 23 novembre 1796.

Pierre Rivière, né en 1761 à la Ferté-Macé dans l’Orne, chirurgien de 2ème classe (1791) puis de 1ère classe en septembre suivant, il servit au 1er régiment d’artillerie à pied (1797). Il fut ensuite versé à la 1ère demi-brigade de ligne (1802), puis au 2ème régiment d’artillerie (1803). Il avait été chirurgien en chef par intérim de l’armée de Rome et ensuite de l’armée de Réserve (1799-1800). Il prit sa retraite le 11 avril 1807.

Jean-Marie Villaret De Joyeuse, frère du vice-amiral, né à Auch dans le Gers, le 18 septembre 1757. Elève à l’école d’artillerie de la Fère (1774). Lieutenant en 3ème dans la compagnie d’artillerie des Indes (4 février 1776). Il servit en Inde de 1776 à 1785. Lieutenant en second (9 février 1777). Prisonnier de guerre à Mahé (1778). Blessé d’un coup de feu et d’un coup de baïonnette pendant la campagne de 1781, aux Indes. Lieutenant en 1er à l’île de France (15 juin 1785). Il servit dans cette île de 1785 à 1796. Il passa au 8ème régiment d’artillerie ci-devant des colonies (août 1786). Capitaine en second (novembre), chevalier de Saint-Louis (novembre 1791), capitaine en 1er (28 décembre 1792). Chef de bataillon et sous-directeur d’artillerie à la Martinique (6 février 1796), il fut en mission à Paris au mois d’août et mis à la disposition du ministère de la Guerre en septembre 1797. Destitué (4 septembre 1798), il fut remis en activité comme chef de bataillon au 1er régiment d’artillerie à pied (14 mars 1800), et attaché de nouveau au service des colonies (mai), passa au 7ème régiment d’artillerie (4 janvier 1801), puis nommé chef de brigade (11 avril). Commandant l’artillerie rassemblée à Brest (22 mai), passa au 4ème régiment d’artillerie et fut nommé directeur d’artillerie à la Santo Domingo (21 janvier 1802). Puis le 26 juin au même poste mais à la Martinique. Nommé général de brigade (26 janvier 1804), par le gouverneur des colonies, confirmé dans ce grade (28 août 1808). Il fut fait prisonnier de guerre (24 février 1809), et destitué (21 août 1810). Rentra de captivité (19 mai 1814), il fut remis en activité en juillet puis admis à la retraite (28 décembre). Commandeur de la Légion d’Honneur (30 avril 1833). Il mourut à Paris, le 10 janvier 1847.

Enrôlements dans le régiment, registre servant à l’inscription de ceux qui se dévouent à la défense de la Patrie dans la troupe de ligne sur la réquisition des généraux. Août 1792, Série H, 1 H archives municipales de Dijon :

Jean Bonnard, natif d’Annonay, district de Mezeux, département de l’Ardèche, serrurier de son état travaillant actuellement chez la veuve Rivière à Dijon, âgé de 22 ans, 5 pieds et 6 pouces, a déclaré vouloir servir dans le régiment ci-devant de la Fère artillerie.

Jean Durand, natif de Clavornay district de Genève en Bugey, demeurant à Dijon chez Madame Dubois, serrurier de son état, âgé de 23 ans, 5 pieds et trois pouces, a déclaré vouloir servir dans le régiment ci-devant de la Fère artillerie.

Jean Clair, de Quetigny y demeurant, maréchal âgé de 34 ans, 5 pieds et 3 pouces, a déclaré vouloir servir dans la compagnie des ouvriers artilleurs du 1er régiment.

Jacques Germain, natif de Gevrey-Chambertin y demeurant, âgé de 36 ans, 5 pieds et 4 pouces, a déclaré vouloir servir dans le 1er régiment d’artillerie comme ? ou artilleur.

Autres enrôlements : information transmise par Monsieur Moussu à propos d’un ancêtre :

Jean-Baptiste Collet qui était canonnier au 1er régiment d’artillerie de La Fère en l’an 11. Il eut une fille née à Charmes (Aisne) de Louise Rigault.

Article Laurent B. et Jérôme Croyet

 sehri

 [1] Journal Militaire de 1792.

[2] Journal militaire de 1792.

[3] Journal Militaire de 1792.

[4] Journal Militaire de 1793.

[5] Général Ansoborlo, Les soldats de l’An II au pays basque, l’Armée des Pyrénées-Occidentales, Société des sciences, lettres et arts de Bayonne, Bayonne, 1988.

[6] Danielle et Bernard Quintin, Dictionnaires des Chefs de brigade et des capitaines de Vaisseaux du Premier Consul Bonaparte, p. 45.

[7] Historique du 152e d’infanterie, 1893, pages 199 à 201.

[8] Charles-Théodore Beauvais, Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des français, 1792-1815.