16e bis autre bataillon de chasseurs

infanterie-legere-1792

Le 16ème bis autre bataillon de chasseurs :

 

Date de formation : il fut formé après la loi du 5 février 1793 qui ordonna sa création avec les hommes provenant de la dissolution des 2ème, 3ème et 4ème bataillons de volontaires corses.

Historique :

 1794 :

 Le 16e bataillon d’infanterie légère corse sous les ordres du chef de bataillon Colle se trouvait dans la garnison assiégée de Bastia en février[1].

 Embrigadement/amalgame :

 1ère formation :

 La 16ème bis demi-brigade légère fut formée à Mayence, le 19 juin 1795, selon Belhomme[2], en prairial an III avec des unités inconnues selon Bertaud et Roucaud[3].

Toutefois Belhomme précise qu’elle fut formée des bataillons des chasseurs du Rhin, de la Meuse, de Saint-Quentin et de la Marne. Le Journal de l’an VII précise encore l’information en donnant pour composition le 16ème autre bataillon de chasseurs, le 1er bataillon de chasseurs de la Meuse, le bataillon de chasseurs du Bas-Rhin et le 6ème bataillon de chasseurs du Nord.

 2ème formation :

 Elle fut incorporée en seconde formation dans la 26ème demi-brigade légère.

Portrait :

Pierre Bellon Lapisse baron de Sainte-Hélène, né à Lyon le 25 novembre 1762. Fils d’un tapissier, enrôlé comme soldat au régiment ci-devant d’Armagnac (novembre 1778). Il fit la campagne d’Amérique de 1780 à 1783. Nommé sergent (1784), puis congédié (novembre 1786). Lieutenant dans la compagnie franche des chasseurs corses (19 décembre 1789). Adjudant-major au 16ème bataillon d’infanterie légère (9 mai 1793) formé avec les volontaires corses le 15 février. Il servit en Corse en 1793 et 1794. Capitaine (août), blessé au combat de Farinole (22 septembre). Aide de camp du général Gentilli (7 novembre), il fut blessé au siège de Bastia et nommé chef de bataillon (22 mars 1794). Il commanda provisoirement la 16ème bis demi-brigade légère et servit dans le Piémont où il fut blessé devant Orméa (16 août 1794). Commandant le fort Saint-Nicolas à Marseille (9 janvier 1795), nommé chef de brigade à la suite de la 83ème demi-brigade de bataille (novembre), il ne fut pas confirmé dans ce grade. Employé à l’armée d’Italie, placé à la suite de la 57ème demi-brigade de ligne (19 juin 1796). Commandant la place d’Arles (octobre), puis d’Antibes (septembre 1797). Servit à l’armée d’Angleterre puis de Mayence (1798). Nommé chef de brigade de la 36ème de ligne à l’armée du Danube et d’Helvétie (10 juin 1799), division Chabran. Il servit à Einsiedeln (14 et 15 août) se signala sous Soult au passage de la Linth, au pont de Grynau (25 et 26 septembre). Général de brigade sur le champ de bataille, il servit à la 4ème division de Gazan, puis à la 3ème division de Mortier. Employé à l’armée d’Italie (8 décembre 1800), division Delmas, il servit Monzembano (26 décembre), passage du Mincio, puis à Castelfranco (12 janvier 1801). A la division de Ligurie, puis envoyé à la 10ème division militaire, aux camps de Bayonne, puis de Brest de 1802 à 1803. Commandant de la Légion d’honneur (14 juin 1804). Commandant la 1ère brigade (16ème léger et 14ème de ligne) de la 1ère division Desjardin du 7ème corps d’armée de la Grande Armée (août 1805). Il servit à Iéna (14 octobre 1806), s’empara de Plock (20 décembre), servit à Golymin (26 décembre). Nommé général de division (30 décembre 1806). Commandant la 2ème division, du 1er corps de Bernadotte, il servit à Spanden (5 juin 1807) et obtînt une dotation de 10 000 francs de rente annuelle sur des biens en Westphalie (mars 1808). Commandant la 2ème division du 1er corps d’armée de Victor en Espagne (septembre), il fut fait chevalier de la Couronne de Fer (12 septembre), baron de Sainte-Hélène (26 octobre). Il combattit à Espinosa (10 et 11 novembre) et à la prise de Madrid (2 au 4 décembre). Occupa la Vieille Castille (janvier 1809) et fit une démonstration sur Ciudad-Rodrigo, il fut mortellement blessé à la bataille de Talavera (28 juillet). Il mourut des suites de ses blessures, reçues à Santa Olla, le 30 juillet 1809.

Article de Laurent B.

sehri

[1] Tradition magazine n°270, La campagne militaire en Corse 1794, Natalia Griffon De Pleineville.

[2] Belhomme, Histoire de l’infanterie en France.

[3] Bertaud et Roucaud, Inventaire des registres matricules des demi-brigades de bataille, série 17 YC, archives de Vincennes.