105e régiment d’infanterie

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Le 105ème régiment d’infanterie :

 

Formation :

 Le 3 août 1791, après le licenciement de la Garde soldée parisienne, un nouveau décret du 28 août organisa l’emploi des troupes ainsi libérées. Elles durent former trois régiments d’infanterie, deux bataillons d’infanterie légère, une division de gendarmerie à pied et une division de gendarmerie à cheval. Cette organisation ne fut terminée qu’au mois d’octobre. Le 102ème régiment ci-devant du Roi, recula à cette occasion du numéro 102 au numéro 105.

Historique :

 1792 :

 Le 1er janvier, le régiment était en garnison à Paris. Il s’y trouvait toujours en mars[1].

 Historique du 1er bataillon

 1793 :

 Le 30 octobre, le bataillon se trouvait à l’armée du Rhin, avant-garde, division du général Meynier[2]. Le 17 décembre, le bataillon se trouvait toujours dans cette armée, division du général Férino[3].

 Embrigadement/amalgame du 1er bataillon :

 1ère formation :

 La 185ème demi-brigade de bataille fut formée le 29 juin 1795, à Neuf-Brisach, selon Belhomme[4], le 21 août 1795 selon Louis Susanne[5].

Elle se composait du 1er bataillon du  105ème (ex Régiment du Roi), du 4ème de la Meurthe et du 1er de la République (Paris).

 2ème formation :

 Le 21 février 1796, la 185ème de bataille devint à l’armée de Rhin et Moselle, la 74ème demi-brigade de ligne.

Historique du 2ème bataillon :

 1793 :

 Le 17 décembre, le bataillon se trouvait à l’armée du Rhin, division du général Férino[6].

 Embrigadement/amalgame du 2ème bataillon :

 1ère formation :

 La 186ème demi-brigade de bataille fut formée selon Belhomme, le 25 juin 1794, à Eterbach.

Sa formation comprenait le 2ème bataillon du 105ème,  le 2ème de Rhône-et-Loire et le 2ème du Bas-Rhin.

 2ème formation :

 Le 17 février, la 186ème de bataille devint à l’armée de Rhin et Moselle, la 44ème demi-brigade de ligne.

Portraits :

