88e régiment d’infanterie Berwick

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Le 88ème régiment d’infanterie ci-devant régiment irlandais Berwick :

 

Historique :

 1790-1791 :

 Au 1er juillet 1790, le 1er bataillon était en garnison à Gravelines et le 2ème bataillon à Aire[1]. Au mois de juillet 1791, le régiment était en garnison à Landau, lorsque les officiers du régiment émigrèrent entrainant avec eux environ 300 soldats.

 1792 :

 Le 1er janvier, le 1er bataillon était en garnison à Orléans[2]. Il comprenait un effectif de 502 hommes et  263 manquants.

 1793 :

 Le 1er bataillon du 88ème avait reçu en mai des réquisitionnaires de différents départements dont certains de l’Ain. En septembre, le 6ème  bataillon du Rhin fut incorporé dans ce même bataillon.

 Le 17 décembre, le bataillon se trouvait toujours dans cette armée, avant-garde du général Desaix[3].

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

La 159ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme[4], le 7 juillet 1794, à Nieder-Oschstad. Sa formation comprenait le 1er bataillon du 88ème, le 12ème de la formation du Jura, et le 4ème de la Côte d’Or.

Susanne[5] et le Journal de l’an VII[6] précisent toutefois étrangement que ce premier amalgame fut également réalisé avec le 4ème bataillon de la formation d’Orléans, le 1er bataillon des Vengeurs (Vendée), le 2ème bataillon de l’Ain et le 6ème du Calvados.

Un indice détruit cette hypothèse, le 2ème bataillon de l’Ain que nous connaissons parfaitement ne fut pas incorporé en premier amalgame. Belhomme et Bertaud et Roucaud[7] sont donc dans la vérité à notre humble avis, mais la prudence recommande tout de même pour les autres unités, une vérification scrupuleuse à Vincennes.

 2ème formation :

 La 159ème de bataille devint à l’armée de Rhin-et-Moselle, la 10ème demi-brigade de ligne.

Historique du 2ème bataillon :

 Le 2ème bataillon fut embarqué précédemment pour Saint-Domingue. En mars, le journal militaire de 1792, indique qu’il se trouvait à Cayenne[8].

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère et 2ème formation :

 Le 2ème bataillon fut englouti dans la guerre qui se déroula dans la colonie de Saint-Domingue, il n’y eut pas d’embrigadement de 1ère et à fortiori de 2ème formation pour cette unité.

Portraits :

 

Thomas-Patrice Nagle, né à Cambrai en 1771, cadet au régiment ci-devant de Berwick (1780) où il devint de grade en grade capitaine (1791) et chef de bataillon provisoire (1794). Confirmé dans ce grade (1801), major (1803), colonel (1808) du 92ème régiment d’infanterie, avec lequel en 1809, à la prise de Gratz, il dégagea, à travers tous les obstacles le 84ème régiment commandé par Gambin. Baron de l’Empire (22 octobre 1810), major au 4ème régiment des voltigeurs de la garde (1811), général de brigade (11 octobre 1812), commandant de départements et inspecteur d’infanterie par la suite, il mourut à La Rochelle en 1822.

Article de Laurent B. iconographie tirée du site Maison omahony

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[1] Journal militaire de 1790.

[2] Journal militaire de 1792.

[3] Ordre de bataille de la collection Nafziger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[4] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[5] Louis Susanne, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[6] Journal militaire de l’An VII.

[7] Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de bataille, Série 17 YC, Archives de Vincennes.

[8] Cette localisation est sans doute fausse, il pourrait s’agir seulement d’un détachement, tout au plus.