54e régiment d’infanterie Royal-Roussillon

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Le 54ème régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon :

 

Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet, le régiment en entier était en garnison à Poitiers[1].

 1792 :

 Le 1er janvier, le régiment était en garnison à Longwy. Il comprenait un effectif de 971 hommes et 544 manquants[2].

Historique du 1er bataillon :

 Le 1er bataillon était au début de 1793, dans les rangs de l’armée du Nord.

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon

 1ère formation :

 La 107ème demi-brigade de bataille fut formée, le 22 août 1794, à Lierres, selon Belhomme[3], le 19 juin 1795, selon Susanne[4].

Elle se composait du 1er bataillon du 54ème, du 3ème et du 4ème de l’Yonne aussi appelé 28ème des réserves.

 2ème formation :

 La 107ème de bataille devint à l’armée des Côtes de l’Océan, la 46ème demi-brigade de ligne.

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 108ème demi-brigade de bataille fut formée, le 27 juin 1795, à Mayence, selon Belhomme, le 19 juin 1794, selon Louis Susanne.

Elle se composait du 2ème bataillon du 54ème, et des 1er et 2ème bataillons du Lot.

 2ème formation :

 La 108ème de bataille devint à l’armée de l’intérieur, la 21ème demi-brigade de ligne (d’après Louis Susane, également incorporée dans la 56ème demi-brigade). Ses trois compagnies de grenadiers furent incorporées dans la 14ème demi-brigade légère de seconde formation.

Portraits :

Joseph Crousat dit Crouzat, né à Sérignan dans l’Hérault en 1735. S’enrôla au régiment de Roussillon, 54ème d’infanterie (1754). Il servit durant la guerre de Sept ans au Hanovre de 1757 à 1759. Il fut blessé à Bergen d’un coup de feu à la jambe (1759). Sergent (1761), fourrier (1764), il servit en Corse (1769), porte-drapeau (1771), sous-lieutenant de chasseurs (1776). Lieutenant en second (1781), puis capitaine (1789), chevalier de Saint-Louis (1790) et capitaine-commandant (avril 1791). Il servit à l’armée du Nord et il fut nommé provisoirement chef de bataillon au 54ème (7 avril 1793). Général de brigade (22 septembre), il servit aux flanqueurs de droite à l’armée du Nord et il fut envoyé à l’armée de l’Ouest (décembre). Il commanda à la place de Cordellier malade et retourné à Saumur, la colonne infernale de Cordellier. Il prit sa retraite (janvier 1795) à Saint-Maixent et s’établit à Metz (1798). Il mourut dans cette ville en avril 1824.

Pierre-Alexandre-Valentin Grandidier, né en 1768 à Duclair dans la Seine-et-Marne. Sous-lieutenant (septembre 1791) au 54ème régiment d’infanterie. Lieutenant (avril 1792), capitaine (1793), passa à la 107ème demi-brigade de bataille (mars 1794). En septembre 1796, il était au régiment de Ferdut destiné à l’expédition d’Irlande. En 1798, capitaine à la 9ème demi-brigade légère. Chevalier de la Légion d’honneur (1804), il fut blessé (11 novembre 1805) à Duernstein d’un coup de baïonnette. Chef de bataillon (1806), il servit au 3ème régiment de ligne, encore blessé à Heilsberg d’un coup de baïonnette (10 juin 1807), puis d’une balle (22 mai 1809) à Essling. Le 5 juillet 1809, il fut blessé d’une balle à Enzersdorf. Major (1811) au 128ème régiment de ligne, colonel en second, il servit en Saxe et devint officier de la Légion d’honneur (4 juin 1813). Il fut tué à Dresde, le 21 septembre 1813.

 

Enrôlements dans le régiment, registre d’enrôlement pour les troupes de ligne, Dijon février 1792 – mai 1793, archives municipales de Dijon, 1 H :

 

Jean Fournier, fils d’Hugues et de Marie Chalain, natif de Flavignerot, canton de Plombières, demeurant à Flavignerot, laboureur audit lieu, âgé de 22 ans, 5 pieds et un pouce, cheveux châtains, front rond, yeux gris, nez aquilin, bouche moyenne, menton rond, a déclaré vouloir servir au 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et a signé (février 1792)

Etienne Bardet dit Buisson, fils de Claude et de Nicole Michet, natif de Lyon département de Rhône-et-Loire, demeurant à Dijon depuis trois semaines, garçon chapelier âgé de 25 ans, 5 pieds et 4 pouces, cheveux noirs, front levé, yeux gris, nez long, bouche  moyenne, menton rond, a déclaré vouloir servir au 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et a signé (février 1792).

Jean Chaillot, commandant de la Garde nationale de Brognon, y demeurant et y étant né, fils de Claude et de dame Anne Tournier audit Brognon, ayant servi comme chasseur dans le régiment de Pondichéry depuis le 15 octobre 1782 jusqu’au 4 décembre 1790 ainsi qu’il apparaît de son congé absolu qu’il nous a présenté, 5 pieds et 3 pouces, âgé de 29 ans, cheveux et sourcils blonds, front carré, nez aquilin, yeux gris, bouche moyenne, menton carré, cicatrice sur le front au-dessus de l’œil gauche, a déclaré vouloir servir au 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et a signé (mars 1792).