Christophe-Antoine comte Merlin frère du Conventionnel Merlin de Thionville et des généraux Antoine-François et Jean-Baptiste-Gabriel. Né à Thionville dans la Moselle, le 27 mai 1771. Sergent-major au 4ème bataillon de la Moselle (15 août 1791). Nommé Sous-lieutenant (7 décembre) au 105ème régiment d’infanterie. Lieutenant (mai 1792), il servit à l’armée du Nord, adjoint aux adjudants-généraux de l’armée du Midi (septembre), il passa capitaine dans la légion de la Moselle (octobre). Détaché à l’Etat-major (décembre), armée du Nord, il servit dans cette armée de 1793 à 1794. Aide de camp provisoire du général Favart, puis du général Bécourt, il fut nommé chef d’escadron (août 1793). Envoyé à l’armée des Pyrénées-Orientales, il servit comme chef d’Etat-major de la division de cavalerie Dugua (février 1794) et blessé d’un éclat d’obus à l’affaire d’Escola (20 novembre). Chef de brigade au 4ème régiment de hussards (25 janvier 1796), il servit à l’armée de Sambre-et-Meuse, division Daurier (février 1797). Blessé d’un coup de sabre au bras droit (22 avril), il servit ensuite à l’armée du Danube (1799), puis à l’armée du Rhin de 1800 à 1801. En garnison à Cambrai (septembre 1801), il servit à l’armée du Hanovre de 1803 à 1805. Nommé général de brigade (1er février 1805), il fut employé à l’armée de Naples et commanda la 2ème brigade de chasseurs à cheval de la division Espagne en Italie (septembre). Division Dombrowski puis Mermet (février 1806), il servit à Naples de 1806 à 1808. Commandant l’île d’Ischia, écuyer du roi Joseph, il commanda les provinces de Salerne et d’Avellino (juin 1807), puis la division des Abruzzes (septembre). Aide de camp du roi Joseph, il commanda son escorte de cavaliers lors de son entrée en Espagne (juillet 1808). Entra au service de ce pays, il fut fait général de division, puis capitaine général, s’empara de Bilbao (16 août), il servit sous Ney, mais il fut chassé de cette ville par les espagnols (12 octobre). Il servit sous Bessières, reprit ses fonctions d’aide de camp du roi Joseph (novembre). Commandant la division de cavalerie légère du 2ème corps d’armée d’Espagne (avril 1809), il servit à la bataille de Talavera (28 juillet), à celle d’Almonacid (11 août). Capitaine général des gardes du roi Joseph (août), il conserva le commandement de sa division et se distingua à la bataille d’Ocana (19 novembre). Il repassa au service de la France (janvier 1814), avec son grade et il fut envoyé au dépôt central de cavalerie de Versailles. Commandant des gardes nationales de Sens, Montereau et Fontainebleau, il commanda une division de cavalerie légère au 2ème corps de cavalerie. Il servit sous Marmont au combat de May-en-Multien (2 mars 1814), puis à la prise de Reims (12 et 13 mars), chassa les Cosaques de Vertus (22 mars), puis servit à la bataille de Paris (30 mars). Nommé inspecteur général de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, il commanda aux Cents-jours la 8ème division de cavalerie au 5ème corps d’observation du Rhin sous Rapp (avril 1815). Il servit aux combats des 24 et 28 juin, puis il fut mis en non-activité. Inspecteur général de cavalerie (1816), puis en 1817, 1818 et 1820. Il fut mis en disponibilité (janvier 1821), en retraite (1824), avec une pension de 6 000 francs (1825). Chargé d’une inspection extraordinaire (août 1830), il fut à nouveau inspecteur général mais d’infanterie (1831), puis de cavalerie en 1832 et 1834. Membre du comité de l’infanterie et de la cavalerie (septembre), nommé Grand’Officier de la Légion d’honneur (1834). Admis dans le cadre de la vétérance (1836) et en non-activité la même année, il mourut à Paris, le 9 mars 1839[7].

 

Enrôlements dans le régiment, registre d’enrôlement pour les troupes de ligne, Dijon février 1792 – mai 1793, archives municipales de Dijon, 1 H :

François Jeandot, de Montié en Bresse, fils de Jean et de Jeanne Bonjour du même lieu, âgé de 40 ans, 5 pieds et trois pouces, cheveux châtains, yeux et sourcils de même, front large et découvert, nez aquilin, bouche grande, menton rond, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment ci-devant du Roi en garnison à Besançon et a déclaré ne savoir signer, ayant une femme et enfants (février 1792).

Denis Lambert, cordier natif de Trouhans et demeurant à Saint-Jean-de-Losne, fils de feu Louis et de Marguerite Diot dudit lieu, âgé de 24 ans passés, 5 pieds et 9 lignes, cheveux et sourcils noirs, yeux gris, nez aquilin, bouche grande, front large, menton rond, a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et ne savoir signer (février 1792).

Laurent Brion, natif de Sanges y demeurant, fils de Jean et de feue Etiennette Follet, demeurant audit Sanges, âgé de 18 ans, 5 pieds, 2 pouces et 5 lignes, front large et découvert, cheveux et sourcils châtains, œil brun, nez bien fait, bouche grande, menton rond, petite cicatrice au-dessus et sur le côté gauche du front, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

Bernard de Fromentaux, enfant de l’hôpital de Dijon, autorisé par Messieurs les administrateurs, âgé de 16 ans, 5 pieds et 3 lignes, cheveux châtains, front large et bas, yeux gris, nez long, bouche moyenne, menton pointu, a déclaré qu’il s’engageoit pour servir au 105e régiment ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

