2e compagnie d’artillerie à cheval

Date de formation :

 Formée par un décret du 11 janvier 1792 à Metz[1].

 Historique :

 1793 :

 En janvier, elle se trouvait à Metz et appartenait en fait au 1er régiment d’artillerie.

 État-major :

 Capitaine Barrois à sa formation.

Portraits :

 Jean-François-Joseph Debelle, frère du général César-Alexandre Debelle. Né à Voreppe en Isère en mai 1767. Canonnier au régiment d’artillerie d’Auxonne (1782), sergent (1786), lieutenant (1789), capitaine (mai 1792), il commanda la 2ème compagnie d’artillerie à cheval à Metz (1792). Commandant l’artillerie légère au corps des Vosges, il servit à l’attaque du camp de Pirmasens (14 septembre 1793). Adjudant-général chef de bataillon, commandant les compagnies d’artillerie à cheval de l’armée de Moselle (novembre). Il se distingua à plusieurs reprises des lignes de Wissembourg à la délivrance de Landau. Général de brigade (janvier 1794). Son grade ne fut pas confirmé, il dut se contenter d’un brevet de chef de brigade (mars). Adjudant-général chef de brigade, commandant l’artillerie légère à la prise d’Arlon (17 et 18 avril). Il reçut quatre coups de sabre et eut deux chevaux tués sous lui au combat de la Sambre (16 juin). A nouveau nommé général de brigade commandant l’artillerie légère de l’armée de Sambre-et-Meuse (2 septembre). Chef de brigade au 3ème régiment d’artillerie à cheval, puis confirmé dans son grade de général. Il se distingua au siège de Maëstricht. Il franchit le premier le Rhin sous le feu de l’ennemi (6 septembre 1795). Commandant en second l’artillerie de l’armée de Sambre-et-Meuse (juillet 1796). Général de division et commandant l’artillerie de l’expédition d’Irlande, emmené par Hoche finalement à nouveau à l’armée de Sambre-et-Meuse, pour commander en chef l’artillerie, il se signala à l’affaire de Neuwied (18 avril 1797), et commanda ensuite l’artillerie de l’armée d’Italie à la bataille de Novi (15 août 1799). Armée d’Angleterre, puis armée de l’Ouest (janvier 1800), il servit sous Brune à l’armée d’Italie. Commandant en chef de l’artillerie de l’armée de Saint-Domingue (décembre 1801). Grièvement blessé à l’attaque du fort de la Crête-à-Pierrot (2 mars 1802). Il mourut de la fièvre jaune à Saint-Raphaël dans l’île de Saint-Domingue, le 15 juin 1802. Il était le beau-frère du général Hoche. Le baron de Norvins dit dans ses mémoires qu’il fut le « Paris » de cette armée, pour la beauté seulement.

Jean-Pierre Lacombe Saint-Michel, né à Saint-Michel de Vax dans le Tarn le 5 mars 1751. Elève au corps royal d’artillerie (mai 1765). Lieutenant en second au régiment ci-devant de Toul en 1767. Lieutenant en 1er (juillet), puis capitaine (1779), capitaine de bombardiers (juin 1786). Chevalier de Saint-Louis (mai 1791), membre du Directoire du département du Tarn. En garnison à Lille, lorsque qu’il fut élu député du Tarn et du Nord à l’Assemblée législative (août 1791). Il opta pour le Tarn. Membre du Comité militaire (octobre), capitaine commandant la 2ème compagnie d’artillerie à cheval (31 mai 1792). Commissaire à l’Assemblée au camp de Soissons, commissaire à l’armée du Midi (août), député du Tarn à la Convention nationale (septembre). En mission à l’armée du Midi avec Dubois-Crancé et Gasparin, à nouveau membre du Comité militaire, réélu. Chef de bataillon et sous-directeur d’artillerie à Collioure (novembre), membre du Comité de défense générale (janvier 1793), il vota la mort du roi Louis XVI, contre l’appel au peuple et contre le sursis. En mission en Corse, il débarqua à Saint-Florent mais il fut blessé au genou au combat de Farinole (15 novembre). Nommé général de brigade, il s’embarqua de Bastia pour Gênes (25 avril 1794). Secrétaire de la Convention (juin), en mission à l’armée du Nord, membre du Comité de Salut Public du 3 février au 3 juin 1795. Député du Tarn au Conseil des Anciens (octobre 1795), il en devint le président (octobre 1797). Général de division (février 1798), nommé ambassadeur à Naples (14 juin) mais fut fait prisonnier à son retour par un corsaire tunisien. Il rentra en France (janvier 1799), inspecteur général d’artillerie à l’armée du Rhin (mai). Commandant l’artillerie de l’armée (septembre), puis le parc d’artillerie (décembre). Chargé d’une inspection extraordinaire des forts de l’extrême frontière depuis Barcelonnette jusqu’à Besançon (février 1800). Chargé d’organiser un équipage de siège pour l’armée de Réserve, (mai), il fut envoyé à Milan et fut nommé au commandement supérieur du Piémont (7 juillet). Commandant en second l’artillerie de l’armée d’Italie sous Marmont (octobre), il commanda l’artillerie de la République Italienne du 7 juin 1801 au 22 décembre 1805. Il servit à l’attaque du vieux château de Vérone (18 octobre, 1805), blessé au passage de l’Adige (22 octobre), il servit encore à l’attaque de Venise (3 et 4 novembre). Envoyé à Wesel pour mettre la place en état de défense (septembre 1806), il commanda l’artillerie du 8ème corps de Mortier. Commandant l’artillerie du corps d’observation du Hanovre commandé par Brune (avril 1807), il fut ensuite commandant de la 10ème division militaire et grand officier de la Légion d’Honneur (1808), puis de la Catalogne (1809). Gouverneur de Barcelone, membre de l’Académie de Milan, chevalier de la Couronne de Fer, il dirigea le siège du fort d’Hostalrich, dont il s’empara (13 mai 1810). Il rentra en France pour raison de santé et mourut à Saint-Michel-de-Vax, le 27 janvier 1812.

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Article de Laurent B.

[1] A. DefranceLes volontaires du Nord et du Pas-de-Calais dans la défense nationale, 1792-1795, p. 8 qui cite le général Louis Susane et son ouvrage sur l’Histoire de l’Artillerie.