23e bataillon de chasseurs dit de Bardon, ou 23e régiment d’infanterie légère

infanterie-legere

23ème bataillon des chasseurs ou 23ème régiment d’infanterie légère dit de Bardon :

 

Date de formation : Il fut formé le 23 juin 1793.

Formation :

Il fut formé à Tours avec le bataillon des chasseurs de la Manche, la compagnie franche de Bardon et la compagnie franche de Saône-et-Loire. Ce bataillon forma avec le 31ème bataillon des réserves, un corps à deux bataillons connu dans les troupes servant en Vendée sous le nom de 23ème régiment d’infanterie légère (dit de Bardon).

Embrigadement/amalgame :

1ère formation :

Néant.

2ème formation :

D’après Belhomme[1], la 13ème demi-brigade légère de seconde formation fut formée à Rennes, le 21 décembre 1796, avec la demi-brigade de Paris et Vosges, les 17ème bis et 22ème bis bataillons de chasseurs, le 23ème régiment d’infanterie légère de Bardon, le 2ème bataillon de tirailleurs, le 2ème bataillon du 84ème régiment d’infanterie, le 2ème bataillon de la 125ème de bataille, les 2ème et 3ème de Fédérés, le 3ème bataillon de la formation d’Orléans, le 5ème bis de Paris, et le 6ème bis de la Côte d’Or.

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Compagnie franche de Bardon :

Date de formation :

 

Formation :

Antoine-Marie Bardon fut attaché à l’Etat-Major de l’armée du Nord quand il reçut la permission d’Arthur Dillon de former une des 54 compagnies franches autorisées par la loi du 28 mai 1792. Il alla fixer son quartier-général à Baugé (Maine et Loire) en octobre 1792, recrutant dans les départements voisins d’Indre et Loire et de la Sarthe. Son effectif monta à 340 hommes et dès novembre, 100 d’entre eux furent envoyés à la Flèche pour s’opposer à des brigands du Mans. Le 2 février, alors à Paris pour équiper ses hommes, le capitaine Bardon écrivit aux administrateurs du département que son unité, qui devait aller à l’armée des Côtes, « n’était pas encore prête car son habillement n’était pas encore entièrement confectionné »[2].

1793 :

Le 23 février, le ministre de la Guerre ordonna au commissaire des guerres d’Angers d’accélérer le départ de la compagnie franche. C’est en mars que l’unité fut envoyée à Granville (Manche), où le général Wimpffen l’organisa en quatre compagnies (environ 300 hommes). Bardon en fut fait lieutenant-colonel. Le 1er avril, Bardon demanda de détacher une partie de ses hommes dans le Maine-et-Loire menacé[3]. Le 8 mai, les administrateurs du Maine-et-Loire demandèrent des renforts au ministre de la Guerre, car les rebelles progressaient et le département manquait de troupes et en particulier le retour des hommes de Bardon[4]. Leur demande fut acceptée et le 12 mai les hommes de Bardon se trouvaient à Angers. Désormais, ils luttèrent contre les Vendéens. Le 20 mai, elle se mit en route de Granville forte d’environ 200 hommes et arriva à Angers le 28 mai. En juin, l’unité se renforça des chasseurs de la Manche et d’une compagnie franche de Saône-et-Loire pour former un bataillon de chasseurs (portant le numéro 23). Puis se réunit au 31e bataillon des Réserves. Ses restes furent versés à Tours, le 23 juin 1793, dans le 23ème bataillon de chasseurs (dit de Bardon, ou 23e régiment d’infanterie légère).

1794 :

Le 30 mars, Bardon fut tué dans une embuscade, par un Vendéen qui lui tira une balle en pleine tête.

Article de Didier Davin et Laurent B.

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[1] Belhomme, Histoire de l’infanterie en France.

[2] SHD B5/1363.

[3] SHD B5/3-35.

[4] SHD B5/ 4-28.