Jean-Baptiste Petot, enfant de l’hôpital de Dijon et autorisé par Messieurs les administrateurs, âgé de 17 ans, 5 pieds et 2 lignes, cheveux et sourcils châtains, front large, yeux gris-bruns, nez arrondi, bouche petite, menton pointu, a déclaré qu’il s’engageoit pour servir dans le 105e régiment ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

Jean-Baptiste Vinot, natif de Cheni-manil, paroisse de Dossal, district de Bruyère, département des Vosges, serrurier armurier demeurant actuellement à Dijon, fils de Sébastien laboureur et de Jeanne-Lucie Caiman, âgé de 23 ans, 5 pieds, 2 pouces et 4 lignes, cheveux et sourcils châtains, front large, yeux gris, nez bien fait, bouche moyenne, menton rond, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment du Roi et a signé (mars 1792).

Gaspard Lambert, fils de Gaspard enfant de l’hôpital de Dijon présenté par Messieurs les administrateurs et d’eux autorisé, âgé de 17 ans, 5 pieds, cheveux châtains clairs, front petit, yeux bruns, nez gros et aquilin, bouche moyenne, menton court a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

Jean Chevigny, natif D’Oisilly, garçon de labourage demeurant à Binges chez Nicolas Guelot, fils de feu Jean et de Marguerite Claudin défunts l’un et l’autre, âgé de 22 ans, 5 pieds, 2 pouces et 3 lignes, cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front découvert, nez retroussé, bouche moyenne, menton rond avec une facette légèrement marquée de petite vérole, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

Jean-Marie Gabiot, natif de Beurifor près de Vitteaux, manouvrier demeurant à Barberey, fils de défunt Jacques manouvrier et d’Agathe Rémond dudit Beurifor, âgé de 30 ans, 5 pieds, 2 pouces et 6 lignes, cheveux bruns foncés, front élevé, yeux gris-bruns, nez bien fait, bouche moyenne, menton pointu, lèvres épaisses, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

François Mathey, manouvrier de Dijon, natif de Thibaud près de Vitteaux, fils de Germain et de feue Anne Roi, présenté par M. Antoine Fuvre tailleur de pierre demeurant à la Cour des Poissonneries, âgé de 30 ans, 5 pieds et 10 lignes, front grand, cheveux noirs, yeux gris, nez court et pointu, bouche moyenne, menton rond, le regard louche, a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

Jacques Lavergne, natif de Tulles, chapelier demeurant à Dijon chez M. Cretenet aîné, fils d’Etienne tailleur audit Tulles et de Louis Tinde, âgé de 24 ans, 5 pieds, 3 pouces et 9 lignes, cheveux noirs, front rond, yeux gris-bleus, nez pointu, bouche petite, menton rond et peu saillant, gravé de petite vérole, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

Jean Berot, natif de Saint-Symphorien, près Lyon, chapelier demeurant chez M. Cretenet l’aîné à Dijon, fils de défunts André vigneron audit Saint-Symphorien et de Marie(une) Revenu ( ?), âgé de 18 ans passés, 5 pieds, cheveux noirs, front petit, yeux bruns, nez court, bouche moyenne, menton rond, gravé de petite vérole, a déclaré vouloir servir au 105e régiment et a signé (mars 1792).