Pierre Gibourg, natif de Flavignerot, garçon laboureur audit lieu chez M. Benoit audit lieu, fils de Pierre manouvrier défunt et de dame Marguerite Benoit, âgé de 20 ans, 5 pieds et 6 lignes, front large et bas, cheveux noirs, yeux bruns, nez bien fait et carré, bouche moyenne, menton rond, a déclaré vouloir servir dans le 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et ne savoir signer (mars 1792).

Bénigne Thibault, vigneron demeurant à Meuilley, fils d’Emillaud et de Louise Laniele, vigneron à Meuilley proche de Nuits, âgé de 23 ans, 5 pieds et 4 lignes, cheveux châtains, yeux gris, nez gros et long, front rond et petit, bouche grande, menton court, a déclaré vouloir servir au 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et ne savoir signer (mars 1792).

François Renard, garçon laboureur natif de Fleurey, demeurant chez M. Jouie à la route Delgouville, fils de Jean manouvrier à Fleurey et de dame l’Espinasse, âgé de 20 ans, 5 pieds et 2 lignes, cheveux châtains, yeux gris et couverts, nez long et gros, bouche moyenne, lèvres épaisses, menton pointu se rentrant, un peu gravé de petite vérole, a déclaré vouloir servir dans le 54e régiment ci-devant Royal-Roussillon et ne savoir signer (mars 1792).

Hugues Regnier, maçon natif de Saint-Thibault, district de Semur, département de la Côte d’Or, fils de Philibert maçon au même lieu et de défunte Marguerite Barbier, demeurant à Dijon, âgé de 27 ans et demi, 5 pieds, 1 pouces et 2 lignes, cheveux et sourcils châtains, front rond, yeux bruns, nez gros, bouche ordinaire, menton large, le visage rond, marqué d’une cicatrice au-dessus de l’œil gauche, a déclaré vouloir servir aux 54e régiment d’infanterie ci-devant de Royal-Roussillon et a signé (mars 1792).

Pierre Vernay, natif Loisy-le-Châtel, fils de Pierre chapelier et d’Anne Guillemaut, âgé de 20 ans, 5 pieds et 4 lignes, cheveux châtains clairs, front carré, yeux bleus, nez court et aquilin, bouche petite, menton rond, a déclaré vouloir servir dans le 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et a signé (avril 1792).

Jean Geoffroy, natif de Dijon, fils de Nicolas drapier et de Marie Ferrand, âgé de 20 ans, garçon drapier, 5 pieds et 1 pouce, cheveux châtains, front carré et découvert, yeux gris, nez grand et aquilin, bouche moyenne, menton pointu, visage ovale, une tâche au-dessus de la joue droite, a déclaré vouloir servir dans le 54e régiment et a signé (avril 1792).

Antoine Sorlin, tailleur de pierre, natif de Dijon, fils de Claude et d’Anne Rousseau, âgé de 19 ans, domicilié à Dijon, district de Dijon, département de la Côte d’Or, 5 pieds et 5 lignes, cheveux noirs, front court, yeux bruns, nez petit, bouche moyenne, menton rond, lequel a déclaré vouloir servir dans le 54e régiment d’infanterie en garnison à Longvic et a signé (avril 1792).

Maurice Chassier, charpentier natif de Versailles, fils de Thomas-Jacques gondolier au canal de Versailles et de Catherine-Louise Bastide, âgé de 22 ans, domicilié à Versailles, 5 pieds et 1 pouce, cheveux et sourcils châtains, front étroit, yeux gris, nez petit, bouche moyenne, menton rond et plat, petite cicatrice au-dessus du sourcil droit, a déclaré vouloir servir dans el 54e régiment d’infanterie et a signé  (mai 1792).

Thomas-Michel-Pierre Pillard, natif de Meudon, département de Seine-et-Oise, fils de Michel menuisier audit Meudon et de Marguerite-Madeleine Bouret tous les deux défunts, âgé de 25 ans, 5 pieds et 9 lignes, domicilié à Dijon, cheveux et sourcils châtains, front court et carré, yeux bleus, nez long, bouche moyenne, menton saillant, gravé de petite vérole, lequel a déclaré vouloir servir pendant trois ans dans le 54e régiment d’infanterie ci-devant Royal-Roussillon et a signé (mai 1792).

François Guenot de Dijon rue Porte aux Fermerots, chapelier âgé de 20 ans, 5 pieds et 2 pouces, a déclaré vouloir servir dans les troupes de ligne dans le 54e régiment ci-devant Royal-Roussillon et a signé. Enrôlé en septembre 1792 à Dijon, registre au départ destiné au 3e bataillon de la Côte d’Or.

André Rebillioud de Dijon, rue Portel, chapelier, a demandé à servir dans les troupes de ligne et servir dans le 54e régiment ci-devant Royal-Roussillon, âgé 17 ans, 5 pieds et a signé. Enrôlé en septembre 1792 à Dijon, registre au départ destiné au 3e bataillon de la Côte d’Or.

Article de Laurent B.

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[1] Journal militaire de 1790.

[2] Journal militaire de 1792.

[3] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[4] Louis Susanne, Histoire de l’ancienne infanterie française.