7e régiment de cavalerie Royal Etranger

cavalerie

Le 7ème régiment de cavalerie ci-devant Royal-Etranger :

 

 Historique :

 1792 :

Il était en garnison à Dôle le 1er janvier et comprenait un effectif de 443 hommes et  76 manquants. Il se mit en route de Dôle le 8 mars, pour se rendre à Metz. Il quitta cette position dans le mois pour se rendre à Commercy[1]. Il se trouvait dans les rangs de l’armée du Centre au mois de mai[2].

Le 21 septembre, l’arrivée à Vitry-le-François de hussards prussiens et d’un officier sous escorte du 7ème régiment de cavalerie jeta le trouble. Selon les lois de la guerre de l’Ancien Régime, l’officier prussien fut logé à part dans une maison bourgeoise alors que ses hussards furent conduits dans un ancien grenier à sel. La différence de traitement entre l’officier et les soldats provoqua un rassemblement des volontaires du 7ème de Paris du Théâtre-Français et un esclandre entre les volontaires et les hommes du 7ème régiment de cavalerie qui escortaient les prisonniers. L’officier fut maltraité, les hommes du 7ème de cavalerie furent insultés. La municipalité de Vitry fit conduire l’officier avec les hussards pour calmer les esprits, mais les hommes du 7ème de cavalerie n’en restèrent pas là. Ils portèrent plainte, le général Dumouriez ordonna le 26 septembre l’ouverture d’une enquête sur les excès des hommes du bataillon, de faire arrêter les coupables. Le 27 septembre, le lieutenant-colonel du bataillon de Paris présenta un mémoire mettant en cause non pas des hommes, mais un seul volontaire de la 6ème compagnie qui fut mis au cachot. L’affaire en resta là[3].

1793 :

Au début de 1793, il se trouvait à l’armée du Nord[4].

1794 :

Il était à l’armée de Sambre-et-Meuse et faisait partie de la division de cavalerie du général Dubois, comprenant les 6ème, 7ème, 8ème et 16ème de cavalerie, le 12ème de dragons et de l’artillerie à cheval[5].

Chef de brigade[6] :

 Au 9 novembre 1799 : chef de brigade Goudaud,

En octobre 1800 : chef de brigade Offenstein.

Portraits :

 Huss, cavalier au 7ème régiment de cavalerie en 1786. Lieutenant (an VI), capitaine adjudant-major (22 fructidor an VII). Aux cuirassiers du Roi (1814), retraité (1815). Décoré le 19 novembre 1812 de la Légion d’honneur, il avait eu deux chevaux tués sous lui à Polotsk et au passage de la Bérézina[7].

Article de Laurent B.

sehri

 

[1] Journal Militaire de 1792.

[2] Journal Militaire de 1792, p. 394.

[3] Chassin et Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, p. 614 et 615.

[4] Journal Militaire de 1793.

[5] De Bourquerey, Historique du 25ème régiment de dragons, p. 98.

[6] Danielle et Bernard Quintin, Dictionnaire des chefs de brigade et capitaines de vaisseaux de Bonaparte Premier Consul, 1799-1804, p. 38.

[7] Dezaunay, Histoire du 1er régiment de cuirassiers, p. 329.