Louis Larcher, natif de Nangis en Brie, garçon chapelier demeurant à Dijon, fils de feu Jérôme chapelier à Nangis et de dame Elisabeth Bancillon, âgé de 20 ans, 5 pieds, front haut, cheveux châtains, yeux bleus, nez court, bouche moyenne, menton long, cicatrice au bas de la joue droite, a déclaré vouloir servir au 105 régiment d’infanterie ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

Jean Simone, natif de Lulley près Saint-Just en Chevaley ci-devant généralité de Lyon, scieur de long de son métier, fils de Jean laboureur audit Lully et de feue Marie Georges, lequel a travaillé de son métier tant à Chalons, qu’ici, âgé de 36 ans, 5 pieds un pouce et 3 lignes, front haut et carré, cheveux châtains, yeux bruns, nez bien fait, bouche grande, menton allongé, cicatrice sur la joue gauche vis-à-vis du nez, a déclaré vouloir servir au 105e régiment ci-devant du Roi, a présenté son congé obtenu après six années de service dans le régiment provincial de la ci-devant généralité de Lyon et ne savoir signer (mars 1792).

Charles  Feuardent, natif de Paris, ayant servi pendant 14 ans dans le 91e régiment ci-devant Barrois, suivant le congé absolu qu’il nous a présenté, fils de Pierre charpentier à Paris et de Marie-Louise Louet, âgé de 34 ans passés, 5 pieds, 2 pouces et 2 lignes, cheveux noirs et un peu sourd, front carré et haut, yeux bruns, nez bien fait, bouche grande, menton rond, gravé de petite vérole et principalement sur le nez, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

Jean Boyer, couvreur natif de Dijon, fils de feu Blaise raccommodeur de Faïence au même lieu et d’Anne Prochot, âgé de 24 ans, 5 pieds, cheveux et sourcils noirs, front étroit, yeux gris-bruns petits et enfoncés, nez écrasé et relevé, bouche grande, menton rond, gravé de petite vérole, a déclaré vouloir servir au 105 régiment ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

Pierre Monteliard, garçon boulanger natif de Loude district du Puy en Velay, département de la Haute-Loire, fils de Pierre et d’Agnès Trouchère, boulanger audit lieu de Loude, actuellement domicilié à Dijon, âgé de 22 ans, 5 pieds, 2 pouces et 9 lignes, cheveux châtains foncés, front court, yeux noirs, nez épaté, bouche moyenne, menton rond saillant marqué de petite vérole, cicatrice sur le front du côté droit près les cheveux, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

François Morisot, tailleur de pierre natif de Vitteaux, district de Semur, département de la Côte d’Or, fils de défunt François tailleur de pierre à Vitteaux et de Louise Neille, demeurant à Dijon, âgé de 26 ans, 5 pieds, 1 pouce et 6 lignes, cheveux châtains, front étroit, yeux gris, nez gros, bouche moyenne, menton petit, petite cicatrice au front près des cheveux, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment d’infanterie et a signé (mars 1792).

Jean Rousseau, tailleur de pierre, natif de Migny sur Ouche y demeurant, fils de Jean-Claude tailleur de pierre au même lieu et de Pierrette Rousseau, âgé de 21 ans, 5 pieds, un pouce et 9 lignes, cheveux châtains, front large, yeux gris, nez large, bouche grande, menton rond, gravé de petite vérole, a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et ne savoir signer (mars 1792).

François Bouchard, cordier, demeurant à Migny sur Ouche natif dudit lieu, fils de Jean aussi cordier eu même lieu et de Jeanne Riveau, âgé de 23 ans, 5 pieds, 4 pouces et 2 lignes, cheveux châtains foncés, front étroit, yeux gris, nez petit, bouche moyenne, menton rond, petite cicatrice sur le sourcil gauche au-dessus, a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie et ne savoir signer (mars 1792).

Joseph Perrot, natif de Nuits demeurant à Chalons depuis un an chez son frère marchand de vins, fils de défunt Valentin couvreur audit Nuits et de Madeleine Danot, déclare avoir servi pendant 16 ans dans le ci-devant régiment du Roi (105e), âgé de 34 ans, 5 pieds et 3 pouces et demi, cheveux et sourcils châtains, front haute et carré, yeux bruns, nez bien fait, bouche moyenne, lèvres saillantes, menton un peu allongé et bien gravé de la petite vérole, a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie et a signé.

