83e régiment d’infanterie Foix

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Le 83ème régiment d’infanterie ci-devant Foix :

Historique :

 1790 :

 Le 1er juillet 1790, le régiment en entier était en garnison à Sedan[1].

 1792 :

 Le 1er janvier, le régiment était en garnison à Givet[2].

 1793 :

 Tout le régiment se trouvait au début de 1793 à l’armée du Nord.

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 Néant.

 2ème formation :

 D’après Belhomme[3], la 7ème demi-brigade de ligne fut formée, le 20 juillet 1796, au camp de Grenelle avec la 128ème demi-brigade de bataille, le 2ème bataillon du 49ème régiment d’infanterie, le 1er bataillon du 83ème régiment d’infanterie, le 3ème bis bataillon et le 7ème bis bataillon de Paris, le 7ème bataillon de l’Yonne et le 16ème bataillon des Fédérés.

 Chassin et Hennet[4] donnent des précisions complémentaires :

 Le 22 août 1796, au camp de Grenelle, armée de l’Intérieur, il fut procédé à la formation de la 11ème demi-brigade provisoire, qui prit bientôt le numéro 7. Elle fut composée, de la 128ème demi-brigade de bataille, du 2ème bataillon du 49ème régiment d’infanterie, du 1er bataillon du 83ème régiment d’infanterie, du 7ème bataillon de l’Yonne, du 16ème bataillon des Fédérés, du 3ème bataillon de Paris, du 7ème bis bataillon de Paris[5].

Historique du 2ème bataillon :

 1793 :

 Le 2ème bataillon du régiment fut entièrement fait prisonnier le 2 décembre, à Francfort-sur-le-Mein.

 1794 :

 Il fut échangé le 9 mai et se reforma à Sanghin.

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 154ème demi-brigade de bataille fut formée, le 30 avril 1795, à Brest, selon Belhomme, le 18 mai 1795, selon Susanne[6].

Il se composait du 2ème bataillon du 83ème, du 1er bataillon de Valenciennes, et du 1er bataillon républicain de Paris.

 2ème formation :

 La 154ème de bataille devint la 10ème demi-brigade légère de deuxième formation (10ème de ligne si l’on en croit Bertaud et Roucaud[7] mais le Journal de l’An VII[8] dément aussi cette information).

 Portraits :

 François Bayot, né en 1771, fils de Claude Bayot et de Marie Olivier. Le 17 septembre 1789, il s’engagea dans le 83ème régiment ci-devant « Foix Infanterie », auprès du subdélégué de l’intendant de Bourgogne à Bourg[9].

François-Nicolas Renard, né à Paris vers 1772, volontaire au 1er bataillon de Paris à sa formation (juillet 1791). Il obtint un brevet de sous-lieutenant au 83ème régiment d’infanterie (4 avril 1793). Lieutenant (1796), il passa dans la Garde des Consuls (1801). Il reçut la Légion d’honneur (1804), chef de bataillon au 43ème régiment d’infanterie (1806), chevalier de la Couronne de Fer (1807), major du 37ème régiment d’infanterie (1813). Commandant l’Ecole militaire de Charenton (1814), année où il reçut également la croix de Saint-Louis. Officier de la Légion d’honneur (1815), il avait été blessé à Marengo, à Eylau et sous Paris le 30 mars 1814. En retraite en 1815.

Article Laurent B.

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 [1] Journal militaire de 1790.

[2] Journal militaire de 1792.

[3] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[4] Chassin et Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, tome 1.

[5] Chassin et Hennet, Les volontaires nationaux pendant la Révolution, tome 1, p. 295.

[6] Louis Susane, Histoire de l’ancienne infanterie française.

[7] Bertaud et Roucaud, L’inventaire des registres matricules des demi-brigades de bataille, Série 17 YC, Archives de Vincennes.

[8] Journal militaire de l’An VII.

[9] Jérôme Croyet, dictionnaire des soldats de la Révolution et de l’Empire du département de l’Ain.