Louis Morigny, natif de Dijon, fils de défunt Pierre-Claude épicier en la même ville et de Siuet (ou Biuet), âgé de 47 ans ayant servi dans le régiment ci-devant d’Isle de France (39e) depuis le 19 août 1774 jusqu’au 3 octobre 1791 et représenté son congé en bonne forme, 5 pieds et 3 lignes, cheveux châtains, front élevé, yeux gris, nez gros, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, marqué de petite vérole, a déclaré vouloir servir dans le 105e régiment ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

Etienne Gonier, charron demeurant à Marsannay-la-Côte fils de François charpentier audit Marsannay défunt et de dame Françoise Machureau, âgé de 35 ans, 5 pieds, 1 pouce et 10 lignes, cheveux et sourcils noirs, front bas et étroit, yeux gris, nez carré, bouche moyenne, menton rond, oreilles percées, a déclaré vouloir servir au 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi et a signé (mars 1792).

Claude Couturier, né le 4 mars 1775, paroisse Saint-Jean, fils de Jean-Baptiste décédé marchand corroyeur, et de Pierrette Joly, âgé de 17 ans et deux mois, natif de Dijon, district et département de la Côté d’Or, 5 pieds et 5  lignes, le visage taché de petite vérole, cheveux et sourcils noirs, nez rond, bouche moyenne, front élevé, lequel du consentement de madame sa mère a déclaré vouloir servir pour trois ans dans le 105e régiment ci-devant du Roi (mai 1792).

Jean Lefolle, fondeur natif de Marcelloin, district de Semur, département de la Côte d’Or, fils de Pierre tisserand et d’Anne Boutot, âgé de 22 ans, 5 pieds et un pouce, cheveux bruns, yeux gris, nez long, bouche moyenne, menton rond, a déclaré vouloir servir pour trois ans dans le 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi en garnison à Besançon (mai 1792).

Jean-Baptiste Chaillet, natif de Dijon, âgé de 21 ans, fils de feu Pierre manouvrier et d’Anne Pesselote, 5 pieds, trois pouces et trois lignes, cheveux et sourcils châtains, les yeux gris, le nez gros, la bouche grande, le menton rond, le visage plein, marqué de quelques grains de petite vérole, lequel a déclaré s’engager volontairement pour servir volontairement et pendant l’espace de trois ans dans le 105e régiment d’infanterie ci-devant du Roi en garnison à Besançon et a signé (août 1792).

Jean-Baptiste Million, âgé de 22 ans, natif de Chartres dans le Maine, fils de Louis et de Marie-Anne Debourgeois, 5 pieds, un pouce et 2 lignes, cheveux et sourcils châtains, les yeux gris, le nez pointu, la bouche moyenne, le menton rond, le visage long, marqué de quelques grains de petite vérole, lequel a déclaré s’engager pour servir volontairement pendant l’espace de trois ans dans le 105e régiment en garnison à Besançon et a signé (août 1792).

Jean-Baptiste Ropoil, âgé de 20 ans, natif d’Auxonne département de la Côte d’Or, fils de feu François et de Louise Boisseau, 5 pieds, 3 pouces et 4 lignes, les cheveux et sourcils bruns, yeux gris, le nez bien fait, la bouche moyenne, le menton rond, le visage plein, lequel a déclaré s’engager pour servir volontairement l’espace de trois ans dans le 105e régiment d’infanterie en garnison à Besançon et ne savoir signer (septembre 1792).

Article de Laurent B.

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[1] Journal Militaire de 1792.

[2] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, 30 octobre 1793.

[3] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[4] Belhomme, Histoire de l’infanterie de France.

[5] Louis Susane, Histoire de l’infanterie française.

[6] Ordre de bataille de la collection Nafzinger, tiré de l’ouvrage de Chuquet sur le général Hoche.

[7] Georges Six, Dictionnaire des généraux et des amiraux de la Révolution et de l’Empire, 1792-1814.